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SpaceX a annoncé qu'il était en communication avec tous ses satellites sauf 3 des 60
Un mois après leur lancement, mais la société semble satisfaite

Le , par Stan Adkens

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Un mois après leur lancement, mais la société semble satisfaite

Nous en savons plus sur les 60 premiers satellites de la constellation Starlink, le projet d’Elon Musk pour fournir de l’Internet à haut débit depuis l’espace partout dans le monde. Selon les mises à jour fournies par un porte-parole de SpaceX, l’entreprise a pu communiquer avec les 60 engins spatiaux après leur lancement le 23 mai dernier, mais il a fini par perdre le contact avec trois d’entre eux. Selon le porte-parole, ces trois satellites « ne sont plus en service » et « se désorbiteront passivement ». En d'autres termes, les trois engins spatiaux ont échoué et retomberont sur Terre, probablement d'ici un an en raison de leur orbite relativement basse de 440 kilomètres au-dessus de la surface de la planète, a rapporté Business Insider qui a reçu le communiqué complet par courriel de SpaceX.

Selon le communiqué, les 57 autres satellites ont fonctionné comme prévu. Quarante-cinq des satellites ont augmenté leur altitude avec leurs propulseurs embarqués et ont pu atteindre leur orbite finale prévue de 550 kilomètres. Cinq des satellites sont encore au milieu de leur course vers leur orbite, et cinq autres font l'objet de vérifications supplémentaires avant de continuer à s’élever vers leur destination finale. Enfin, en ce qui concerne les deux derniers satellites, l’entreprise d’Elon Musk a intentionnellement tiré leurs propulseurs embarqués dans le but de les faire s'écraser dans l'atmosphère de la planète, bien qu’ils fonctionnaient correctement. SpaceX voulait simplement tester le processus de désorbitation. Donc ces deux satellites ainsi que les trois autres qui ne sont plus en service se désintègreront une fois qu'ils seront entrés dans l'atmosphère terrestre, conformément à l'engagement de SpaceX envers un environnement spatial propre.


SpaceX a procédé au lancement en orbite terrestre basse de sa première flotte de 60 satellites, dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 mai. Le lot des 60 satellites a été transporté dans l’espace à bord de la fusée Falcon 9 depuis la base aérienne de Cap Canaveral en Floride, aux États-Unis. L'objectif à long terme de Starlink est de mettre en orbite 12 000 satellites afin de couvrir la planète avec l'Internet haut débit. Au cours d’une interview accordée avant le lancement du 23 mai, le PDG de SpaceX avait précisé qu’au moins 12 lancements portant des charges utiles similaires au premier lancement sont nécessaires pour assurer une couverture Internet constante dans la plupart des pays du monde.

Selon Business Insider, pour sa constellation Starlink, SpaceX a reçu l'autorisation de la Commission fédérale des communications (FCC) de lancer un premier lot de 4 409 satellites, suivi d'un second de 7 518. Les engins spatiaux de masse de 227 kilogrammes chacun ont été conçus pour voler sur une orbite relativement basse au-dessus de la planète et pour diffuser la couverture Internet dans toutes les régions du globe, y compris les zones rurales ou éloignées où la pose de fibre optique n'est pas une option. Il s’agit également pour SpaceX de fournir aux clients une option supplémentaire de service Internet.

Le 12 juin dernier, la compagnie a envoyé une lettre optimiste à la FCC pour l'aviser qu'elle communiquait avec succès avec les satellites par le biais de stations sur Terre, a rapporté Business Insider. Mais la défaillance des trois satellites ne semble pas émouvoir le PDG de SpaceX et Tesla. En effet, SpaceX ne s'attendait pas à ce qu'ils fonctionnent tous parfaitement, compte tenu de la nature expérimentale de la mission, a rapporté Business Insider. Lors d’un appel avec les journalistes le 15 mai dernier, Musk a déclaré : « Il y a beaucoup de nouvelles technologies ici, il est donc possible que certains de ces satellites ne fonctionnent pas ».

Pour tester le service et vérifier son temps de latence, SpaceX commencera bientôt à utiliser sa nouvelle constellation Starlink pour diffuser des vidéos en continu et jouer à des jeux vidéo à large bande passante. La société affirme qu'elle apportera également des changements aux futurs vaisseaux spatiaux en fonction du premier lancement. SpaceX a déclaré dans un communiqué : « Bien que nous soyons satisfaits de la performance des satellites jusqu'à présent, SpaceX continuera de pousser les capacités opérationnelles des satellites pour informer les futures itérations ».


Après le premier lancement le mois dernier, des préoccupations ont émergé dans le rang des astronomes après un court moment d’émerveillement. Les astronomes de la lumière et les radioastronomes ont soulevé des inquiétudes sur la façon dont la constellation Starlink pourrait affecter les observations de l'Univers. Lorsque les 60 premiers satellites ont été lancés, l'engin spatial s'est avéré beaucoup plus lumineux dans le ciel que prévu (visible depuis le sol), et les scientifiques ont averti que la lumière réfléchie par ces véhicules pourrait gâcher leurs images du ciel à longue exposition. En outre, les radioastronomes soupçonnaient également que les fréquences sur lesquelles ces satellites fonctionnent puissent croiser les fréquences utilisées par les scientifiques pour étudier des objets éloignés dans l'espace.

Le fait que trois des satellites SpaceX Starlink aient cessé de communiquer avec les stations au sol pourrait susciter d’autres préoccupations au sein de la communauté spatiale. Que deviendront les engins spatiaux désorbités ? Certains experts s'inquiètent déjà qu’ils deviennent des débris spatiaux, alors que SpaceX n’a placé en orbite que 60 satellites pour l’instant, d’après Business Insider. Selon les derniers chiffres de l'Agence spatiale européenne, il y a actuellement 2 000 satellites opérationnels en orbite autour de la Terre, et la constellation Starlink, une fois terminée, augmentera considérablement ce nombre.

Selon l’agence, le risque de collision de satellites dans l'espace pourrait s’accroître après l’envoi en orbite de toute la constellation Starlink et davantage de débris qui pourraient être créés menaceraient d'autres engins spatiaux. Selon une étude de la NASA, 99 % de tous les satellites de ces constellations massives doivent être retirés de l'orbite d'ici cinq ans pour que le risque de collision dans l'espace reste faible. Et si une entreprise ne peut pas communiquer avec un satellite, elle ne peut pas contrôler le véhicule et le sortir de son orbite, augmentant ainsi le risque de collision.

Cependant, SpaceX semble avoir tout prévu. L’entreprise a indiqué avoir mis diverses stratégies en place pour s'assurer que la constellation ne contribue pas à la pollution de l’environnement spatial. Elon Musk a déclaré que le vaisseau spatial Starlink utilise les données de US Air Force sur les positions d'autres satellites dans l'espace, afin de s'écarter du chemin et d'éviter les collisions avec des objets proches, a rapporté Business Insider. Et en avril, la FCC a approuvé la demande de SpaceX de faire voler son premier lot de satellites Starlink plus près de la Terre, afin qu'ils soient entraînés vers le bas et qu'ils quittent leur orbite plus rapidement.

En ce qui concerne les préoccupations liées à la pollution radio et lumineuse, l’entreprise d’Elon Musk dit qu'elle a travaillé avec des groupes d'astronomes de premier plan pour trouver des moyens d'atténuer tout impact potentiel sur les sciences spatiales. Voici ce que la société a déclaré par courriel à ce propos :

« Nous avons également établi des contacts proactifs avec des groupes d'astronomes du monde entier pour discuter du profil de la mission Starlink, évaluer scientifiquement les impacts sur les activités astronomiques et évaluer toute mesure d'atténuation utile pour l'avenir ». De plus, SpaceX a ajouté qu'il « continue de surveiller la visibilité des satellites à l'approche de leur orbite finale » et qu'ils seront mesurés pour leur visibilité depuis le sol une fois sur place.

En attendant, on ne sait pas très bien comment ni pourquoi trois des satellites de SpaceX ont échoué, l'entreprise n’ayant pas fait de commentaires sur la raison de la perte de contact avec ces trois engins et un porte-parole de SpaceX ayant refusé de donner des détails à ce sujet, selon Business Insider. Cependant, compte tenu de la nécessité de plusieurs autres lancements pour atteindre l’objectif, l’entreprise serait probablement en train d'enquêter sur la perte de ses satellites expérimentaux et d'étudier les moindres détails des défaillances afin de les corriger.

Dans le cas contraire, à ce taux d'échec, après les 8 prochaines années de lancement, il y aura environ 600 satellites morts dans l’environnement. Espérons que l’autodestruction fonctionnera à la perfection, le PDG de Tesla nous ayant habitués à des prédictions audacieuses à échéances variables.

Source: Business Insider

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Que pensez-vous du taux de réussite pour le premier lancement de Starlink ?
SpaceX a tout mis en œuvre pour que la constellation des 12 000 satellites ne contribue pas à la pollution de l’environnement. Quel commentaire en faites-vous ?
Chaque satellite Starlink utilise les données de US Air Force sur les positions d'autres satellites dans l'espace afin d’éviter toute collision avec des objets proches. Qu’en pensez-vous ?

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 11:07
SpaceX teste un satellite noir pour réduire la menace de la "mégaconstellation" pour l'astronomie,
Pendant que les astronomes se penchent sur le problème

L'entreprise aérospatiale SpaceX a lancé trois lots de satellites Starlink, pour un total d'environ 180 satellites à ce jour. Le dernier lot a été lancé le lundi 6 janvier et les deux lots précédents avaient été lancés en mai et en novembre de l'année dernière. Ils sont plus évidents dans le ciel nocturne immédiatement après le lancement, avant qu'ils n'augmentent leurs orbites à des altitudes plus élevées où ils sont plus éloignés et semblent plus faibles. Toute la menace des mégaconstellations pour l’astronomie n’a pas encore été définitivement évaluée, mais les astronomes se sont plaints des traînées de lumière sur leurs images depuis le premier lancement de ces satellites. Toutefois, l'entreprise a décidé de trouver une solution au problème en envoyant sur le dernier lancement un satellite assombri expérimentalement.

Le satellite appelé DarkSat, lancé avec un "traitement expérimental d'obscurcissement", vise à réduire la luminosité de la mégaconstellation de satellites, dont les scientifiques craignent qu'elles n'interfèrent avec les observations astronomiques. Par ailleurs, d’autres entreprises s’apprêtent à lancer leur propre constellation de satellites, dont Télésat et LeoSat Enterprises du Canada, Amazon et OneWeb de Jeff Bezos. Par conséquent, d'ici quelques années, des dizaines de milliers de nouveaux satellites pourraient s'envoler au-dessus de nos têtes, et les traînées de lumière causées par leur réflexion pourraient dégrader les images astronomiques.


Le mercredi d’après le lancement de la troisième flotte de satellites, des milliers d'astronomes se sont rassemblés à Honolulu à Hawaï pour une réunion annuelle de l'American Astronomical Society (AAS), a rapporté Alexandra Witze dans le journal scientifique Nature. Lors de la réunion, ces scientifiques ont discuté de l’impact potentiel des satellites sur divers télescopes, et de ce qui pourrait être fait à leur sujet. « L'année 2020 est l'occasion de déterminer ce qui permet de réduire cet impact », a déclaré Jeffrey Hall, directeur de l'observatoire Lowell à Flagstaff (Arizona) et président du comité de la société sur la pollution lumineuse. Les astronomes ont, par ailleurs, exprimé leurs inquiétudes sur la façon dont la pollution lumineuse pourrait entraver leur capacité à faire de la recherche, depuis des mois.

Mais l’entreprise d’Elon Musk dit être déterminée à résoudre ce problème. Patricia Cooper, vice-présidente de SpaceX chargée des affaires gouvernementales relatives aux satellites, a déclaré lors d'une séance de la réunion sur l'astronomie que « SpaceX est absolument déterminé à trouver une solution pour que notre projet Starlink n'entrave pas la valeur des recherches que vous entreprenez tous ». Notons que jusqu'à présent, l'une des mesures prises par SpaceX a été d'essayer d'assombrir l'un des satellites. « Sur ce vol, SpaceX teste également un traitement expérimental d'assombrissement sur un des satellites afin de réduire davantage l'albédo du corps des satellites », a déclaré SpaceX lors d’un communiqué de presse.

Plusieurs facteurs contribuent à la luminosité des satellites, dont la constellation s'agrandit

De nombreux astronomes ont paniqué en mai, peu après le lancement par SpaceX du premier lot de 60 satellites Starlinks et les télescopes ont commencé à photographier leurs traînées de lumineuses. Leur luminosité a été une surprise, a dit Patrick Seitzer, un astronome de l'Université de Ann Arbor au Michigan. « Les nouvelles mégaconstellations qui seront mises en service pourraient être plus lumineuses que 99 % de tout ce qui se trouve en orbite terrestre, et c'est de là que vient l'inquiétude », a-t-il dit.

Lors de la réunion du 8 janvier, les astronomes, qui se sont entretenus avec des représentants de SpaceX, ont dit que plusieurs facteurs contribuent à l’étonnante luminosité des satellites. Selon SpaceX, la position des panneaux solaires pourrait y être pour quelque chose. En effet, la position temporaire des panneaux des satellites avant la montée en orbite pourrait les faire réfléchir davantage la lumière du soleil. La vitesse à laquelle un satellite se déplace à travers le champ de vision d'un télescope est également importante – plus il se déplace lentement, plus la luminosité s'accumule par pixel d'image, a rapporté Witze.

Selon le rapport, les calculs suggèrent que les traînées Starlink interféreront avec l'astronomie de façon plus significative durant les heures entourant le crépuscule et l'aube. C'est un problème particulier pour les observations qui doivent être faites au crépuscule, comme la recherche de certains astéroïdes proches de la Terre. Et pendant les courtes nuits d'été, les traces des satellites pourraient être visibles toute la nuit.


Selon les astronomes du Comité de l'AAS sur la pollution lumineuse, les interférences radio et les débris spatiaux, il y avait environ 200 objets en orbite autour de la Terre qui pouvaient être vus à l'œil nu avant le lancement du projet Starlink. Les satellites Starlink lancés jusqu'à présent ont à peu près doublé ce nombre, et SpaceX prévoit que 1 584 de ces satellites seront en orbite d'ici la fin de 2020. La constellation de satellites fournira l'Internet à large bande à un plus grand nombre de personnes dans le monde entier, a dit la société.

Selon Patrick Seitzer, ce nombre de satellites serait gérable. Mais « ce n'est qu'un début », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. SpaceX prévoit de lancer 10 ou 20 fois plus de satellites Starlink à terme, a-t-il dit. Selon le comité, ces satellites sont particulièrement préoccupants pour les observatoires qui effectuent de grandes études du ciel, comme le futur observatoire Vera C. Rubin (anciennement appelé Large Synoptic Survey Telescope). Il captera beaucoup de ces satellites perturbateurs dans ses images, lorsqu'il commencera à fonctionner en 2022.

L'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, d’après l’un des astronomes

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi pendant la réunion sur astronomie, les astronomes du comité ont partagé ce qu'ils ont appris sur les plans de SpaceX et sur son nouveau satellite assombri grâce à une série de conversations au cours des derniers mois. Selon Jeffrey Hall, l'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, cependant. Le simple fait de peindre le corps des satellites d'une couleur plus foncée ferait que les satellites absorbent plus de chaleur pour la diffuser sous forme de lumière infrarouge.

Selon l’astronome, si la lumière infrarouge n'est pas visible pour les humains, c'est l'une des nombreuses sortes de lumière que les astronomes utilisent pour étudier le ciel. Le simple fait d'assombrir les satellites pourrait réduire la pollution lumineuse dans la lumière visible tout en augmentant la pollution dans l'infrarouge, a expliqué Hall.

Selon le rapport publié dans Nature, l’équipe de Tony Tyson, physicien à l'Université de Californie, à Davis, et scientifique en chef de l'Observatoire Vera C. Rubin, serait en train de travailler à la mise au point d'éventuels correctifs logiciels pour les traînées de satellite prévues, comme des moyens d'effacer électroniquement les traces et autres défauts qu'elles induisent dans les images astronomiques. Mais « il nous reste encore toute la complexité de la suppression de tous ces éléments et de toutes ces erreurs systématiques », a dit Tyson.

Selon Tyson, si les opérateurs de télescope savent précisément où chaque satellite apparaîtra et à quelle heure, ils peuvent faire pivoter le télescope pour pointer vers une autre partie du ciel où il n'y a pas de satellite. C'est possible s'il y a 1 000 satellites, mais pas s'il y en a des dizaines de milliers, car le télescope perd tellement de temps à manœuvrer que « c'est sans espoir », a-t-il ajouté.

L'obscurcissement est donc une première tentative de résoudre le problème. Avec DarkSat, les ingénieurs de SpaceX ont peint sur le satellite des surfaces qui diffusent ou réfléchissent la lumière de façon diffuse, a dit Cooper. Cela pourrait les rendre suffisamment faibles pour être invisibles à quiconque regarde un ciel nocturne typique, mais presque certainement encore visibles pour la plupart des télescopes de recherche astronomique, a rapporté Witze.

Toutefois, jusqu'à ce que le satellite noirci atteigne son altitude finale à la fin de février, les astronomes ne pourront pas effectuer de tests pour voir l'efficacité de ce "traitement expérimental d'obscurcissement " de SpaceX.

Source : Nature

Et vous ?

Pensez-vous que le "traitement expérimental d'obscurcissement " appliqué à l’un des satellites Starlink résoudra le problème de pollution lumineuse ?
Pensez-vous que les correctifs logiciels que l’équipe de Tony Tyson est en train de mettre en place pourront être efficaces contre les menaces des mégacontellations prévues ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 12/11/2019 à 2:34
SpaceX lance 60 autres satellites Starlink tout en établissant deux records de réutilisation de fusées
l'entreprise a connu 50 lancements consécutifs réussis

Le déploiement des satellites pour la constellation Starlink, le projet d’Elon Musk pour fournir de l’Internet à haut débit depuis l’espace partout dans le monde a débuté en mai dernier. Dans la nuit du 23 au 24 mai 2019, SpaceX a procédé au lancement en orbite terrestre basse de sa première flotte de 60 satellites. Comme l’avait annoncé Elon Musk, les 60 satellites ont été transportés dans l’espace à bord de la fusée Falcon 9 depuis la base aérienne de Cap Canaveral en Floride, aux États-Unis. Lundi dernier, SpaceX a lancé 60 autres satellites toujours depuis la base aérienne de Cap Canaveral. Dorénavant, SpaceX a connu 50 lancements consécutifs réussis. Cette mission de l'entreprise a établi deux nouveaux records pour la réutilisation de ses fusées.

Les 60 satellites représentent la deuxième flotte d’une constellation d’environ douze mille satellites pour le projet Starlink, un projet par lequel Elon Musk entend fournir de l’Internet à haut débit depuis l’espace à toutes les régions du monde. En mai dernier, Musk et SpaceX expliquaient qu'il faudra attendre encore au moins six lancements supplémentaires (environ 400 satellites) pour espérer offrir un service Internet minimum.


« Nous avons déployé 60 satellites Starlink de plus. Cela nous rapproche un peu plus de la possibilité d'offrir le service Internet Starlink aux clients du monde entier, y compris aux personnes vivant dans des régions rurales et difficiles d'accès qui ont du mal à accéder à Internet haute vitesse », a déclaré Lauren Lyons, ingénieur chez SpaceX. Ce deuxième lancement représente également la quatrième mission du propulseur de fusée SpaceX Falcon 9, qui a atterri et a été réutilisé après trois lancements précédents, ce qui en fait la première fois que la société a posé un propulseur à quatre reprises. Le propulseur, la grande partie inférieure de la fusée, a déjà lancé des satellites, puis a atterri avec succès pour des missions en juillet 2018, octobre 2018 et février 2019.

De plus, SpaceX a utilisé le nez de la fusée qu'il a repêché dans l'océan Atlantique après une mission en avril - la première fois qu'une entreprise a remis à neuf et utilisé cette partie d'une fusée. Le patron de Tesla compte sur les revenus qu’il tirera de ce projet pour financer sa vision de Mars. Ces revenus lui permettront de mettre plus de moyens à disposition de SpaceX pour terminer son nouveau modèle de fusée qui est en train d’être développée et baptisée Starship, un nouvel engin spatial permettant de transporter des clients payants vers la Lune et d'essayer éventuellement de coloniser Mars.

Autrement dit, Starship est le nouveau système de lancement entièrement réutilisable que SpaceX met actuellement au point. Starship doit transporter jusqu’à 100 personnes à la fois depuis la terre vers la Lune ou la planète Mars. « Nous voyons cela comme un moyen pour SpaceX de générer des revenus pouvant être utilisés pour développer de plus en plus de roquettes et de vaisseaux spatiaux. Nous pensons pouvoir utiliser les revenus de Starlink pour financer Starship », avait expliqué Elon Musk en mai dernier. Le PDG du constructeur automobile Tesla Inc. semble avoir visé juste, car d’après ce que rapporte Reuters, si le projet Starlink marche comme prévu, ce service Internet mondial représenterait une énorme source de revenus et de financement pour Musk et les siens.


L'entreprise a recueilli plus de 1,3 milliard de dollars cette année pour construire Starship. La société construit plusieurs fusées Starship à la fois, car Elon Musk a fixé un calendrier ambitieux pour commencer à lancer Starship régulièrement et prouver qu'il peut être facilement réutilisé, comme un avion. En octobre dernier, Gywnne Shotwell, le président de SpaceX, a déclaré à une foule d'investisseurs à New York que SpaceX avait l'intention de « lancer 60 satellites toutes les deux semaines pour remplir la constellation » pour Starlink. « Nous avons besoin de 360 à 400 satellites pour avoir une connectivité constante. Une fois que nous aurons atteint 1 200 satellites, nous aurons une couverture du monde entier », a déclaré Shotwell.

Shotwell a déclaré qu'en 2012, le conseil d'administration de la société s'était rendu compte que les marges bénéficiaires des satellites commerciaux qu'elle lançait pour ses clients étaient « beaucoup plus élevées » que celles de l'activité de lancement de SpaceX. Musk estime que Starlink pourrait générer plus de 30 milliards de dollars par an - au moins 10 fois ce que SpaceX pourrait tirer au mieux de ses activités de lancement. Contrairement aux satellites traditionnels, les Starlinks auront une durée de vie limitée d'environ cinq ans, a expliqué Shotwell. SpaceX va maintenir la technologie du réseau Starlink en remplaçant rapidement les satellites qui sont conçus pour brûler intentionnellement dans l'atmosphère terrestre.

"Les satellites seront limités dans leur durée de vie parce que plus vous voulez que les satellites vivent en orbite, plus vous aurez d'argent à y investir ", a dit M. Shotwell. « Nous lancerons continuellement ces satellites pour mettre à jour la technologie, pour régler tout problème avec les satellites, pour en installant d'autres qui fonctionnent mieux à lieu et place ».

Cependant, n’oublions pas la concurrence. Même si chaque lot de 60 satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk apportera un térabit de capacité haut débit utilisable, soit une capacité utilisable du réseau Starlink au-dessus de tout satellite de télécommunication géostationnaire actuellement en orbite et devancera de manière significative toute autre constellation en orbite terrestre basse connue comme OneWeb et en cours de développement à l’exemple de celui de Télésat, Reuters assure quand même que SpaceX ferait face à une vive concurrence dans le secteur.

Dans le lot des concurrents potentiels de SpaceX, on pourrait citer Télésat et LeoSat Enterprises du Canada qui envisagent également de déployer une constellation d’environ 300 satellites d’une capacité utilisable d’environ huit térabits d’ici les prochaines années et OneWeb, soutenu par Airbus SE, qui a lancé son propre réseau de satellites en février de cette année. Dans le cas de SpaceX, Elon Musk a déclaré que l’entreprise compte constituer la constellation Starlink avec un peu plus de onze mille satellites (12 000 d’après Reuters).

Source : CNBC

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/03/2021 à 18:38
La France Insoumise s'oppose au lancement en France de Starlink, l'internet d'Elon Musk, et demande un moratoire d'un an
durant lequel une consultation nationale sera menée auprès des Français sur le sujet

L'Arcep, autorité de régulation des télécoms, a accordé une licence d'utilisation de fréquences à SpaceX pour l'exploitation de son réseau internet satellitaire Starlink en France dans le cadre de ce projet permettant de proposer une connectivité haut débit grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink. D’où le nom du service, dont l’objectif affiché est, rappelons-le, de réduire les zones blanches dans le monde (Starlink n'a donc pas pour vocation à servir les villes, mais les zones du territoire les moins denses) :

« L’Arcep publie la décision n° 2021-0116 attribuant une autorisation d’utilisation de fréquences radioélectriques à la société Starlink internet Services Limited pour un réseau ouvert au public lui permettant de fournir un accès à internet fixe par satellite.

« Starlink est un projet d'accès à internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial Space X. Cette connectivité sera fournie grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink.

« Dans le cadre du projet "Starlink", l’Arcep a pour rôle d’étudier, et d’autoriser le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des Télécommunications (UIT) au niveau spatial, sur le territoire national.

« L’Arcep est affectataire des fréquences sollicitées par Starlink et en fixe les conditions techniques d’utilisation. Ces conditions techniques visent à permettre la cohabitation entre plusieurs services et utilisateurs différents dans la bande afin de réduire au maximum les risques de brouillage. L’autorisation délivrée par l’Arcep ne dispense pas de la délivrance d’autres autorisations requises pour l’implantation de stations radioélectriques (déclarations auprès de l’Agence nationale des fréquences, autorisations d’urbanisme) ».

Les autorisations d’utilisation de fréquences, accordées précédemment et ce jour par l’Arcep à la société Starlink, sont de deux types :
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux stations passerelles (Gateway), essentielles au fonctionnement du réseau (ces fréquences sont utilisées pour permettre au satellite de se connecter au réseau terrestre). Trois stations ont ainsi été autorisées par l’Arcep.
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux terminaux utilisateurs (type paraboles), nécessaire pour fournir un service d’accès à internet par satellite aux utilisateurs finaux (ces fréquences sont utilisées pour la transmission du signal du satellite vers le terminal de l’utilisateur).

Comme le rappelle l'Arcep, son rôle est ici « d'étudier et d'autoriser, le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des télécommunications (UIT) au niveau spatial » pour le territoire national. En effet, il est de son ressort d'affecter officiellement les fréquences utilisées à Starlink, en fixant les conditions dans lesquelles ces dernières doivent être exploitées.

Le 14 décembre 2020, explique l'Arcep « la société Starlink internet Services Limited [a sollicité] une autorisation d’utilisation de fréquences des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services fixes d’accès à internet haut débit sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire ». « La société Starlink internet Services Limited est autorisée à utiliser, sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire, les fréquences radioélectriques des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services d’accès à internet haut débit ».

L'Arcep précise que « l’application des conditions techniques de cette décision permet de prévenir des brouillages qui pourraient être causés par les terminaux utilisateurs, particulièrement parce qu’ils ne font l’objet d’aucune déclaration individuelle et donc d’aucune coordination. Cependant, elle ne garantit pas que ces stations terriennes fixes puissent être protégées ». En d’autres termes, l'Arcep ne garantit pas que les équipements clients français de Starlink ne seront pas victimes d‘interférences dans certaines parties du territoire.

En outre, Starlink devra s'acquitter d'une redevance dont le montant n'est pas précisé à date par l'Arcep.


Des députés réclament un moratoire contre Starlink et son offre internet par satellite

Des députés du groupe La France Insoumise ont déposé un amendement au projet de loi contre le dérèglement climatique pour contrer le déploiement du réseau d'internet satellitaire. Le texte en question est porté par les 17 membres du groupe parlementaire de gauche, dont son leader Jean-Luc Mélenchon. Il vise à mettre en place un moratoire et à mener en parallèle une consultation nationale auprès des Français sur le sujet.

En clair, si l'amendement venait à être adopté, une consultation nationale serait organisée partout en France durant l'année que durerait le moratoire dans l'optique de prendre le pouls de la population française quant à l'offre internet par satellite qu'ambitionne de proposer Starlink, et ses conséquences technologiques. En cas de refus, Starlink devrait alors en principe faire une croix sur le marché français.

Le texte demande l'obtention « d'un moratoire sur le déploiement de Starlink sur le territoire français est décrété. Ce projet ne pourra être relancé qu'à la condition d'un avis favorable de la population française, résultant d'une consultation nationale menée à travers tout le territoire français pendant au moins un an ».

Les élus de La France insoumise pointent plusieurs inconvénients au projet, comme la pollution lumineuse engendrée par les nouveaux satellites, qui évoluent très bas. Cela participe à une « remise en cause du droit à l'obscurité », font valoir les élus.

Un autre argument est celui du risque accru de collision. À force de charger l’orbite basse, la probabilité d’une collision entre deux satellites augmente. D’ailleurs, Starlink a failli être impliqué dans un choc avec un satellite européen, à cause d’un bogue. Et c’est le satellite européen qui a dû manœuvrer.

«  L’utilisation privée et lucrative de l’espace, res nullus dans la tradition républicaine, tout comme les grands choix technologiques ne doivent pas faire l’économie d’un débat large, éclairé et partagé. C’est ce que propose cet amendement avec un moratoire afin de permettre un débat serein et d’éviter l’argument souvent utilisé du fait accompli », commentent les députés.

Mais l'amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Lancé en 2018, le projet Starlink vise à connecter toutes les régions du globe en internet à haut débit à la faveur d'une constellation de petits satellites situés en orbite basse de 550 à 1000 kilomètres d'altitude. Près d'un millier de satellites ont déjà été mis en orbite. Le réseau devrait en compter 42 000 d'ici six ans afin de mailler le ciel et remédier aux besoins de connectivité des régions qui n'ont pas accès au haut débit.

Source : Assemblée nationale

Et vous ?

Que pensez-vous des arguments proposés par cet amendement ?
Que pensez-vous de la décision de l'Assemblée nationale qui l'a déclaré irrecevable ?
Que pensez-vous de Starlink ? Aimeriez-vous l'essayer ?
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Avatar de Stéphane le calme
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Le 28/10/2019 à 8:42
SpaceX veut apporter aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas chère.
Baptisé Starlink, ce projet pourrait modifier à jamais le paysage de l'industrie des télécommunications.

SpaceX a pour mission de transmettre aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas onéreuse. La semaine dernière, la société a dévoilé quelques sites terrestres déjà connectés au réseau, notamment la maison du directeur général Elon Musk et les cockpits de quelques avions à réaction de la Force aérienne américaine. Ils font partie des premiers essais du test de la connexion fournie par les 60 satellites à large bande et des deux dispositifs de démonstration que SpaceX a déjà mis en orbite.

À terme, la société souhaite exploiter des milliers de satellites qui feront le tour de la planète à une altitude d'environ 300 à 700 miles (482 à 1126 kilomètres). Le projet s’appelle Starlink et, s’il aboutit, pourrait modifier à tout jamais le paysage de l’industrie des télécommunications.

Cela pourrait aussi rapporter des dizaines de milliards de dollars à SpaceX chaque année si Starlink pouvait concurrencer les fournisseurs Internet existants et aider à mettre davantage de personnes en ligne. Selon des études, environ la moitié de la population mondiale n'a pas accès à Internet.

Un groupe de 60 satellites a été lancé sur l'une des fusées Falcon 9 de SpaceX en mai. Dans un document déposé le 30 août, SpaceX a demandé à la Federal Communications Commission de « modifier l’espacement orbital de ses satellites ». Avec ce changement, chaque lancement de SpaceX déploierait des satellites dans « trois plans orbitaux différents » au lieu d'un, « accélérant le processus de déploiement de satellites couvrant une zone de service plus large ».

« Cet ajustement accélérera la couverture dans les États du sud et les territoires des États-Unis, potentiellement dans les régions du sud des États-Unis d'ici la fin de la prochaine saison des ouragans et atteindra d'autres territoires des États-Unis avant la prochaine saison des ouragans », a déclaré SpaceX à la FCC. Les saisons des ouragans de l'Atlantique et du Pacifique commencent chacune au printemps et se terminent le 30 novembre de chaque année.

SpaceX prévoit pas moins de 24 lancements Starlink dédiés - chacun avec environ 60 satellites - l’année prochaine. Les dépôts publics montrent que SpaceX veut lancer son service dans le sud des États-Unis l’année prochaine. En attendant, le réseau est en mode test. Musk a annoncé mardi sur Twitter qu'il « envoyait ce tweet par l'espace via le satellite Starlink ».


SpaceX prévoit de commencer à offrir des services haut débit Starlink en 2020

SpaceX est confiant de pouvoir commencer à offrir un service haut débit aux États-Unis via sa constellation Starlink à la mi-2020, a déclaré la présidente et chef de l'exploitation de la société, Gwynne Shotwell, le 22 octobre.

Pour y parvenir, la société devra lancer de six à huit lots de satellites, a déclaré Shotwell aux journalistes lors d'une table ronde des médias. Selon Shotwell, SpaceX doit également achever la conception et l’ingénierie des terminaux utilisateurs, ce qui n’est pas un problème mineur.

La société a fait un peu grincer les dents il y a deux semaines lorsqu'elle a demandé à l'Union internationale des télécommunications d'approuver le spectre de 30 000 satellites Starlink supplémentaires afin de construire la plus grande constellation de haut débit sur orbite terrestre basse du monde. Cela s’ajoute aux 12 000 déjà approuvés par la US Federal Communications Commission.

Shotwell a déclaré que SpaceX n’est pas certain qu’il faudra autant de satellites. Il en faut beaucoup moins pour assurer une couverture mondiale, mais la société souhaite que davantage de vaisseaux spatiaux soient en mesure d’offrir aux clients des options de service personnalisées. « Nous continuerons à améliorer le réseau jusqu’à la mi-fin de l’année prochaine », a déclaré Shotwell. « Nous espérons 24 lancements d'ici la fin de l'année prochaine ».


La présidente et chef de l'exploitation de SpaceX, Gwynne Shotwell

Quand est prévu le prochain lancement ?

Le programme de la Force aérienne, connu sous le nom de Global Lightning, a commencé ses essais avec SpaceX au début de 2018 et utilisait les deux premiers satellites d’essai de Starlink pour desservir des terminaux fixés à un avion de transport militaire C-12 en vol, démontrant une vitesse Internet de 610 mégaoctets par seconde, a déclaré le vice-président de SpaceX, Tim Hughes, a déclaré. Une connexion suffisamment rapide pour télécharger un film en moins d’une minute.

SpaceX a lancé en mai le premier lot de 60 satellites opérationnels en orbite terrestre basse et prévoit d’en lancer 60 autres en novembre depuis une station de l’armée de l’air en Floride.

Shotwell a déclaré que le programme, qui fait partie d'un contrat de 28 millions de dollars accordé par le Pentagone à SpaceX à la fin de 2018, est en cours et prévoit de tester Starlink avec « un certain nombre » de types d'avions militaires supplémentaires. Ce contrat comprend également des tests de communication entre satellites en orbite.

L’armée américaine dépend de plus en plus des satellites pour déterminer ce qu’elle fait au sol, guidant les munitions à l’aide de lasers et de satellites dans l’espace et protégeant ces actifs de la technologie de brouillage de satellites venant de Russie et de Chine. Le général John Raymond, chef du nouveau commandement spatial américain, a déclaré aux journalistes en septembre qu’il s’était rendu à l’usine Starlink de SpaceX à Redmond (Washington), sans toutefois entrer dans les détails du projet du Pentagone.


Le prix reste à déterminer

Alors que SpaceX a annoncé son intention de fournir des vitesses en gigaoctets et une latence de 25 ms, une grande question reste sans réponse : combien cela va-t-il coûter ? SpaceX semble être encore en phase de réflexion sur le sujet.

« Shotwell a déclaré que des millions de personnes aux États-Unis paient 80 dollars par mois pour bénéficier d'un "service de merde" », a rapporté SpaceNews. « Elle n'a pas précisé si Starlink coûterait plus ou moins de 80 dollars par mois, mais elle a suggéré que c'est un segment du public ciblé par la société, ainsi que des zones rurales actuellement dépourvues de connectivité ».

L'article de SpaceNews contient d'autres informations intéressantes. SpaceX souhaite proposer Starlink aux utilisateurs d'Internet à domicile et au gouvernement américain. Vendre directement aux consommateurs réguliers constituera un nouveau défi pour la société, ce qui nécessitera un support technique et un personnel d’ingénierie produit. Shotwell a reconnu que « c'est une affaire très différente pour SpaceX ».

SpaceX est toujours en train de travailler sur la technologie pour les terminaux utilisateur, qui seront installés dans les foyers qui se connectent à Starlink.« Connaissant Elon, il veut que tout soit beau. Ainsi, le terminal utilisateur sera beau », a déclaré Shotwell.

Starlink est en concurrence avec OneWeb, soutenu par Softbank, qui vise à fournir à des millions de personnes vivant dans des zones rurales et isolées un accès à Internet haut débit rayonné depuis l'espace. Il a déjà lancé un lot de six satellites. Raymond a déclaré avoir également visité la nouvelle ligne de production de satellites OneWeb à Cape Canaveral, en Floride.

Sources : Elon Musk, Space News

Et vous ?

Que pensez-vous de ce projet ?

Voir aussi :

Tesla et Elon Musk ont enfreint la loi dans un différend syndical-patronal, estime un juge de la Californie, mais l'entreprise peut encore faire appel
« On peut voir l'humanité comme une sorte de chargeur d'amorçage biologique pour l'intelligence artificielle », d'après Elon Musk
Voitures autonomes : « Tous ceux qui comptent sur le lidar sont condamnés », selon Elon Musk, PDG et co-fondateur de Tesla
Microsoft investit 1 Md$ dans OpenAI, la société fondée par Elon Musk, qui tente de développer une IA semblable à l'intelligence humaine
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Avatar de Bill Fassinou
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Le 09/10/2020 à 19:17
Une tribu amérindienne obtient un accès anticipé à Starlink de SpaceX et dit que c'est rapide
« nous avons été catapultés au XXIe siècle », a déclaré la tribu Hoh

Elon Musk va-t-il réussir le pari d’offrir l’une des connexions Internet les plus rapides au monde depuis l’espace ? Il est trop tôt pour le dire, mais l’entreprise travaille dans ce sens. Musk a reçu cette semaine un témoignage qui devrait motiver lui et ses troupes à consacrer plus d’efforts au projet Starlink. En effet, récemment connectée à la version bêta de Starlink, la tribu Hoh a déclaré sur Twitter que le réseau offrait une connexion Internet “extrêmement” rapide et que “cela leur a permis d’être propulsés vers le XXIe siècle”.

La tribu Hoh est une tribu amérindienne vivant dans l’État de Washington sur la côte pacifique, à environ 37 kilomètres au sud de la ville de Forks. Elle a déclaré mercredi sur Twitter étant encore au siècle précédent, mais qu’elle en a été catapultée après s'être connectée à l’Internet haut débit de SpaceX. « Quelle différence l'Internet à haut débit peut faire ! Nos enfants peuvent maintenant participer à l'apprentissage à distance et les habitants peuvent accéder aux soins de santé », a déclaré la tribu Hoh en parlant de son expérience avec la connexion de SpaceX.

« Nous avons eu l'impression de remonter la rivière à la cuillère pour ce qui est de ce sujet. Mais SpaceX a fait en sorte que cela se produise du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. En réponse à leur tweet, Musk a répondu « Vous êtes les bienvenus ! ». Dans un tweet de suivi, la tribu Hoh a déclaré qu’elle ne recevait jusque là que des débits Internet étonnamment lents de 0,3 à 0,7 Mb/s. Toujours à ce sujet, le département du Commerce de l’État de Washington a également publié une vidéo montrant comment Starlink a augmenté les vitesses Internet de la tribu.

« Ces huit dernières années, j'ai eu l'impression que nous avons remonté la rivière à la cuillère, et que nous n'arrivons presque nulle part avec l'accès à Internet dans la réserve », a déclaré Melvinjohn Ashue, vice-président de la tribu Hoh, dans la vidéo. Conscient de tous ces problèmes, le ministère a présenté l'équipe Starlink de SpaceX à la tribu, ce qui a incité la société à fournir rapidement un accès au réseau satellite. « Il semble que SpaceX soit sorti de nulle part et nous ait catapultés dans le 21e siècle », a ajouté Ashue à propos de l'augmentation de la vitesse.


Cela dit, la vidéo a fait quelques réserves. Dedans, la tribu n'a pas mentionné à quelle hauteur Starlink a augmenté leurs vitesses de connexion. Cependant, SpaceX affirme que le réseau satellitaire est actuellement capable de fournir des vitesses de téléchargement de 100 Mb/s avec une latence inférieure à 30 millisecondes, une latence qui est comparable à celle d’une connexion Internet terrestre.

SpaceX prévoit une bêta publique sur une zone plus large

Starlink est l'ambitieux projet de la société SpaceX qui vise à construire un réseau interconnecté d'environ 12 000 petits satellites, pour offrir une connexion Internet à haut débit depuis l'espace vers n'importe quel endroit du monde. En octobre, la société a demandé l'autorisation de l'Union internationale des télécommunications pour exploiter environ 30 000 satellites de plus, ce qui lui permettra d’avoir une constellation de 42 000 petits satellites Starlink. Le réseau mondial, qui va apporter l’Internet aux zones les plus défavorisées, devrait être opérationnel d'ici 2025.

Pour l'instant, Starlink reste inaccessible au public, et seulement quelques privilégiés jouissent d’un accès anticipé. Toutefois, lundi dernier, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que la société prévoit de lancer bientôt des essais bêta pour les résidents basés dans le nord des États-Unis et peut-être aussi dans le sud du Canada. Pour l’instant, Starlink exploite un peu plus de 700 satellites, placés en orbite basse autour de la planète, en particulier sous les hautes latitudes. Ce nombre n’est plus très loin de celui qui devrait permettre une couverture minimale, soit 800.

En outre, pour atteindre son but, SpaceX fabrique les satellites Starlink 20 fois plus vite que les satellites NEXT d'Iridium. « Pour mettre les choses en perspective, Iridium, qui détenait auparavant le record de la plus grande constellation de satellites commerciaux au monde, fabriquait des satellites au rythme d'environ six satellites par mois au plus fort de la production », a déclaré Chris Quilty, fondateur de Quilty Analytics. CNBC rapporte que les satellites NEXT d'Iridium ont une masse près de trois fois supérieure à celle d'un satellite Starlink, environ 670 kg contre 260 kg pour les satellites Starlink, selon les estimations.

Mais, même en tenant compte du fait que chaque satellite Starlink est plus petit qu'un satellite Iridium, SpaceX construit son vaisseau spatial 20 fois plus vite. Quilty a notamment souligné que les satellites Iridium ont été construits par le conglomérat aérospatial européen Thales Alenia Space. En comparaison avec le concurrent OneWeb, un projet de constellation d'environ 600 satellites de télécommunications circulant également sur une orbite basse pour fournir aux particuliers un accès à Internet à haut débit, il construisait des satellites à un rythme d'environ 30 par mois avant de faire faillite.

Quilty a également souligné le fait que la chaîne de production de OneWeb a été conçue et construite en collaboration avec Airbus, un autre géant européen de l'aérospatiale. Quilty conclut que cela fait de Starlink la seule des trois à posséder des satellites construits uniquement par une entreprise américaine, ainsi que la plus productive. Enfin, l'entreprise est aussi en train de chercher une solution pour résoudre le problème de la pollution lumineuse des satellites en orbite basse. Plusieurs astronomes ont émis leur inquiétude quant à cela.

Source : Message de la tribu Hoh

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

SpaceX a lancé suffisamment de satellites Starlink pour une prochaine bêta publique « assez large », après que les derniers satellites auront atteint leur position cible

SpaceX accélère sa production et fabrique 120 satellites Internet Starlink par mois, un rythme sans précédent dans l'industrie spatiale

SpaceX demande à la FCC d'autoriser 5 fois plus de terminaux Internet pour les satellites Starlink, près 700 000 personnes seraient déjà intéressées par le service Internet par satellite Starlink

SpaceX Starlink a maintenant son propre système autonome avec un numéro ASN (Autonomous System Number) et est présent au Seattle Internet Exchange

SpaceX teste un satellite noir pour réduire la menace de la "mégaconstellation" pour l'astronomie, pendant que les astronomes se penchent sur le problème
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Avatar de pmithrandir
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 10:59
Pour ma part, je suis plutôt opposé au principe de starlink.
Je trouve l'idée géniale, très inventive, etc... mais le bénéfice ne vaut pas le cout(avoir des satellites en masse dans le ciel).

Les buts du projets sont louables, avoir internet partout, même peut etre bientot dan les bateaux, dans les avions, etc... a des tarifs abordables.

Mais je pense que la nature mérite un certain respect, surtout quand ces décisions sont irréversibles.

Et oui, je pense que c'es les petits pas qui font les grands refus. Si un pays comme la France refuse, pour des raisons valables, le projet, il est proable qu'a un moment la question se pose en Europe.

Vous imaginez vraiment le projet starlink déployés sans :
la Russie
la Chine,
l’Europe
...

A un moment, on réduit tellement la cible des clients potentiels que le projet n'est plus rentable.

Après, je me fais assez peu d'illusion. Le progrés va nous amener a toute vitesse dans cette direction et on commencera a se poser la question a 35 000 satellites déployés... et le mal sera fait.
Ensuite d'autres puissances feront des réseaux concurrents, et cette idée aura mis en l'air 200 000 satellites avant 10 ans. Donc la moitié seront inutilisés car leur maison mère fera faillite.
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Avatar de Olivier Famien
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Le 26/03/2021 à 22:54
La France insoumise revient à la charge avec un autre amendement qui vise à bloquer le déploiement de Starlink en France,
l’amendement serait le même que celui qui a été rejeté

Au début du mois de mars, les députés du groupe parlementaire La France insoumise (LFI) ont soumis un amendement dans le cadre du projet de loi portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets. L’objectif de cette démarche était de faire barrage aux autorisations accordées à l’entreprise Starlink et qui lui permettent de fournir des services d’accès à internet haut débit par satellite aux résidents français. Dans sa requête, le groupe parlementaire La France insoumise a demandé la mise en place d’un moratoire d’au moins un an pour mener une consultation nationale auprès des Français afin de demander leur avis sur le sujet. En cas de rejet de Starlink par les Français, le fournisseur d’accès internet devrait en principe faire une croix sur le marché français. Après sa présentation, l’amendement porté par LFI a été déclaré irrecevable en application de l’article 98 du règlement de l’Assemblée nationale, ce qui n’a même pas permis un examen en commission. Aucunement découragés par ce premier échec et voyant approcher la date du 29 mars, date à partir de laquelle l’examen du projet de loi visant à réduire les émissions nationales de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030 doit débuter en séance publique, les députés de La France insoumise viennent à nouveau de déposer un amendement pour faire passer leur projet d’interdire le déploiement de l’offre de Starlink sur le territoire français.

Le fait le plus marquant est que ce second amendement se trouve être le même que celui qui avait été déposé au début du mois et qui a fait l’objet d’un rejet auprès de l’Assemblée nationale. Il ne serait donc pas étonnant qu’il soit à nouveau rejeté par l’institution.

Comme arguments mis en avant pour justifier sa démarche contre Starlink, le groupe parlementaire LFI pointe du doigt les problèmes suivants :

  • le fait que la constellation de satellites évolue en orbite terrestre basse (jusqu’à environ 2000 kilomètres d’altitude) engendre une pollution lumineuse. Cela participe à une « remise en cause du droit à l’obscurité », soutiennent les élus ;
  • Avec son programme Starlink, SpaceX compte lancer 42 000 satellites en orbite terrestre basse. À force de charger l’orbite basse, la probabilité d’une collision entre deux satellites augmente, relève LFI. Pour corroborer les arguments de LFI, Starlink a failli être impliqué dans un choc avec un satellite européen, à cause d’un bogue. Pour éviter la collision, le satellite européen a dû manœuvrer ;
  • enfin, un dernier point décrié également par le monde de l’astronomie, c’est la gêne lumineuse engendrée par les satellites lors des observations spatiales. Au-delà des députés de LFI, plusieurs astronomes ont déjà dénoncé ces traînées de lumière des satellites de Starlink qui empêchent l’observation du cosmos.


À ces maux, d’autres personnes ajoutent également les déchets spatiaux causés par les satellites qui pourraient mal fonctionner et ne plus pouvoir être désorbités et ramenés sur terre. Déjà en 2020, sur 775 satellites de Starlink qui ont été lancés, environ 3 % d’entre eux pourraient avoir échoué, selon les données recueillies par Jonathan McDowell, un astronome du Centre d’astrophysique de Harvard-Smithsonian. Dans pareil cas, ces satellites incontrôlés pourraient représenter un danger pour les autres satellites, et même pour les astronautes qui gravitent autour de la Terre.

Si certains problèmes rapportés par LFI méritent une attention particulière, plusieurs Français soulignent qu’ils sont sans mettre dans la balance les avantages qu’apportent ces satellites. En effet, avec le programme de Starlink, les personnes retranchées dans certaines régions et qui n’ont pas accès à la fibre optique et donc ne bénéficient pas d’internet à très haut débit pourraient ne plus attendre le déploiement de la fibre optique, mais simplement souscrire à cette offre afin de bénéficier d’internet à très haut débit. Cela permettra d’accélérer le taux de couverture d’internet à très haut débit en France.

À côté de cet avantage, d’autres utilisateurs font remarquer, par rapport au projet de LFI d’interdire l’internet par satellites d’Elon Musk, que l’espace extra-atmosphérique n’est pas réservé à un pays. Chercher donc à faire adopter une loi pour obliger les satellites de Starlink à contourner la France pour éviter les désagréments relevés par les députés de la LFI serait donc une entreprise inutile. Et même si par un coup de magie le groupe de députés obtenait une interdiction de survol, des internautes se demandent comment obliger les satellites à ne pas survoler la France. Comme solution à cette problématique, un internaute propose ironiquement d’étendre la frontière française jusqu’à 2000 km d’altitude et fermer celle-ci. Ainsi les satellites non autorisés qui survolent la France seraient dans l’obligation légale de la contourner. Et si les satellites réussissaient à traverser cette frontière extra-atmosphérique, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur de France, les reconduira à la frontière, soutient un autre internaute. Enfin, plus sérieusement, concernant les déchets spatiaux que pourraient laisser les satellites devenus incontrôlables, des intervenants rassurent qu’étant donné qu’ils sont positionnés en orbite basse, le nettoyage se fera tout seul en cinq ans.

Source : Assemblée nationale française

Et vous ?

Selon vous, les arguments présentés par LFI sont-ils pertinents ?

Ou pensez-vous que LFI aborde un sujet qui n’est pas un problème en réalité ?

Voir aussi

Les offres internet par satellite d’Amazon, SpaceX, OneWeb et d’autres entreprises pourraient faire économiser des milliards de dollars aux consommateurs dans le monde
Des centaines de satellites en orbite pour une connectivité internet plus rapide, l’ambitieux projet du cofondateur de Paypal Elon Musk
Elon Musk déclare que Starlink, son projet de fournir d’Internet par satellites, financera sa vision de voyage sur Mars
Les 60 premiers satellites de Starlink, le projet d’Elon Musk pour fournir Internet depuis l’espace, sont lancés en orbite après deux tentatives
Airbus va construire 900 satellites pour connecter le monde à Internet dans le cadre d’un projet ambitieux de OneWeb
Amazon envisage de lancer plus de 3000 satellites pour offrir l’internet à haut débit dans les régions non desservies et sous-desservies du monde
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/05/2021 à 19:01
Que se passe-t-il si vous essayez de pirater des films sur le service Starlink d'Elon Musk ?
Vous recevrez un avertissement et votre abonnement pourrait être résilié

Starlink est le programme de SpaceX projetant de fournir une connexion Internet à haut débit depuis l’espace aux habitants dans les endroits les plus reculés de la Terre. En octobre, SpaceX a lancé une bêta publique aux États-Unis et plusieurs utilisateurs testent le service en ce moment. Starlink mettra en garde les utilisateurs contre le téléchargement de torrents ou de contenus protégés par le droit d'auteur, et un abonné de Starlink aux États-Unis, connu sous le nom d'utilisateur "substrate-97" sur un réseau social, l’a récemment appris. En effet, il a indiqué qu'il téléchargeait du contenu piraté sans VPN pour voir ce qui se passerait, et il a reçu un avertissement de la société dont il a publié une capture d'écran.

Si vous essayez de pirater ouvertement des films sur le service Internet par satellite Starlink de SpaceX, préparez-vous à recevoir un avertissement de la société vous demandant d'arrêter. L’abonné de Starlink, qui a tenté l’expérience, était curieux de savoir si SpaceX appliquait sa politique contre le téléchargement de contenu protégé par le droit d'auteur. Il s'avère que c'est le cas. Voici, ci-dessous, l'avertissement contre le piratage que l’abonné substrate-97 a reçu de SpaceX.


Dans un avis à l’abonnée, Stralink écrit : « Nous devons insister pour que vous et/ou les autres personnes utilisant votre service Starlink s'abstiennent de télécharger illégalement du contenu protégé par des droits d'auteur. Le téléchargement de matériel protégé par le droit d'auteur sans licence peut entraîner la suspension ou la résiliation de votre service, et vous exposer à des poursuites judiciaires de la part du propriétaire du contenu ».

Substrate-97, qui est basé aux États-Unis, a déclaré dans son post qu'il faisait délibérément du torrent sur Starlink pour voir ce qui se passerait. Un téléchargement de fichier pour une "émission de CBS" a fini par déclencher l'avertissement. « Je le fais depuis que j'ai Starlink, donc depuis deux mois », a ajouté substrate-97. « C'est plutôt discret, cependant. J'ai finalement téléchargé quelque chose d'une entreprise Fortune 500 et ma supposition était que c'était spécifiquement cela ».

Le fil de discussion a attiré des utilisateurs de différentes parties du monde qui se demandaient si la politique de Starlink serait différente d'un pays à l'autre. Un utilisateur qui se fait appeler Nydilien a écrit pour demander si la politique sera appliquée en Suisse, où il n'y a pas de telle restriction. « La politique de Starlink diffère-t-elle d'un pays à l'autre ? J'espère que nous n'aurons pas cette restriction ici en Suisse, où le téléchargement/piratage gratuit de matériel protégé par le droit d'auteur est légal ».

En revanche, un utilisateur canadien a fait remarquer que les utilisateurs peuvent être poursuivis en justice pour avoir téléchargé du contenu piraté. « Au Canada, il y a des entreprises qui poursuivent carrément quiconque a une adresse IP dont elles peuvent obtenir l'adresse. C'est insensé. Il y a tellement de parents qui paient 1 500 dollars pour un téléchargement », a noté l’utilisateur connu sous le nom de Tartooth.

On peut lire dans la section "Violation de la propriété intellectuelle d’un tiers" de la "Politique d'utilisation acceptable de Starlink" de Starlink ceci :

SpaceX respecte les droits de propriété intellectuelle des tiers. Vous ne pouvez stocker aucun matériel ou utiliser les Services ou le Kit Starlink d'une manière qui constitue une violation des droits de propriété intellectuelle de tiers, y compris, par exemple, en vertu de la loi sur les droits d'auteur. Conformément à la Section 512 du Digital Millennium Copyright Act, SpaceX a pour politique de résilier le compte des contrevenants répétés aux droits d'auteur dans des circonstances appropriées. En outre, SpaceX se réserve expressément le droit de suspendre, de résilier ou de prendre d'autres mesures provisoires concernant les Services si, selon son seul jugement, SpaceX estime que les circonstances relatives à une violation des droits de propriété intellectuelle d'un tiers justifient une telle action.

Le réseau à large bande Starlink d'Elon Musk, qui fonctionnera grâce à des satellites orbitaux, devrait commencer à offrir ses services en Inde en 2022, une fois qu'il aura franchi les obstacles réglementaires en cours. En Inde, la loi sur le droit d'auteur prévoit des règles similaires en matière de piratage. Les contrevenants s'exposent à une peine de prison de trois ans et à une amende pouvant aller jusqu'à 3 millions de roupies (environ 40 841 de dollars US) pour avoir visionné, téléchargé, exposé ou dupliqué un contenu illicite.


L'avis révèle également que Starlink essaie d'arrêter le piratage comme les autres fournisseurs d'accès à Internet au sol : si le FAI apprend que vous téléchargez un film piraté, il peut automatiquement envoyer un avertissement à l'abonné fautif. Cela peut se produire si le détenteur des droits d'auteur suit les téléchargements de torrents pour un fichier de film. Le détenteur des droits d'auteur peut fournir au fournisseur d'accès une liste d'adresses IP associées au fichier de film piraté, en lui demandant de prendre des mesures.

Pourtant, il n'est pas vraiment difficile de masquer sa véritable adresse IP. Bien que le piratage n’est pas recommandé, il est bien connu que vous pouvez empêcher un fournisseur d'accès à large bande d'enregistrer votre trafic Internet en utilisant un VPN, qui peut chiffrer la connexion. Un VPN peut également modifier l'adresse IP de votre ordinateur. Par conséquent, un utilisateur de Starlink peut toujours théoriquement pirater du contenu sur le service, à condition de ne pas le faire ouvertement.

« C'est honnêtement hilarant. C'est comme si un professeur voyait un enfant tricher pendant un test et disait "Allez mon pote, tu dois mieux tricher que ça" », a commenté un autre utilisateur connu sur le pseudo Neocactus.

Si Starlink exploite plus de 1 300 satellites en orbite, l'Internet lui-même provient de stations terrestres connectées à des réseaux locaux en fibre optique.

Elon Musk a indiqué que Starlink offrira une vitesse allant jusqu'à 300 Mbps et sera également mobile, ce qui sera particulièrement utile aux utilisateurs disposant de zones de réseau réduites. Actuellement, Starlink accepte les précommandes sur son site Web moyennant un dépôt remboursable de 99 dollars. Cependant, il ne garantit pas les services à ses utilisateurs. Pour l'instant, le PDG de SpaceX Elon Musk a déclaré que Starlink a reçu plus d'un demi-million de précommandes dans le monde entier, et qu'il ne prévoyait aucun problème technique pour répondre à la demande.

« La seule limite est la forte densité d'utilisateurs dans les zones urbaines », a tweeté Elon Musk, en réponse à un post d'un journaliste de CNBC qui affirmait que les dépôts de 99 dollars demandés par SpaceX pour le service étaient entièrement remboursables et ne garantissaient pas le service. SpaceX n'a pas fixé de date pour le lancement du service Starlink.

Hors des États-Unis, SpaceX a reçu au début de l'année l'autorisation de l'autorité britannique de régulation des communications (Ofcom) pour déployer et commercialiser Starlink dans le pays. L'entreprise a alors envoyé des kits Starlink aux personnes retenues pour participer au test bêta public. Des utilisateurs des zones rurales qui participent au test bêta ont déclaré fin février avoir atteint des vitesses de navigation et de téléchargement « incroyables » avec le service Internet par satellite d'Elon Musk.

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Au Royaume-Uni, des habitants de zones rurales déclarent que Starlink d'Elon Musk offre un haut débit "incroyable", le service est disponible dans le pays depuis le début de l'année
SpaceX prévoit un service téléphonique Starlink, une batterie de secours, et un accès pour les gens à faible revenu, ainsi que « les applications vocales autonomes dans le réseau Starlink »
Le service Internet par satellite Starlink d'Elon Musk a été approuvé au Royaume-Uni, et les utilisateurs reçoivent déjà leurs kits bêta
Le service Internet par satellite Starlink obtient 500 000 précommandes, et n'anticipe aucun problème technique pour répondre à la demande selon Elon Musk
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 16/09/2019 à 13:30
SpaceX annonce qu'il déploiera le haut débit par satellite à travers les États-Unis plus rapidement que prévu,
et demande le feu vert des autorités

SpaceX a annoncé son intention de modifier sa stratégie de lancement de satellites de manière à accélérer le déploiement de son service haut débit Starlink et s'est fixé pour objectif de fournir un haut débit dans le sud des États-Unis à la fin de l'année prochaine.

Dans un document déposé le 30 août, SpaceX a demandé à la Federal Communications Commission de « modifier l’espacement orbital de ses satellites ». Avec ce changement, chaque lancement de SpaceX déploierait des satellites dans « trois plans orbitaux différents » au lieu d'un, « accélérant le processus de déploiement de satellites couvrant une zone de service plus large ».

Un plan orbital

« Cet ajustement accélérera la couverture dans les États du sud et les territoires des États-Unis, potentiellement dans les régions du sud des États-Unis d'ici la fin de la prochaine saison des ouragans et atteindra d'autres territoires des États-Unis avant la prochaine saison des ouragans », a déclaré SpaceX à la FCC. Les saisons des ouragans de l'Atlantique et du Pacifique commencent chacune au printemps et se terminent le 30 novembre de chaque année.

SpaceX a déjà annoncé son intention de « fournir une couverture continue sur les États du nord du pays après seulement six lancements supplémentaires », mais a indiqué qu'une modification de licence était nécessaire pour accélérer le déploiement dans le sud des États-Unis. Le dossier de SpaceX souligne l’importance d’obtenir rapidement le service dans certaines parties des États-Unis où la couverture haut débit est limitée.

« Grâce à cet ajustement simple, SpaceX peut élargir sa couverture géographique dès les premières étapes du déploiement de la constellation et permettre au service initial de desservir les clients plus tôt dans les latitudes moyennes et à l'extrême sud des États et, surtout, aux Américains souvent mal desservis à Hawaii, à Porto Rico. et les îles Vierges américaines », a déclaré la société à la FCC.

SpaceX a été quelque peu vague sur les dates de lancement de son service haut débit. En octobre 2017, SpaceX a annoncé devant un comité du Congrès qu'il lancerait au moins 800 satellites avant d'offrir un service commercial, affirmant que ce service commercial serait probablement disponible en 2020 ou 2021, comme le rapportait SpaceNews à l'époque. L'année dernière, Reuters a annoncé que l'objectif de SpaceX d'un lancement en 2020 était « à peu près conforme ». Le PDG de SpaceX, Elon Musk, avait licencié certains des cadres supérieurs de Starlink afin de respecter son calendrier.

Moins de satellites lancés

Dans sa nouvelle demande à la FCC, SpaceX a déclaré que le réglage de l'espacement orbital signifiait qu'il faudrait « moins de lancements de satellites - peut-être même la moitié en moins - pour pouvoir desservir l'ensemble des États-Unis contigus (ainsi que Hawaii, Porto Rico, Virgin Samoa américaines et les îles Mariannes du Nord) ». Dans le reste du monde, « la modification permettrait une couverture plus rapide de toutes les longitudes et se développerait vers l'équateur, ainsi qu'une capacité accrue dans les zones à plus forte densité de population », a déclaré SpaceX.

Afin de couvrir une région donnée, SpaceX a déclaré qu'il devait « déployer un nombre suffisant de nœuds pour assurer une couverture continue » et « disposer d'assez d'antennes dans les bonnes configurations physiques pour transmettre les signaux ».

Si la modification est approuvée, les satellites SpaceX voyageront dans 72 plans orbitaux au lieu des 24 précédemment approuvés, et il y aurait 22 satellites dans chaque plan au lieu des 66 déjà approuvés. L'altitude et l'inclinaison resteraient inchangées à 550 km et 53°, respectivement.


SpaceX a lancé 60 satellites en mai de cette année pour tester le système avant de se préparer à un déploiement plus large. SpaceX a déclaré que son « processus itératif » avait conduit à sa nouvelle proposition. « SpaceX a démontré l'efficacité de son processus de déploiement révolutionnaire et a confirmé sa capacité à équiper trois plans orbitaux en un seul lancement », a déclaré la société dans un nouveau dossier. « En réorganisant ensuite ses satellites à l'altitude déjà autorisée, SpaceX peut assurer une couverture et une capacité plus homogènes et plus rapides sur une plus grande partie du territoire américain ».

SpaceX a également annoncé son intention de « procéder à plusieurs autres lancements de Starlink avant la fin de 2019 » et a demandé à la FCC de se prononcer rapidement sur sa demande.

Une collision évitée

Au début du mois, l'Agence spatiale européenne (ESA) a pris des mesures pour éviter une collision avec un satellite à large bande SpaceX après qu'un bogue dans le système de pagination sur appel de SpaceX ait empêché la société d'obtenir une mise à jour cruciale.

« Pour la première fois de son histoire, l'ESA a réalisé une "manœuvre d'évitement de collision" afin d'empêcher l'un de ses satellites d'entrer en collision avec une "méga constellation" », a annoncé l'ESA sur Twitter. Elle faisait référence au système large bande Starlink de SpaceX, qui en était aux premières étapes de son déploiement. Des mesures ont dû être prises car le satellite Aeolus de l'ESA et un satellite Starlink suivaient une trajectoire comportant plus d'une chance de collision sur 1 000.


Un article paru dans Forbes était intitulé « SpaceX a refusé de déplacer un satellite Starlink malgré la menace de collision avec un satellite européen » et incluait des citations de Holger Krag, responsable du Bureau des débris spatiaux de l'ESA :

« Sur la base de ce [risque de collision], nous avons informé SpaceX, qui a répondu en disant qu'ils n'envisageaient pas d'agir », a déclaré Krag, qui a informé SpaceX par courrier électronique. « Il était au moins clair de savoir qui devait réagir. Nous avons donc décidé de réagir car le risque de collision était proche de 1 sur 1000, ce qui était dix fois plus élevé que notre seuil ».

SpaceX a expliqué dans un communiqué qu'il n'avait pas pris de mesures à cause des premières estimations selon lesquelles le risque de collision était beaucoup plus faible que ce qu'il s'est avéré. SpaceX a déclaré qu'il se serait coordonné avec l'ESA pour éviter une collision une fois les estimations empirées, si seulement le bogue du système de pagination n'avait pas empêché SpaceX d'obtenir une mise à jour de la probabilité de collision. SpaceX a déclaré qu'il essayait de corriger le bogue afin d'éviter de tels incidents à l'avenir.

Dans un billet publié sur le site de l'ESA. Krag a précisé qu'il ne blâmait pas SpaceX, mais il a déclaré que l'incident mettait en évidence le besoin de systèmes plus performants pour prévenir les collisions :

« Personne n'était en faute ici, mais cet exemple montre le besoin urgent d'une gestion appropriée du trafic spatial, avec des protocoles de communication clairs et une automatisation accrue », a déclaré Krag dans le billet sur le site de l'ESA. « C’est ainsi que le contrôle du trafic aérien fonctionne depuis plusieurs décennies et les opérateurs spatiaux doivent à présent se rassembler pour définir la coordination automatisée des manœuvres ».

Sources : ESA (twitter), ESA (billet), demande de SpaceX

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/06/2021 à 9:23
L'Allemagne prépare des subventions pour les fournisseurs d'Internet par satellite tels que Starlink d'Elon Musk,
Afin d'aider les citoyens des zones rurales à avoir un meilleur accès à l’Internet

L'Allemagne pourrait devenir la première grande nation à subventionner l'utilisation de services Internet par satellite grand public tels que ceux proposés par Starlink d'Elon Musk. Le gouvernement allemand a déclaré qu'il envisageait de verser des subventions d'environ 500 euros, soit l'équivalent de 610 dollars, par ménage pour financer l'achat du matériel technique nécessaire à l'accès à la large bande par satellite et à d'autres services Internet sans fil à haut débit. Les utilisateurs devront payer pour l'utilisation. Le programme pourrait verser un total de 100 millions d'euros, selon le ministre du gouvernement en charge du projet, et pourrait être lancé dans quelques semaines.

L'accès à la large bande en Allemagne est limité en dehors des grandes villes – et parfois à l'intérieur de celles-ci – en raison d'une faible pénétration des câbles à fibre optique par rapport aux autres pays européens. Dans les classements internationaux, l'Allemagne figure souvent derrière les nations moins développées. Selon l'indice mondial Speedtest, l'Allemagne était classée 35e en avril, derrière le Panama et la Pologne.


Depuis des années, tous les gouvernements fédéraux prêchent la numérisation et demandent le développement de l'infrastructure nécessaire. Mais tout aussi régulièrement que les discours résonnent dans le pays, le gouvernement rate ses objectifs en matière d'expansion du haut débit : en 2014, il voulait connecter tous les foyers à l'Internet rapide jusqu’en 2018, a rapporté le quotidien économique Handelsblatt. Puis en 2018, ayant manqué l'objectif, le gouvernement a proclamé l'Internet haut débit pour tous : au plus tard 2025, tous les ménages devraient être connectés au réseau haut débit.

Le service Internet par satellite Starlink de SpaceX, l'entreprise cofondée et dirigée par Elon Musk, s'est imposé comme l'un des premiers leaders du marché, en offrant des services d'Internet à haut débit téléportés depuis l'un de ses quelque 1 500 satellites directement vers les utilisateurs sur Terre. SpaceX propose actuellement son service dans des pans entiers de l'Allemagne et affirme qu'il atteindra une large couverture d'ici la fin 2021.

En octobre, SpaceX a lancé une bêta publique aux États-Unis en envoyant des invitations par courriels. Dans son message, SpaceX a évoqué des vitesses estimées de 50 Mb/s à 150 Mb/s, et la société affirme avoir enregistré des vitesses de téléchargement de plus de 100 Mbit/s, avec une faible latence, lors des premiers tests. Le service coûte 99 euros par mois en Allemagne, soit beaucoup plus que ce que les fournisseurs de services Internet du pays facturent normalement pour un accès haut débit câblé.

L'entreprise prévoit de déployer à terme 12 000 satellites au total et a déclaré que la constellation Starlink lui coûterait environ 10 milliards de dollars. Construire et envoyer des fusées dans l'espace est une activité à forte intensité de capital, mais deux des hommes les plus riches du monde, le fondateur d'Amazon Jeff Bezos et Musk, qui est également le chef du constructeur automobile Tesla Inc, ont investi des milliards de dollars au fil des ans pour faire des percées sur ce marché.

Subventionner le matériel pour accélérer l'accès à l'Internet haut débit sans fil en milieu rural

L'Allemagne veut aider les citoyens des zones rurales à avoir un meilleur accès à l’Internet haut débit en soutenant l'achat de matériel pour les services Internet par satellite tels que Starlink, a déclaré lundi le ministère des transports et de l'infrastructure numérique. Le régime de subventions prévu sera ouvert à tous les fournisseurs qui proposent des connexions Internet sans fil dans les zones rurales, par exemple par le biais de satellites ou de liaisons radioélectriques directionnelles, a précisé le ministère.

Le ministre Andreas Scheuer, qui a rencontré Musk à Berlin le mois dernier, a déclaré qu'environ 200 000 ménages vivant dans des zones rurales où l'infrastructure à large bande est insuffisante pourraient recevoir un bon pour couvrir les coûts uniques de connexion à l'Internet sans fil. Scheuer a déclaré aux journalistes que ces ménages auraient accès à l'Internet rapide du jour au lendemain, dans le cadre d'une procédure qu'il a décrite comme rapide et non bureaucratique.

Le ministre a déclaré que les détails du programme de subvention fédéral, y compris le budget global et le nombre de foyers éligibles, étaient encore en cours de négociation avec les autorités des 16 États allemands. « Les coûts mensuels d'utilisation de la connexion Internet ne seront pas couverts par la subvention », a précisé le ministère.

Les subventions ne seraient pas seulement disponibles pour les clients de Starlink, mais s'appliqueraient à toute offre de services Internet sans fil à haut débit, mais pas aux connexions Internet mobiles telles que les services 5G, selon le ministère des Transports et de l'infrastructure numérique. Les concurrents de Starlink, tels que Viasat Inc, GlobalTT et skyDSL Global GmbH, proposent déjà ou vont bientôt proposer des services d'Internet par satellite en Allemagne.

Le ministre Scheuer a déclaré que la pandémie avait révélé les faiblesses de l'Allemagne en matière d'accès à l'Internet : « Il y a des maisons situées dans des régions très éloignées qui, même aujourd'hui, ne bénéficient que d'un accès extrêmement lent à l'Internet... Cela a un impact très négatif, surtout maintenant en ce qui concerne le travail à domicile ou l'enseignement à domicile », a dit Scheuer dans une déclaration. « C'est pourquoi je veux lancer un programme de subventions qui offrira aux ménages concernés une perspective à court terme pour un accès raisonnable à Internet ».


Le matériel nécessaire pour utiliser le service Starlink comprend une petite antenne parabolique, un routeur Wi-Fi, une alimentation électrique, des câbles et un trépied de montage, que la société fournit au prix de 499 euros, avec 59 euros facturés pour l'expédition. Le gouvernement subventionnera l'achat de ce matériel et le matériel de connexion à l’Internet sans fil pour des fournisseurs similaires par des subventions aux ménages d'une valeur de 500 euros, a rapporté le quotidien Handelsblatt.

Starlink a déclaré avoir 10 000 utilisateurs actifs dans le monde, et plus de 500 000 ont exprimé leur intérêt. Et le PDG Elon Musk a déclaré qu’il n'anticipe aucun problème technique pour répondre à la demande. Les entreprises concurrentes et certains experts de l'espace ont exprimé leur inquiétude quant au fait que Starlink, qui vise à lancer 12 000 satellites et qui a fait une demande de lancement de satellites supplémentaires, pourrait mettre en danger le trafic orbital et l'environnement.

Ce n'est toutefois pas la première subvention gouvernementale que l'entreprise obtient pour favoriser le déploiement. Le gouvernement américain alloue 885 millions de dollars à SpaceX dans le cadre d'un nouveau programme proposé par la Commission fédérale des communications pour apporter le haut débit aux zones reculées. De vastes régions du pays sont classées comme rurales – des zones où trois personnes sur cinq disent que l'accès au haut débit est toujours un problème. SpaceX a obtenu le financement malgré la concurrence de fournisseurs de services établis.

L'entreprise est également en pourparlers avec le gouvernement britannique pour participer au projet Gigabit, doté d'un budget de 5 milliards de livres sterling (6,9 milliards de dollars), qui vise à connecter les zones rurales et qui, s'il est sélectionné, pourrait permettre à SpaceX de bénéficier d'un financement public.

Des utilisateurs britanniques des zones rurales qui participent au test bêta de Starlink ont déclaré en février avoir atteint des vitesses de navigation et de téléchargement "incroyables" avec le service Internet par satellite d'Elon Musk. Ces premiers testeurs ont affirmé cette semaine avoir atteint des vitesses de téléchargement allant jusqu'à 215 mégabits par seconde (Mb/s), ce qui leur a permis de faire des choses qu'ils ne pouvaient pas faire auparavant, comme la diffusion en continu à partir de plusieurs appareils en même temps. L’un des testeurs qui vit à Bredgar, dans le Kent, disait que la ligne fixe de son foyer atteignait environ 20 mégabits par seconde.

En Allemagne, Deutsche Telekom AG a déclaré qu'elle discutait avec Starlink d'un éventuel partenariat. « Je pense qu'il s'agit d'une bonne technologie pour atteindre les personnes qui n'ont pas eu accès aux infrastructures jusqu'à présent », a déclaré Timotheus Höttges, directeur général, lors d'une conférence au début de l'année.

Source : Le ministre des Transports Andreas Scheuer

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