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La Chine déploie des robots policiers dans les villes afin de promouvoir l'usage des humanoïdes au quotidien
La controverse mondiale autour d'aspects comme les atteintes à la vie privée refait surface

Le , par Patrick Ruiz

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La Chine déploie des robots policiers dans les villes afin de promouvoir l'usage des humanoïdes au quotidien
La controverse mondiale autour d’aspects comme les atteintes à la vie privée refait surface

La Chine déploie des robots policiers dans les villes afin de promouvoir l'usage des humanoïdes dans la vie quotidienne. Ces ensembles équipés de caméras et d'écrans patrouillent de manière autonome sur les trottoirs et aux carrefours. Ils peuvent interagir avec le public, diffuser des messages et même diriger la circulation, transformant ainsi la science-fiction en réalité quotidienne. L’initiative similaire à d’autres à l’échelle mondiale ravive la controverse autour d’aspects comme les atteintes à la vie privée.


Les ingénieurs et dirigeants de la filière robotique reconnaissent que bien que des progrès significatifs aient été réalisés, la transition de prototypes à des robots utilitaires est plus longue que prévue par les investisseurs. Le fait est que les concepteurs de robots reconnaissent désormais que le battage médiatique en la matière devance la réalité. C’est ce qui ressort d’un récent exposé de Rodney Brooks, cofondateur d’iRobot, dans lequel il indique que l’une des erreurs les plus importantes de la filière de la robotique est de faire une fixation sur la forme humaine. Et c’est justement l’un des griefs que des observateurs relèvent à propos de ces robots policiers lancés en Chine. D’avis d’internautes, la forme humaine n’est pas nécessaire pour un ensemble qui joue à peu près le rôle de feux de signalisation.



Les robots policiers : une solution de maintien de l’ordre qui divise

L'introduction de cette technologie policière suscite l'inquiétude de certains défenseurs des droits de l’Homme qui s'interrogent sur le respect de la vie privée et sur le budget, et qui craignent que les populations ne veuillent pas vivre dans des villes patrouillées par des robots.

En juin 2023, la Legal Aid Society a demandé au département des enquêtes de la ville de New York d'enquêter sur le déploiement des technologies de surveillance, estimant qu'elles violaient la loi sur le contrôle des technologies de surveillance par la police (Police Oversight of Surveillance Technology Act). Dans un communiqué de presse, la Legal Aid Society a indiqué que le public ne voulait surtout pas des Digidogs, une technologie qu'elle a qualifiée de « robot dystopique ».

Le 11 avril 2023, la police de New York a annoncé de nouvelles technologies de surveillance qu'elle commencerait à utiliser immédiatement, notamment un robot de sécurité autonome K5, le DigiDog robotique de Boston Dynamics et les pistolets de repérage GPS StarChase. D'autres technologies comprennent également une technologie de numérisation des empreintes digitales qui permettra aux agents de la police de New York de numériser les empreintes digitales directement à partir de leur téléphone portable et une nouvelle technologie de « réalité augmentée » disponible sur les téléphones de certains agents de la police de New York qui leur permettra de « mieux visualiser les données [contenues dans le système de connaissance du domaine] », un vaste réseau urbain de capteurs, de bases de données, d'appareils, de logiciels et d'infrastructures que la police utilise pour ses enquêtes.

Selon la Legal Aid Society, ces technologies n'ont fait l'objet d'aucune nouvelle politique en matière d'impact et d'utilisation, et le délai obligatoire de 45 jours accordé au public pour formuler des avis n'a pas été respecté. Dans le cas précis du DigiDog, les New-Yorkais ont déjà rejeté cette technologie. « La police de New York l'a achetée et rendue en 2021 après l'avoir utilisée pour cibler et terrifier des personnes dans des logements sociaux. Le public ne veut clairement pas de ce robot dystopique », déclare la Legal Aid Society. La police de New York tente de contourner les étapes requises par la loi afin de l'ajouter à son arsenal de surveillance sans l'avis de la communauté. « La police de New York a introduit cinq nouvelles technologies en 2023, en violation flagrante de la loi POST », a déclaré Shane Ferro, avocat de l'unité de criminalistique numérique de la Legal Aid Society.



Depuis des décennies, l’imaginaire collectif nourrit l’idée que l’avenir des robots passe nécessairement par des formes humaines. Les démonstrations de Boston Dynamics, Tesla Optimus ou encore Figure AI entretiennent cette vision d’un futur où des androïdes accompliraient toutes les tâches humaines.

L’humanoïde séduit l’œil, rassure l’investisseur et capte l’attention des médias, mais il masque un gouffre technique. Dans un entrepôt, une usine ou une maison, les environnements sont chaotiques, remplis d’imprévus. Ce que l’on montre lors d’une démo calibrée ne tient pas lorsqu’on confronte la machine à la complexité réelle. Le décalage entre le rêve et l’usage pratique est abyssal.

À l’inverse de ses concurrents, Brooks mise sur la sobriété. Sa société Robust.AI développe des robots collaboratifs conçus pour l’industrie logistique. Plutôt que d’imaginer un humanoïde manipulant des cartons, ses ingénieurs ont conçu des chariots intelligents capables de suivre les opérateurs, de réduire leurs déplacements et de fluidifier les flux de travail.

Ces robots ne remplacent pas l’humain : ils le secondent. Brooks insiste : la valeur économique d’un robot ne réside pas dans sa ressemblance avec l’Homme, mais dans sa capacité à soulager, accélérer et simplifier des tâches précises.

Or, ce type d’innovation est souvent jugé « ennuyeux » par les investisseurs, habitués aux promesses spectaculaires. Pourtant, le marché de la logistique mondiale se chiffre en trillions de dollars, et c’est là que la robotique peut changer la donne, loin des chimères d’un majordome métallique universel.

L’entreprise West Japan Railways par exemple utilise un robot humanoïde géant pour entretenir les voies ferrées et effectuer d'autres tâches critiques. Son opérateur, assis dans un cockpit sur le camion, voit à travers les yeux du robot grâce à des caméras et actionne à distance ses puissants membres et mains. Avec une portée verticale de 12 mètres, la machine peut utiliser divers accessoires afin de porter des objets pesant jusqu'à 40 kg, tenir un pinceau pour peindre ou utiliser une tronçonneuse.

Et vous ?

Le succès de produits « modestes » comme le Roomba ne prouve-t-il pas que l’innovation repose davantage sur la simplicité que sur le spectaculaire ?

Les géants de la Tech, qui investissent massivement dans les humanoïdes, sont-ils dans une stratégie de communication plutôt que de véritable rentabilité industrielle ?

L’approche de Rodney Brooks, axée sur des solutions discrètes mais concrètes, peut-elle séduire à long terme des marchés dominés par l’attrait du sensationnel ?

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