Après l’introduction de mesures destinées à assurer sa domination en matière d’intelligence artificielle, l'administration Trump se tourne vers les robots. Le secrétaire au Commerce Howard Lutnick procède à des rencontres avec les PDG de l'industrie robotique et s'est même déjà engagé à fond dans l'accélération du développement de ce secteur.L’administration Trump envisage de publier un décret sur la robotique l'année prochaine. Le secrétaire au Commerce Howard Lutnick déclare à ce propos que : « Nous nous engageons en faveur de la robotique et de la fabrication de pointe, car elles sont essentielles pour ramener la production critique aux États-Unis. » Le Département des Transports s'apprête également à annoncer la création d'un groupe de travail sur la robotique, probablement avant la fin de l'année.
Secretary Lutnick addressed my exclusive reporting today about the Trump administration focusing on robotics.
— Yasmin Khorram (@YasminKhorram) December 3, 2025
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Le PDG de l’entreprise américaine Nvidia reconnait que les concurrents chinois en matière d'intelligence artificeille sont devenus « redoutables »
Les États-Unis ont pris des mesures rigoureuses pour ralentir l'industrie technologique chinoise. Ces mesures comprennent des restrictions à l'exportation, des sanctions contre les entreprises chinoises, la limitation de la coopération, etc. Pourtant, la Chine ne cesse d’aller de l’avant en matière d’intelligence artificielle. Elle surpasse même les États-Unis dans certains domaines. Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, déclare à ce propos que les rivaux chinois ont évolué et sont devenus « assez redoutables ». Dans le même temps, il estime que les droits de douane controversés imposés par Donald Trump pour réindustrialiser les États-Unis constituent une « vision incroyable ».
Dans une entretien accordé à Bloomberg, Jensen Huang souligne que les rivaux chinois comblent le vide laissé par les entreprises américaines contraintes d'abandonner ce marché en raison des restrictions commerciales imposées par les États-Unis. Les analystes avertissent depuis des années que les restrictions américaines pourraient avoir un effet inverse à celui recherché, en favorisant l'innovation et en consolidant le pouvoir des géants chinois.
Le géant chinois Huawei qui figurait sur la liste noire du gouvernement américain est devenu « tout à fait redoutable », indique-t-il. Jensen Huang a affirmé : « comme tout le monde, ils doublent, voire quadruplent leurs capacités chaque année. Et le volume augmente considérablement ».
Jensen Huang a souligné que l'écart entre les performances des produits américains et leurs alternatives chinoises se réduit. La dernière puce d'IA de Huawei offre des « performances similaires » à celles de la puce H200 de Nvidia, un composant qui était à la pointe de la technologie jusqu'à son remplacement ces derniers mois. En vertu des restrictions, Nvidia ne peut pas expédier sa puce H20 en Chine. Ce composant clé est une version dégradée du H200.
Jensen Huang explique à propos de cette puce : « il n'est pas possible de dégrader davantage les capacités du produit. Nvidia envisage des alternatives potentielles au H20, mais n'a pas de puce prévue pour l'instant. Lorsqu'elle le fera, l'entreprise devra demander l'autorisation de Washington. Il ne faut pas sous-estimer l'importance du marché chinois. C'est là que se trouve la plus grande population de chercheurs en intelligence artificielle au monde ».
Selon plusieurs rapports, l'industrie chinoise se tourne de plus en plus vers les alternatives offertes par Huawei. Ainsi, les restrictions américaines pourraient non seulement favoriser la Chine dans la course mondiale à l'IA, mais aussi transformer Huawei en une puissance mondiale en matière de puce d'intelligence artificielle.
De nombreux indicateurs laissent penser que la Chine a une longueur d’avance considérable sur les Etats-Unis en matière de robotique
Les Etats-Unis et la Chine sont engagés dans une course à l'armement de robots à 4 pattes pour des applications militaires. En 2024, l'armée chinoise a récemment dévoilé un nouveau type de compagnon de combat pour ses soldats : un robot-chien avec une mitrailleuse attachée à son dos.
Dans une vidéo diffusée par l'agence de presse gouvernementale CCTV, on voit des membres des militaires chinois opérer sur un champ de tir aux côtés d'un robot à quatre pattes sur lequel est monté ce qui semble être une variante du fusil d'assaut QBZ-95 de 5,8 x 42 mm, dans le cadre des récents exercices militaires conjoints Golden Dragon 24 menés par la Chine et le Cambodge dans le golfe de Thaïlande.
Dans un scénario, les soldats chinois se tiennent de part et d'autre d'une porte tandis que le chien robot pénètre dans le bâtiment devant eux ; dans un autre, le robot tire une rafale de balles alors qu'il avance sur une cible.
« Il peut servir de nouveau membre dans nos opérations de combat urbain, remplaçant nos membres pour mener la reconnaissance, identifier l'ennemi et frapper la cible pendant notre entraînement », rapporte la CCTV des propos d’un soldat chinois montrant le robot en train d'opérer.
Du point de vue du développeur informatique, il s’agit de kits matériel - à la présentation visuelle similaire à celle d’un chien sur pattes – programmable via des API fournies par les constructeurs. C’est au travers de ces dernières, ainsi que d’une série de modules d’extensions, que le développeur peut aller à l’essentiel de l’application à mettre en œuvre.
Ces robots s’appuient à la base sur des applications à de la détection et suivi d’objets. Dans ce cas, il y a au préalable collecte des images provenant de caméras avant puis détection d’objet sur une classe spécifiée. Cette détection utilise Tensorflow via le tensorflow_object_detector. Il accepte n'importe quel modèle Tensorflow et permet au développeur de spécifier un sous-ensemble de classes de détection incluses dans le modèle. Il effectue cet ensemble d'opérations pour un nombre prédéfini d'itérations, en bloquant pendant une durée prédéfinie entre chaque itération. L'application détermine ensuite l'emplacement de la détection la plus fiable de la classe spécifiée et se dirige vers l'objet.
L’application est organisée en trois ensembles de processus Python communiquant avec le robot Spot. Le diagramme des processus est illustré ci-dessous. Le processus principal communique avec le robot Spot via GRPC et reçoit constamment des images. Ces images sont poussées dans la RAW_IMAGES_QUEUE et lues par les processus Tensorflow. Ces processus détectent des objets dans les images et poussent l'emplacement dans PROCESSED_BOXES_QUEUE. Le thread principal détermine alors l'emplacement de l'objet et envoie des commandes au robot pour qu'il se dirige vers l'objet....
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