Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Le Boeing 737 MAX risque de rester cloué au sol pendant un an,
Pour une perte de plus de 10 milliards de dollars pour Boeing

Le , par Stan Adkens

47PARTAGES

15  0 
La crise du 737 Max pourrait encore durer longtemps et coûter une somme colossale à l’avionneur américain, selon les projections du cabinet de conseils Archery Strategy Consulting (ASC). Les raisons évoquées par le cabinet sont, entre autres, la pénurie de simulateurs pour la formation des pilotes et une nouvelle faille découverte par l'Agence fédérale américaine de l'aviation (FAA) en fin du mois dernier. Pour rappel, le 737 Max de Boeing est cloué au sol depuis le 13 Mars suite à deux accidents mortels.

Le premier crash, qui s’est produit en octobre 2018, a impliqué le vol 610 de la compagnie aérienne indonésienne Lion Air et le second survenu en mars dernier concernait le vol 302 d'Ethiopian Airlines. Au total, les deux accidents ont occasionné 346 victimes, passagers et membres d’équipages y compris. L’affaire a fait couler beaucoup d’encre depuis le second accident lorsque le régulateur américain a décidé d’interdire les 737 Max de vol jusqu’à ce que les problèmes soient résolus.


Les problèmes en question concernent le dispositif informatique MCAS que Boeing a ajouté à ses 737 Max et qui sert à stabiliser l’appareil. Ce système anti-décrochage est mis en cause dans les deux crashs et depuis lors la société tente de mettre au point une mise à jour mais sans succès pour l’instant. Un article publié à la fin du mois dernier par Bloomberg a rapporté que le logiciel de vol du 737 Max est défectueux, car Boeing a confié le travail de développement à des ingénieurs payés à 9 dollars l’heure.

En effet, selon les anciens ingénieurs de Boeing le logiciel défaillant de l’avion Max a été mis au point à un moment où Boeing congédiait des ingénieurs expérimentés et faisait pression sur les fournisseurs pour qu’ils réduisent leurs coûts. Selon eux, Boeing et ses sous-traitants auraient pris l’habitude de faire appel à des travailleurs temporaires, sous-payés et souvent issus de pays dépourvus de connaissances approfondies en aérospatiale, notamment en Inde, pour exécuter certaines importantes opérations liées au génie logiciel.

A l’occasion du Salon international de l’aéronautique et de l’espace, qui s’est achevé le 23 juin au Bourget, près de Paris, Boeing avait rassuré ses principaux fournisseurs que la certification du 737 Max était en bonne voie et qu’il entrevoyait un retour en vol du MAX début août. Mais selon le cabinet ASC, les choses ne sont pas en train de s’arranger pour Boeing. Son 737 MAX n’est pas près de revoler de sitôt, il pourrait même rester immobilisé jusqu'au printemps 2020.

De récents tests sur simulateur effectués fin juin par la FAA ont montré que les problèmes logiciels du modèle le plus vendu de Boeing sont plus complexes. Une nouvelle anomalie a été découverte dans une carte contrôleur, un matériel informatique qui sert à ajouter des fonctionnalités, avec des effets similaires à ceux qui ont été observés avec la version initiale et défectueuse du MCAS, même si les anomalies ont des origines différentes.

Par ailleurs, selon le cabinet ASC, les autorités et les pilotes trouvent que les mesures correctives annoncées en mai dernier par l’avionneur sur son logiciel anti-décrochage paraissent insuffisantes aux yeux des autorités et des pilotes. Pour l'instant, Boeing propose quelques correctifs limités du MCAS et une formation sur tablette ou ordinateur pour les pilotes. Le cabinet ASC pense que la FAA et les agences de régulation chargées de suivre et de valider les efforts de correction des défauts du 737 Max pourraient demander des « modifications supplémentaires » sur l'appareil comme l'ajout d'une troisième sonde d'incidence, une modification du train d'atterrissage ainsi qu'un programme de formation des pilotes sur simulateur. Selon le cabinet, dans le cas où ces hypothèses étaient validées, l’avion Max ne devrait pas voler avant le printemps 2020.

Une autre raison évoquée par le cabinet ASC et qui ruine les espoirs de Boeing de reprendre service si tôt est la pénurie de simulateurs. En effet, il n’y en aurait que sept de par le monde intégralement dédiés au Max ou qui intègrent les spécifications du nouveau moyen-courrier de Boeing, a rapporté le journal Le Monde. Selon le cabinet, 370 exemplaires de l’appareil ont été livrés à des compagnies aériennes clientes tandis que 170 sont stockés sur des parkings par l’avionneur. Pour la formation des pilotes, en moyenne dix par appareil, ACS précise qu’il faudra, au bas mot « douze semaines pour former les 4 000 pilotes », sur les rares simulateurs de vol en service. Ajouté à ces raisons, le temps de maintenance des avions cloués au sol depuis plus de trois mois.

Cette immobilisation prolongée au sol aura des conséquences certaines sur les finances de l’avionneur. En effet, obligé de garder ces avions au sol pour une très longue durée, Boeing a diminué sa production mensuelle passant de 52 exemplaires de 737 Max à 42 en avril dernier. Selon Business Insider, l'avionneur devrait encore ralentir ses cadences vu l’incertitude quant à la date de reprise de vol de ses 737 Max. En plus de cela, les coûts de maintenance des appareils cloués au sol, les pénalités pour retard de livraison, la mise à jour du système MCAS, les dédommagements versés aux familles et proches des victimes, l'annulation des commandes et les efforts commerciaux ainsi que la formation des pilotes alourdissent le coût de l’immobilisation des avions.

Selon Marc Durance, associé du cabinet ASC, la facture pourrait atteindre voire dépasser les 10 milliards de dollars. Soit environ le coût de développement d'un nouvel appareil, a rapporté Business Insider. Selon Business Insider, cette facture estimée pourrait engloutir les 10 milliards de dollars de bénéfices réalisés par Boeing en 2018.

Trois mois après le début de l’immobilisation des 737 MAX, un analyste de Bloomberg avait estimé à 1,4 milliard de dollars la facture de Boeing pour les vols annulés des compagnies aériennes clientes et le manque à gagner d’exploitation si la flotte de 737 MAX est toujours clouée au sol d’ici fin septembre. L’estimation de l’analyste n’a pas tenu compte du fait que la société fait déjà face aux actions en justice intentées par les familles des victimes des deux accidents. D’autres spécialistes du secteur ont estimé à ce sujet que la crise du 737 MAX va couter des milliards au constructeur américain qui devra mobiliser toutes ses ressources pour résoudre cette affaire.

Toutefois, selon Business Insider, ces malheurs ne devraient pas entraîner l'arrêt complet du programme 737 Max sachant que le constructeur américain affiche un chiffre d'affaires de plus de 100 milliards de dollars. Si Boeing devait s’en sortir, ce n’est forcément pas le cas pour les fournisseurs. Selon ASC, les fournisseurs pourraient perdre entre 15 et 25 % de leur chiffre d'affaires cette année.

Et si Boeing 737 Max avait besoin d’une révision du design, comme l’avait suggéré en mars Gregory Travis, ingénieur logiciel chevronné et pilote expérimenté. Au lieu de procéder à des mises à jour logicielles qui ne régleraient pas le problème et qui prolongeraient indéfiniment le temps d’immobilisation.

Source: Business Insider

Et vous ?

Que pensez-vous de la prévision du temps d’immobilisation de l’avion ? Et du coût estimé de la crise par le cabinet ASC ?
Pensez-vous que les problèmes de Boeing seront résolus par la mise à jour du logiciel ?

Lire aussi

Un employé de Boeing : je ne mettrais pas ma famille dans un avion Max, à un moment où le 737 Max a une mauvaise presse
États-Unis : des procureurs fédéraux cherchent à savoir si Boeing a fourni des informations incomplètes, ou trompeuses sur son 737 Max
Disparition du Boeing de Malaysia Airlines : méfiez-vous des fausses informations, les cyber escrocs sont à l'affût
Un bogue informatique avait contraint le Boeing 787 à être redémarré tous les 248 jours, pour éviter une interruption totale du système électrique

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 28/07/2019 à 17:53
La FAA aurait assoupli l’approbation du logiciel MCAS du Boeing 737 Max en 2017,
selon les résultats d'une enquête

Environ cinq mois après les deux crashs survenus peu après leur décollage et n'ayant laissé aucun survivant, en octobre 2018 (Vol 610 Lion Air) et en mars 2019 (Vol 302 Ethiopian Airlines), le 737 Max est toujours cloué au sol et interdit de vol dans tous les pays. Les efforts pour résoudre les défaillances du système MCAS n’aboutissent toujours pas et, pire encore, d’autres problèmes apparaissent avec le temps, ce qui pourrait amener l’avionneur à suspendre la production du 737 Max. Cela dit, il semblerait que cette crise sans précédent dans l’histoire de l’aviation aurait pu être évitée si l’agence de réglementation de l’aviation n’avait pas relâché sa surveillance.

La FAA aurait manqué de rigueur dans le processus réglementaire de validation du 737 Max

Selon une enquête menée par le New York Times, la Federal Aviation Administration (FAA) aurait manqué de rigueur dans le processus réglementaire de validation des aéronefs, compromettant ainsi la sécurité du 737 Max. Les conclusions de l’enquête du New York Times soulignent que la FAA n’a pas procédé au contrôle du MCAS comme cela aurait pu l’être. La société a effectué ses propres évaluations du système, qui n’ont pas été soumises à des tests de résistance par l’organisme de réglementation. Selon le New York Times, l'agence aurait laissé deux ingénieurs relativement peu expérimentés superviser les premiers travaux de Boeing sur le système.

Selon le journal américain, ce n’est qu’après le premier crash du 737 Max de Boeing que les ingénieurs de la FAA ont pris conscience de façon troublante du fait qu’ils ne comprenaient pas parfaitement le système automatisé qui avait permis de plonger l'avion dans le piqué, tuant tout le monde à bord. Quelques jours après l’incident d’octobre 2018, ces derniers ont parcouru leurs dossiers à la recherche d’informations sur le système MACAS conçu pour éviter les blocages, mais ils n'ont pas trouvé grand-chose. Les régulateurs n'avaient jamais évalué de manière indépendante les risques du logiciel dangereux appelé MCAS lorsqu'ils ont approuvé l'avion en 2017.

De plus, plus d'une douzaine d'employés et d'anciens employés de la FAA et de Boeing qui ont discuté avec le New York Times ont décrit un processus réglementaire défaillant qui avait pour effet de neutraliser l'autorité de surveillance de l'agence. Boeing a-t-il certifié lui-même la sécurité du 737 Max ? Si l’on en croit les faits que rapporte le journal américain, il semblerait que la réponse soit oui. En effet, après avoir laissé deux ingénieurs relativement peu expérimentés superviser les premiers travaux de Boeing sur le système, La Federal Aviation Administration aurait finalement confié la responsabilité de l’approbation du MCAS au fabricant, c’est-à-dire à Boeing lui-même.

Boeing aurait-il fait pression sur la FAA pour obtenir l’approbation du 737 Max en 2017 ?

Rien dans le rapport du NYT ne permet pour l’instant d’affirmer cela, mais certains estiment que des sociétés ou des entreprises de plus en plus puissantes dotées de pouvoirs de lobbying accrus et de relations personnelles avec de hauts responsables du gouvernement arrivent souvent à échapper aux différents contrôles réglementaires. Tout de même, il faut noter qu’après avoir effectué ses propres tests sur le système MCAS, Boeing n'a pas eu à partager les détails du système avec les deux ingénieurs de l'agence. Ils n'étaient pas au courant de ses subtilités, selon deux personnes proches du sujet.

Plus tard dans le développement du Max, Boeing a décidé d'étendre l'utilisation de MCAS, afin de s'assurer que l'avion volait sans heurts. La nouvelle version, jugée plus risquée, s’appuyait sur un seul capteur et pouvait beaucoup plus piquer le nez de l’avion. Cependant, Boeing n'a pas soumis d'examen officiel du MCAS après la refonte. Cela n'était pas requis par les règles de la FAA. Selon le NYT, la FAA et Boeing ont, depuis les deux crashs d’octobre et de mars, défendu la certification de l'avion, affirmant qu'ils avaient suivi les procédures appropriées et respecté les normes les plus strictes. La FAA s’est défendue dans un communiqué ce vendredi.

La FAA et Boeing atteste que le 737 Max est bien certifié

« Les processus de certification de l'agence sont bien établis et ont toujours produit des conceptions d'avions sûres. Le programme de certification du 737 Max a nécessité 110 000 heures de travail de la part du personnel de la FAA, y compris des vols d’appui et les 297 vols d’essai », a déclaré le régulateur dans un communiqué vendredi. À son tour, Boeing a déclaré que « la rigueur et le leadership réglementaire de la FAA ont entraîné des niveaux de sécurité sans cesse croissants au fil des décennies ». « Le 737 Max répondait aux normes et exigences strictes de la FAA, car il avait été certifié conforme aux processus de la FAA », a-t-il ajouté.

Selon le NYT, les procureurs et les législateurs fédéraux examinent actuellement si le processus de réglementation est fondamentalement défectueux. À mesure que les avions se perfectionnent sur le plan technologique, les règles, même lorsqu'elles sont suivies, risquent de ne pas être suffisantes pour assurer la sécurité. Le nouveau logiciel a joué un rôle dans les deux catastrophes qui ont coûté la vie à des centaines de personnes. « MCAS a-t-il eu l'attention dont il avait besoin ? C’est l’une des choses que nous examinons », a déclaré Chris Hart, l’ancien président du National Transportation Safety Board, qui dirige à présent un groupe de travail multipartite chargé d’enquêter sur l’approbation du 737 Max.

« Alors qu’il passait d’un système moins robuste à un système plus puissant, les certificateurs étaient-ils au courant des changements ? », cherche-t-il à savoir. Selon le NYT, Boeing avait besoin du processus d'approbation du Max pour pouvoir agir rapidement. Quelques mois après son rival Airbus, la société était en course pour finir l'avion, une version plus économe en carburant de son best-seller 737. Le NYT a révélé que cela a fait en sorte que Boeing Company, le plus grand fabricant aéronautique et aérospatial du pays, a été traité comme un client. Les responsables de la FAA prenaient leurs décisions en fonction des délais et du budget de l'entreprise.


Certains faits font même état de ce que, au moment où Ali Bahrami était le plus haut responsable de la Federal Aviation Administration à Seattle, certains ingénieurs pensent qu'il avait installé des gestionnaires qui faisaient preuve de déférence envers Boeing. D’après le NYT, cela a longtemps été une relation intime. Les hauts responsables des agences se sont mélangés entre le gouvernement et l'industrie. Ainsi, en octobre 2018, lorsque le premier vol s’est écrasé, les ingénieurs de la FAA ont été choqués de constater qu'ils ne disposaient pas d'une analyse complète du MCAS. Pourquoi l’agence persiste-t-elle donc à affirmer que le processus de réglementation du 737 Max est conforme aux exigences en place ?

Le NYT a révélé que la revue de sécurité figurant dans leurs dossiers ne mentionnait pas le fait que le système pouvait pousser de façon agressive le nez de l'avion et se déclencher à plusieurs reprises, rendant ainsi difficile la reprise de contrôle de l'avion, comme ce fut le cas lors du vol Lion Air. Certains témoignages d’anciens et nouveaux employés de la FAA laissent paraître que Bahrami avait créé un groupe que Boeing pouvait contrôler et invitait les gens à rejoindre le groupe.

Pendant des décennies, la FAA a fait appel à des ingénieurs de Boeing pour aider à la certification des avions. Mais après un lobbying intense de l'industrie auprès du Congrès, l'agence a adopté en 2005 des règles qui donneraient encore plus de contrôle à des fabricants comme Boeing. Auparavant, l'agence avait sélectionné les ingénieurs de la société pour travailler en son nom, mais en vertu de la nouvelle réglementation, Boeing pourrait les choisir, même si la FAA dispose d'un droit de veto. De plus, les informations rapportées par le NYT révèlent que Bahrami avait déjà quitté la FAA en 2013 pour rejoindre un groupe de lobbying qui faisait pression sur l’agence de réglementation.

En 2017, il est revenu auprès de l’agence pour occuper le poste de responsable de la sécurité. Selon un responsable de l'agence, en 2018, la FAA laissait la compagnie certifier 96 % de son propre travail. Nicole Potter, ingénieur en systèmes de propulsion et de carburant de la FAA qui travaillait sur le Max, a déclaré que les superviseurs lui avaient demandé à plusieurs reprises de renoncer à son droit d'approuver les documents de sécurité. Elle devait souvent se battre pour garder le travail. Boeing ayant pris davantage de contrôle, les ingénieurs de la FAA ont constaté qu'ils disposaient de peu de puissance, même lorsqu'ils soulevaient des préoccupations.

D’autres informations de l’enquête du NYT ont également révélé que sous l’impression que le système MCAS était insignifiant, les responsables de l’agence n’ont pas demandé à Boeing d’en parler aux pilotes. Lorsque Boeing a demandé plus tard à supprimer la mention du MCAS du manuel du pilote, l'agence a accepté. La FAA n'a pas non plus mentionné le logiciel dans les 30 pages de descriptions détaillées soulignant les différences entre le Max et l'itération précédente du 737. Tout compte fait, certains estiment que les incidents survenus auraient pu être évités si la FAA ne souffrait d’une pression énorme des groupes de lobbying et avait la main mise sur l’approbation du 737 Max.

L’enquête du New York Times a aussi révélé que quelques jours après le crash de Lion Air, la FAA a invité des dirigeants de Boeing à son siège à Seattle. Au cours des échanges, les responsables de la FAA étaient « incrédules » pendant que les dirigeants de Boeing expliquaient des détails du système qu’ils ne connaissaient pas. Enfin, l'une des personnes interrogées par le journal américain a déclaré qu’au milieu de la conversation, un employé de la FAA a posé la question suivante : « pourquoi Boeing n'avait-il pas mis à jour l'analyse de la sécurité d'un système devenu si dangereux ? ».

Source : The New York Times

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Le logiciel de vol du 737 Max est défectueux, car Boeing a confié le travail à des ingénieurs payés 9 $/h ? Oui, selon d'anciens employés du groupe

Boeing pourrait suspendre la production du 737 Max en raison des répercussions économiques de la crise qui dure depuis 5 mois

Le correctif logiciel de Boeing pour le problème du 737 MAX submerge l'ordinateur de bord de l'avion selon les pilotes de la FAA

Un bogue logiciel de l'Airbus A350 oblige les compagnies aériennes à redémarrer les avions toutes les 149 heures

Boeing 737 MAX, pourquoi une mise à jour logicielle ne peut pas compenser son défaut de conception. Gregory Travis suggère une révision du design
17  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 08/08/2019 à 13:27
Une fuite de code d'un composant du Boeing 787 expose une multitude de vulnérabilités de corruption de mémoire,
l'entreprise en minimise la portée

En septembre dernier, Ruben Santamarta, chercheur en sécurité, participait à une recherche sur Google de documents techniques relatifs à son obsession de longue date : la cybersécurité des avions. Il a été surpris de découvrir un serveur entièrement non protégé sur le réseau de Boeing, apparemment plein de code conçu pour fonctionner sur les avions 737 et 787, laissé accessible au public et ouvert à quiconque le trouverait. Alors il a téléchargé tout ce qu'il pouvait voir.

Presque un an plus tard, Santamarta affirme que cette fuite de code l’a conduit à un événement sans précédent : découvrir des failles de sécurité dans l’un des composants du Boeing 787 (également connu par son surnom Dreamliner). Il avance que pour un hacker, l’exploitation de ces bogues pourrait constituer un pas dans une attaque en plusieurs étapes qui commence dans le système de divertissement en vol (en anglais In-Flight Entertainment, un équipement assurant la distraction des passagers à bord d'un aéronef) et s’étend à des systèmes hautement protégés et critiques comme les commandes de vol et les capteurs.

Boeing nie catégoriquement qu'une telle attaque est possible et rejette l'affirmation selon laquelle le chercheur aurait découvert un chemin potentiel pour y parvenir. Santamarta lui-même admet qu’il n’a pas une image suffisamment complète de l’avion - ni un accès à un avion à réaction de 250 millions de dollars - pour confirmer ses déclarations. Mais lui et d'autres chercheurs en cybersécurité avionique qui ont examiné ses conclusions affirment que, si une cyberattaque complète sur les systèmes les plus sensibles d'un avion reste loin d'être une menace matérielle, les failles découvertes dans le code du 787 représentent néanmoins un manque troublant d'attention portée à la cybersécurité par Boeing. Ils ont également déclaré que les réponses de la société n’avaient pas été totalement rassurantes, étant donné l’importance cruciale de la protection des avions commerciaux contre les pirates.


Une multitude de vulnérabilités de corruption de mémoire dans ce CIS / MS

Santamarta, chercheur au sein de la société de sécurité IOActive, a manifesté son intention de présenter ses conclusions lors de la conférence Black Hat. Il voulait notamment donner des détails de nombreuses failles de sécurité sérieuses dans le code d'un composant du 787 connu sous le nom de Crew Information Service/Maintenance System. Le CIS / MS est responsable d’applications telles que les systèmes de maintenance et la « sacoche de vol électronique ».

La sacoche de vol électronique - electronic flight bag (EFB) - est un dispositif électronique de gestion de l'information qui aide les équipages à effectuer des tâches de gestion de vol plus facilement et plus efficacement avec moins de papier. Il s'agit d'une plateforme informatique d'usage général destinée à réduire ou remplacer le matériel de référence à base de papier comme le manuel de l'avion, le manuel d'exploitation, le manuel d'exploitation des équipages de conduite, et les cartes de navigation (y compris carte mobile pour opérations aériennes et terrestres). En outre, l'EFB peut héberger des applications logicielles spécialement conçues pour automatiser d'autres fonctions, normalement effectuées à la main, comme les calculs de performances de décollage, ou de centrage.

Santamarta dit avoir trouvé une multitude de vulnérabilités de corruption de mémoire dans ce CIS / MS, et qu'un pirate informatique pourrait utiliser ces failles comme point d’entrée dans une partie restreinte du réseau d'un avion. Selon Santamarta, un attaquant pourrait potentiellement pivoter du système de divertissement en vol au CIS / MS pour envoyer des commandes à des composants beaucoup plus sensibles qui contrôlent les systèmes critiques de l'avion, notamment son moteur, ses freins et ses capteurs. Boeing maintient que d'autres barrières de sécurité dans l'architecture de réseau du 787 rendraient cette progression impossible.

Santamarta admet qu'il n'a pas assez de visibilité sur les internes du 787 pour savoir si ces barrières de sécurité sont contournables. Mais il dit que ses recherches représentent néanmoins une étape importante dans la démonstration de la possibilité d’une véritable technique de piratage d’avions. « Nous n'avons pas de 787 à tester, nous ne pouvons donc pas en évaluer l'impact », a déclaré Santamarta. « Nous ne disons pas que c'est le jour du jugement dernier, encore moins que nous pouvons pirater un avion. Mais nous pouvons dire que ce genre d’erreur n’a pas lieu d’être ».


La réaction de Boeing

Dans une déclaration, Boeing a affirmé avoir enquêté sur les affirmations d'IOActive et conclu qu'elles ne représentaient pas une menace réelle de cyberattaque. « Les scénarios d'IOActive ne peuvent affecter aucun système critique ou essentiel et ne décrivent pas comment les attaquants distants peuvent accéder à des systèmes 787 importants tels que le système avionique ». De plus, Boeing avance que « IOActive n’a analysé qu’une partie du réseau 787 à l’aide d’outils rudimentaires et n’avait pas accès aux systèmes ni aux environnements de travail plus vastes. IOActive a choisi d’ignorer les résultats que nous avons vérifiés ainsi que les limitations de ses propres recherches. Elle a plutôt choisi de faire des déclarations provocantes comme si elle avait eu accès et analysé le système de travail. Bien que nous apprécions l’engagement responsable de chercheurs indépendants en cybersécurité, nous avons été déçus par la présentation irresponsable d’IOActive ».

Un porte-parole de la société a déclaré qu'en enquêtant sur les affirmations d'IOActive, Boeing avait été jusqu'à mettre un véritable Boeing 787 en « flight mode » pour effectuer des tests. Une fois dans ce mode, les ingénieurs en sécurité de Boeing ont tenté d'exploiter les vulnérabilités exposées par Santamarta. Ils ont constaté qu'ils ne pouvaient pas mener une attaque avec succès. Honeywell, qui a fourni à Boeing le code CIS / MS, a également déclaré dans un communiqué : « Après de nombreux tests, Honeywell et ses partenaires ont déterminé que la sécurité des vols ne présentait aucune menace, les systèmes critiques du 787 ne pouvant en être affectés ».


Des « mécanismes de protection supplémentaires »

Les revendications d'attaque d'IOActive, ainsi que les réfutations de Honeywell et de Boeing, sont basées sur l'architecture spécifique des composants internes du 787. Les systèmes numériques du Dreamliner sont divisés en trois réseaux:
  • un réseau de données ouvert (Open Data Network), où sont placés des composants non sensibles comme le système de divertissement en vol;
  • un réseau de données isolé (Isolated Data Network), qui comprend des composants un peu plus sensibles, tels que le CIS / MS, ciblés par IOActive;
  • et enfin le Common Data Network, le plus sensible des trois, qui se connecte aux systèmes d'avionique et de sécurité de l'avion.

Santamarta affirme que les vulnérabilités qu’il a trouvées dans le CIS / MS, pris en sandwich entre l’ODN et le CDN, fournissent un pont entre l’un et l’autre.

Mais Boeing affirme qu’il dispose à la fois de « mécanismes de protection supplémentaires » dans le CIS / MS qui empêcheraient l’exploitation de ses bogues depuis l’ODN, et d’un autre périphérique matériel entre l’IDN semi-sensible (où se trouve le CIS / MS) et le très sensible CDN. Selon la société, cette seconde barrière ne permet que le transfert de données d’une partie du réseau à l’autre, plutôt que des commandes exécutables qui seraient nécessaires pour affecter les systèmes critiques de l’avion.

« Bien que nous ne fournissions pas de détails sur nos mesures et protections en matière de cybersécurité pour des raisons de sécurité, Boeing est confiant que ses avions sont à l'abri de la cyberattaque », conclut la société.

Boeing a déclaré avoir également consulté l'administration fédérale de l'aviation et le département de la Sécurité intérieure des États-Unis au sujet de l'attaque de Santamarta. Un porte-parole de la FAA a déclaré que l’administration était « satisfaite de l’évaluation du problème faite par le fabricant ».


Plusieurs chercheurs ne sont pas satisfaits de la conclusion de Boeing

Même en accordant du crédit aux affirmations de Boeing concernant ses barrières de sécurité, les failles découvertes par Santamarta sont tellement flagrantes qu’elles ne devraient pas être écartées, déclare Stefan Savage, professeur d’informatique à l’Université de Californie à San Diego, qui travaille actuellement avec d’autres chercheurs universitaires sur une plateforme de test de cybersécurité avionique. « L'affirmation selon laquelle on ne devrait pas s'inquiéter d'une vulnérabilité, car d'autres protections empêchent son exploitation, a un très mauvais historique en matière de sécurité informatique », déclare Savage. « Typiquement, là où il y a de la fumée, il y a du feu ».

Savage souligne en particulier une vulnérabilité mise en évidence par Santamarta dans une version du système d’exploitation intégré VxWorks, personnalisée dans ce cas pour Boeing par Honeywell. Santamarta a constaté que lorsqu'une application demande à écrire dans la mémoire de l'ordinateur sous-jacent, le système d'exploitation personnalisé ne vérifie pas correctement qu'il ne surcharge pas le noyau, la partie la plus sensible du système d'exploitation. Selon Savage, combiné avec plusieurs bogues au niveau de l'application, Santamarta a constaté que la vulnérabilité dite d'escalade de privilèges de contrôle des paramètres représente une faille sérieuse, rendue encore plus sérieuse par l'idée que VxWorks s'exécutera probablement dans de nombreux autres composants de l’avion qui pourraient avoir le même bogue.

« Chaque logiciel contient des bogues. Mais ce n’est pas là que je voudrais trouver les bogues. Vérifier les paramètres de l’utilisateur, c’est la sécurité de base », déclare Savage. « Ils ne devraient pas avoir ce genre de vulnérabilités directes, en particulier dans le noyau. De nos jours, il serait inconcevable pour un système d'exploitation grand public de ne pas vérifier les paramètres du pointeur de l'utilisateur, alors je m'attendrais à la même chose d'un avion ».

Un autre chercheur universitaire en cybersécurité en avionique, Karl Koscher, de l’Université de Washington, a déclaré avoir découvert des problèmes de sécurité aussi graves dans un composant d’aéronef que ceux signalés par Santamarta dans CIS / MS. « Peut-être que Boeing l'a délibérément traitée comme non fiable et que le reste du système peut gérer cette partie non fiable », a déclaré Koscher. « “Peu importe, car les mesures d'atténuation sont plus poussées" n'est pas une bonne réponse. Surtout si certaines des mesures d'atténuation s'avèrent moins solides que vous ne le pensez. »


Koscher indique également l'accès CIS / MS à l’Electronic Flight Bag, qui regorge de documents et de matériel de navigation auxquels le pilote d'un avion peut se référer via une tablette dans le cockpit. La corruption de ces données pourrait provoquer une forme de chaos. « Si vous pouvez créer de la confusion et de la désinformation dans le poste de pilotage, cela pourrait conduire à de très mauvais résultats », fait remarquer Koscher.

Un porte-parole de Boeing a déclaré que l’Electronic Flight Bag ne pouvait pas non plus être compromis depuis CIS/MS, même si les deux systèmes se trouvaient dans la même partie du réseau du 787.

Conclusion

Il faut préciser que ni Savage ni Koscher ne croient que, sur la seule base des découvertes de Santamarta, un pirate informatique pourrait constituer un danger immédiat pour un avion ou ses passagers. « Nous sommes loin d'une menace imminente pour la sécurité », a déclaré Savage tout en précisant que « Boeing a du travail à faire ».

Il est difficile de déterminer si les conclusions d'IOActive représentent réellement un pas en avant vers une attaque sérieuse, simplement en raison de la logistique impossible de la recherche sur la sécurité des avions. Des entreprises comme Boeing ont les moyens de tester de manière exhaustive la sécurité d'un avion, mais elles ont également de graves conflits d'intérêts sur les résultats publiés.

Les recherches de Santamarta, en dépit des réfutations et des assurances de Boeing, devraient rappeler que la sécurité des aéronefs est loin d'être un domaine épargné en matière de cybersécurité. « Ceci est un rappel que les avions, comme les voitures, dépendent de systèmes informatiques en réseau de plus en plus complexes », a déclaré Savage. « Ils ne pourront pas échapper aux vulnérabilités qui vont avec ».

Source : Wired
14  0 
Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/08/2019 à 21:40
Boeing travaillerait sur un nouveau système de contrôle de vol pour son 737 MAX
Dont le fonctionnement repose sur deux ordinateurs plutôt qu’un seul

Boeing a récemment annoncé avoir entrepris la refonte totale du système de contrôle de vol de son 737 MAX. Pour rappel, cet avion est interdit de vol depuis près de cinq mois parce que les régulateurs de l’aviation civile à l’échelle mondiale le jugent encore trop dangereux pour reprendre du service, après la survenue des deux catastrophes aériennes distinctes impliquant ce modèle qui ont couté la vie à 346 personnes.

D’après certaines sources proches du dossier ayant requis l’anonymat, l’avionneur américain serait en train de modifier le logiciel du système de contrôle de vol automatisé de son 737 MAX afin qu’il utilise un deuxième ordinateur de contrôle de vol pour le rendre plus fiable. Le nouveau logiciel fera en sorte que le fonctionnement de l’ensemble du système de contrôle de vol de l’avion, y compris le MCAS, repose sur deux ordinateurs plutôt que sur un seul. La prise en charge des données fournies simultanément par ces deux ordinateurs de contrôle de vol, au lieu d’un seul, ajoutera la couche de sécurité liée à la redondance qui faisait jusqu’à lors cruellement défaut à ce système de vol.

Dans la nouvelle configuration, les deux ordinateurs de contrôle de vol devraient être monitorés par voie logicielle et les pilotes devraient être notifiés, lorsque ces machines fourniront des résultats en rapport avec l’altitude, l’angle d’attaque, la vitesse de l’air ou d'autres paramètres qui ne sont pas concordant. Un seul ordinateur était utilisé par le passé, car Boeing jugeait que son système était statistiquement fiable.


Lors des investigations qui ont suivi les deux crashs suscités, la FAA a découvert que le traitement des données par l’ordinateur de bord du 737 Max pouvait causer un décrochage soudain et imprévisible que les pilotes avaient beaucoup de mal à corriger pour reprendre rapidement le contrôle de l’avion. Les effets de ce dysfonctionnement sont similaires à ceux observés avec une autre vulnérabilité qui affecte la version initiale et défectueuse du dispositif de stabilisation en vol ou MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) du 737 Max, même s’ils ont des origines différentes. À titre de rappel, le MCAS utilise un moteur pour déplacer une petite aile située à la queue de l’avion - connue aussi comme étant un stabilisateur horizontal - qui permet d’ajuster les mouvements ascendants et descendants (trim) de l’avion. La seconde défaillance relevée par la FAA pourrait inciter cette même aile à se déplacer sans que le pilote ait au préalable initié la réalisation de cette opération.

De son côté, l’organisme européen de réglementation de l’aviation (AESA) a dressé une liste détaillée de cinq exigences majeures auxquelles Boeing doit répondre avant d’autoriser la remise en service du 737 Max. Cette liste fait suite à l’examen général et indépendant du système de commandes de vol des avions 737 dans son intégralité, un examen diligenté par l’AESA qui s’est concentré sur les différences entre la variante Max et l’ancien modèle. Outre les défaillances critiques mentionnées précédemment, l’AESA est préoccupée par : la difficulté potentielle des pilotes à tourner le volant de compensation manuelle de l’avion, le manque de fiabilité des capteurs d’angle d’attaque du Max, les procédures de formation inadéquates et le fait que pilote automatique du jet ne se désactive pas dans certaines situations d’urgence.

Pour le moment, il est difficile de savoir si l’atténuation de ces failles requiert une simple mise à jour du logiciel de vol du 737 MAX ou des changements plus en profondeur de l’avion lui-même, sachant que certains experts du milieu à l’instar de Gregory Travis, ingénieur logiciel chevronné et un pilote expérimenté, estiment qu’une mise à jour logicielle ne peut pas compenser les défauts de conception de cet avion et préconisent une révision complète du design de l’appareil. Boeing semble, à l’heure actuelle, privilégier la première solution.

Une fois achevé, le nouveau logiciel de vol donnera à Boeing un progiciel complet que les autorités de réglementation pourront évaluer. L’avionneur américain devrait présenter les changements tant attendus à la FAA et aux autres organismes de réglementation en septembre et espère que son 737 Max pourra reprendre son vol avant la fin de l’année, idéalement à partir du mois d’octobre.

Source : Seattle Times

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi

La FAA aurait assoupli le processus d'approbation du logiciel MCAS du Boeing 737 Max en 2017, selon les résultats d'une enquête
L'AESA exige des changements supplémentaires sur le 737 Max, dont le pilote automatique qui ne s'était pas débrayé dans certaines situations d'urgence
Boeing a tellement de 737 Max immobilisés et en attente de révision qu'il utilise le parking de ses employés pour stocker les avions
Le calvaire de Boeing continue malgré le sommet mondial organisé par la FAA pour discuter du cas des 737 Max toujours interdits de vol
10  0 
Avatar de pboulanger
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 8:37
"changer de nom pour faire oublier les problèmes" est une technique totalement maitrisée par nos politiques (RPR -> UMP -> Les Républicains). Mais je ne suis pas sûr que cela suffise à faire oublier que Boeing, pour faire des économies de bouts de chandelles, a sacrifié la sécurité de ses passagers...
9  1 
Avatar de Itachiaurion
Membre averti https://www.developpez.com
Le 08/07/2019 à 11:50
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
Pour les capteurs à rajouter franchement ça peut attendre. Il y a eu deux crashs certes, mais combien de vols parfaitement réussis ? Il est quand même peu probable qu'il y ait un nouvel accident avant quelques mois et d'ici là, tous les avions auront téléchargé suffisamment de mises à jour pour être suffisamment fiables et rendre le risque de crash négligeable.
C'est pas comme s'il y avait eu mort d'homme effectivement
7  0 
Avatar de e101mk2
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 08/07/2019 à 14:48
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message

Il suffit tout simplement de s'assurer que l'avion, à chaque fois que possible, recherche sur Internet s'il y a un nouveau push dans le GIT du projet Boeing 737 MAX et si oui, qu'il télécharge et installe la mise à jour (soit à l'arrêt via le Wi-Fi de l'aéroport, soit en plein vol lors du survol d'une antenne 4G par exemple)
J'espère qu'ils sont pas sous Windows, il serait bête qu'en plein vol, l’auto-pilote affiche "Installation de la mise à jour de Windows. N'éteignez pas votre ordinateur".

7  0 
Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 08/07/2019 à 12:08
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
qu'il télécharge et installe la mise à jour (soit à l'arrêt via le Wi-Fi de l'aéroport, soit en plein vol lors du survol d'une antenne 4G par exemple), afin que tous les avions puissent bénéficier dans l'heure des corrections commitées par les ingénieurs offshore indiens de Boeing.
j'imagine l'entrainement :

Bon les gars, aujourd'hui on va s’entraîner à survoler des antennes 4G pour que l'avion télécharge ses mises à jour.
Alors va falloir faire attention et rester concentrés (les vies de vos passagers, de votre équipage et la vôtre (accessoirement) sont en jeu) : bon c'est parti : check-list météo et ophtalmo, OK pour tout le monde ? Altitude 30 000 pieds, vous devez survoler l'antenne 4G située sur l'immeuble du 425 route de l'aéroport, 93350 Le Bourget, bonne chance
6  0 
Avatar de plegat
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/07/2019 à 22:43
Citation Envoyé par champomy62 Voir le message
Je regarde, le soucis c'est de savoir le numero du vol avant d'acheter le billet ... alors en general je le fais apres. Savez-vous s'il existe une possibilite d'avoir le numero du vol avant d'acheter le billet ?
Tu as le numéro de vol quand tu choisis tes vols... soit directement sur les sites des compagnies aériennes, soit dans google flights... par contre il faut penser à cliquer sur la petite icône qui va bien pour avoir les détails des vols.

Par exemple, je me suis tenté un Toulouse-Adelaïde, aller le 24/07, retour plus tard... il me propose Toulouse-Londres sur un A319 (vol BA377 de British Airways), Londres-PErth sur B787 (vol QF10, Quantas), et Perth-Adelaïde sur un B737 (vol QF810, Quantas aussi)... Aîe, un 737... zou, tu vas sur www.flightstats.com voir ce que c'est (tu as www.flightradar24.com aussi, ou directement sur le site de Quantas), c'est un 737-800. Ouf! Et je n'ai rien acheté...
6  0 
Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/07/2019 à 7:37
Citation Envoyé par viper1094 Voir le message
les fautes étaient évidentes. Ils en restent peut-être encore
On n'a pas fini d'en voir, je sens…

Citation Envoyé par viper1094 Voir le message
je vais me relire une dernière fois.
"Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage" (Boileau) car il en reste encore, 4 fautes d'orthographe et d'accord, 1 de typo et 1 d'ortho-typo à moins que ça ne soit l'inverse (l'erreur de typo se transforme en faute d'orthographe, ou la faute d'orthographe se mue en erreur de typo -- c'est un classique, elle est facile à trouver et ma signature te donne une piste).

Autre chose : en bas tu poses deux questions (chacune avec une faute), mais comment fait-on pour y répondre ?

Et in fine c'est quoi l'intérêt de publier un article qu'on peut trouver un peu partout sur le web, si ce n'est pour flatter son ego ("iech iech, moi j'ai un site qui déchire sa race") ?
Il suffit de taper "fausse appli" dans un moteur de recherche et la complétion propose "fausse application Samsung" en troisième ligne, une validation plus tard on découvre 785 000 résultats.
6  0 
Avatar de jc_granit
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 9:50
Ou comment prendre le client pour un imbécile!

Les clients pourraient être réticents à voler sur un avion qui a déjà crashé 2 fois tuant l'ensemble de ses passagers et membres d'équipage suite à des erreurs de conception?

Pas grave... Il suffit de changer le packaging du produit: On change le nom de "LeClientEstCon Max" en "LeClientEstCon" et on repeind le corbillard en blanc plutôt que noir, histoire que cela fasse festif!

Ah... Le marketing... C'est de l'Art avec un grand A
6  0 
Contacter le responsable de la rubrique Systèmes embarqués

Partenaire : Hébergement Web