
Et ravive le débat sur l’IoT et la vie privée
La Connectivity Standards Alliance dans laquelle on compte Apple, Google, Amazon et Samsung entre autres annonce le lancement de la version 1.0 de la norme Matter pour maisons intelligentes. La manœuvre permet de s’assurer qu’un Amazon Echo ne fonctionne pas seulement avec une sonnette connectée Ring, mais aussi avec une sonnette Google Nest. C’est l’un des points pour lesquels l’initiative fruit du travail de plus d’une centaine d’entreprises marque un point. Néanmoins, un bémol demeure : Matter 1.0 s’appuie sur des serveurs distants pour le traitement des données. L’initiative ravive donc le débat sur l’IoT et les risques liés à la vie privée.
Qu'est-ce que Matter et quel est l'objectif derrière cette norme ?
Matter est un nouveau protocole d'interopérabilité pour la maison intelligente, lancé dans le cadre d'un effort commun par une poignée de grands acteurs du secteur. On compte Apple, Samsung, Amazon, Google et Zigbee Alliance dans ce lot. Près de 200 entreprises sont impliquées. L’intérêt : mettre un terme au désordre qui a cours dans la sphère de la maison intelligente. En effet, avant le lancement de la norme, les utilisateurs devaient s'assurer que les concentrateurs dédiés peuvent être reliés aux bons périphériques, et aussi décider quels appareils conviennent à leur maison en fonction de l'assistant et de l'écosystème dans lesquels ils sont déjà intégrés.
C'était l'équivalent de ne pas pouvoir passer d'une console de jeux à une autre pour jouer au même jeu, ou d'être prisonnier d'une plateforme de streaming musical en raison de la bibliothèque que l’utilisateur a constituée. Avec Matter 1.0, la maison intelligente se veut être toute autre chose qu’un champ de bataille entre constructeurs. C'est la raison de la mise sur pied de ce protocole d’interopérabilité entre appareils connectés de différents écosystèmes.
Matter relance le débat sur l’Internet des Objets et la vie privée
Ceci pour une raison simple : le traitement des données ne se fait pas de façon locale. C’est dire que des données personnelles transitent par les serveurs d’un Apple, Amazon ou Google. Le Scandale Cambridge Analytica est une illustration du traitement que les géants technologiques sont susceptibles d’accorder à de tels contenus. En une phrase : les données personnelles des utilisateurs constituent une opportunité pour les entreprises de la filière de se faire de l’argent au détriment de la vie privée des utilisateurs. Et le tableau est susceptible de gagner en noirceur avec l’IoT. C’est l’une des raisons pour lesquelles le PDG de la firme de sécurité Kaspersky avait qualifié l’Internet des objets d’Internet des menaces. Stallman est allé plus loin sur la question en soulignant que le problème de la sphère de l’IoT est que les acteurs privilégient l’utilisation de logiciels propriétaires au détriment des logiciels libres.
De son point de vue, l’adoption de logiciels libres à plus grande échelle permettrait de garantir une meilleure protection des données et de la vie privée des utilisateurs d’objets connectés. Home Assistant fait partie de ce lot. C’est une solution à code source ouvert. Elle permet la prise en charge de nombreux appareils de façon locale. Tout ce qui s’appuie sur Zigbee ou Zwave est pris en charge de façon locale au travers de cette solution.
Source : Connectivity Standards Alliance
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