
Et ravive le débat mondial sur la possibilité d’une utilisation éthique de tels outils
Le Comité de surveillance de la ville de San Francisco a voté pour donner à la police la possibilité de déployer des robots capables de tuer des humains. Le Département de police de la ville pourra donc lancer ces outils pour tuer des suspects que les forces de l’ordre considèrent comme une menace suffisante pour que « le risque de mort pour les membres du public ou les officiers soit imminent et l’emporte sur toute autre option à la disposition des policiers. » La décision divise l’opinion sur la possibilité d’une utilisation éthique des robots tueurs.
La police de San Francisco entend déployer des robots équipés de charges explosives « pour entrer en contact, neutraliser ou désorienter un suspect violent, armé ou dangereux » lorsque des vies sont en jeu. Ces robots peuvent pilotés à distance par des humains être utiles dans de telles situations. Le cas du sniper de Dallas qui s’est retranché dans un parking et qui a pu tuer 5 officiers de police l’illustre. C’est avec un robot Remotec F5A équipé de charges explosives que les forces de l’ordre ont pu le mettre hors d’état de nuire.
L’Electronic Frontier Foundation reste néanmoins d’avis que la police ne devrait pas avoir la permission de tuer des humains à l’aide de robots. « Cette décision permettrait à la police d'amener des robots armés à chaque arrestation et à chaque exécution d'un mandat de perquisition dans une maison, un véhicule ou un appareil. Selon la façon dont la police choisit de définir les mots "critique" ou "urgent", elle pourrait même amener des robots armés à une manifestation », commente l’EFF.
C’est du bien commun dont il est question sur ces débats en lien avec la mise à contribution de robots tueurs. Sur la question, le Comité d’éthique de l’armée française prend position et signe : « De tels systèmes sont acceptables à condition qu’ils soient toujours supervisés par l’Homme. En revanche, les systèmes d'armes létales complètement autonomes, qui excluent tout contrôle humain, pourraient donc se révéler dangereux et doivent être interdits. » La France indiquait ainsi jusqu’à quel niveau elle serait prête à aller dans l’utilisation de tels outils. D’ailleurs, les dix-huit membres civils et militaires de ce comité avaient indiqué que « la France confirme qu’elle ne développera et n’emploiera pas de systèmes d’armes létaux pleinement autonomes. »
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