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Grâce à l'IA et à une interface cerveau-ordinateur, un patient atteint de SLA et incapable de parler peut exercer un emploi à temps plein,
Les interfaces BCI illustrent le dilemme entre utilité et intrusivité

Le , par Patrick Ruiz

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Grâce à l'IA et à une interface cerveau-ordinateur, un patient atteint de SLA et incapable de parler peut exercer un emploi à temps plein
Les interfaces BCI illustrent le dilemme entre utilité et intrusivité

Selon des chercheurs de l'université de Californie à Davis, une interface cerveau-ordinateur implantée a permis à Casey Harrell, un patient atteint de SLA (sclérose latérale amyotrophique) incapable de parler, de synthétiser des phrases à partir de son activité cérébrale avec une précision de 99 % lors de tests contrôlés et d'environ 92 % dans la vie quotidienne. Des rapports font état de ce que le système est utilisé à domicile depuis 2023, aidant ce dernier à communiquer naturellement, à contrôler un ordinateur et à reprendre un travail à temps plein sans que les chercheurs aient besoin de superviser chaque session. Le système ravive le débat sur le rapport entre utilité et intrusivité étant donné qu’il nécessite une ouverture de la boite crânienne pour son insertion.

Une équipe de scientifiques de l’Université de Californie à Davis a publié un article détaillant une étude menée sur plusieurs années portant sur un système d’interface cerveau-ordinateur (BCI) implanté chez un patient atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA, également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig). Cette maladie détruit les motoneurones et entraîne une perte du contrôle moteur, puis une paralysie. Selon l’équipe, leur patient, Casey Harrell, vit depuis 2023 avec des implants cérébraux qui continuent de fonctionner à date, lui permettant non seulement de contrôler le curseur d’un ordinateur par la pensée, mais aussi de parler. Le neurochirurgien de Davis, David Brandman, co-chercheur principal et co-auteur principal de l’article, ainsi que le chirurgien qui a posé l’implant de Casey Harrell, décrivent les résultats publiés comme le franchissement d’un cap dans la technologie des implants cérébraux : non seulement celui de Casey Harrell fonctionne bien au quotidien depuis 2023, mais il est également d’une précision incroyable.

Lors de tests contrôlés, le système a réussi à synthétiser des phrases à partir de l’activité cérébrale du patient avec une précision de 99 % ; en dehors du laboratoire, dans le cadre d’une utilisation quotidienne, Harrell a tout de même estimé que le système était précis dans 92 % des cas. « Ce qui compte le plus à mes yeux, c’est que cela permette une communication quotidienne à un homme qui souhaite parler mais en est incapable », a déclaré Brandman lors d’une interview. « Bien qu’il soit paralysé, [Harrell] a repris le travail à temps plein et entretient des conversations enrichissantes avec sa fille, qui n’a jamais entendu le son de sa voix. »

Les travaux antérieurs dans le domaine de l’interface cerveau-ordinateur (BCI) exigeaient soit que les chercheurs soient présents au domicile du patient chaque fois que celui-ci utilisait la technologie, soit que le patient se rende chez les chercheurs. Ce n’est pas le cas ici : le système permet à l’équipe de soins à domicile de le connecter elle-même au dispositif, ce qui lui a permis de l’utiliser pendant plus de 3800 heures au cours des dernières années. D’après la date de dépôt de l’étude, cela signifierait que Harrell utilisait le dispositif en moyenne plus de cinq heures par jour. « C’est une vie plus riche en activités dynamiques, avec mes amis, ma famille et mes collègues, et c’est quelque chose qui me permet de communiquer de manière plus naturelle que n’importe quelle autre technologie que j’ai pu essayer », a déclaré Harrell à l’UC Davis via son système d’interface cerveau-ordinateur (BCI).


Le dispositif vient allonger une longue liste de ceux à controverse en raison du dilemme entre leur potentielle utilité et les dangers en lien avec leur utilisation.

En Suède par exemple, on compte des milliers de personnes avec des puces RFID sous-cutanées. C’est le genre de chose qu’on ne voit en principe que dans les films de science-fiction, mais depuis 2015, les Suédois ont translaté cette pratique dans la réalité. Après l’ouverture du bal par les employés de la startup scandinave Epicenter, on assiste pratiquement à un phénomène de mode dans le pays depuis 2018.

De façon brossée, pour être transformées en terminal de communication NFC, les puces électroniques sont injectées entre le pouce et l’index pour 180 $. Il s’agit de bornes de communication en champ proche (CCP ou NFC en anglais) de la taille d’un grain de riz. Pour rappel, la technologie CCP permet des communications de proximité (quelques centimètres) entre un lecteur et n’importe quel terminal mobile (tag CCP), ou entre les terminaux eux-mêmes, et ce, à un débit de 424 kbit à la seconde. Concrètement, l’humain (devenu tag CCP) peut communiquer avec un terminal par le biais d’un champ magnétique.

Certains demandeurs sont issus du dynamique milieu des startups du pays, mais aussi de « gros » comme les compagnies de chemin de fer. Les usages sont multiples : stockage (des coordonnées en cas d’urgence, de profils de réseaux sociaux, de billets électroniques pour les événements et les voyages, etc.), accès aux domiciles, bureaux, gymnases, etc. « Les puces sont conçues pour accélérer les opérations de routine et simplifier la vie », écrit NPR.


Les ordinateurs à insérer dans le crâne, sur lesquels travaille Neuralink d’Elon Musk, sont tout aussi sujets à controverse. En effet, la technologie est intrusive : elle demande d’ouvrir le corps humain pour son insertion. L’utilité mise en avant par l’entreprise derrière la technologie est pourtant noble : augmenter les capacités des humains dans le but de les préparer à une ère d’apocalypse durant laquelle les robots pourraient chercher à dominer sur les hommes.

Source : Udavis

Et vous ?

Accepteriez-vous de recevoir un implant cérébral pour gagner en productivité dans vos tâches journalières de développeur informatique ?
Que pensez-vous d’un monde dans lequel les gens se baladeraient dans les rues en arborant de tels dispositifs ?

Voir aussi :

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Le Pentagone met au point un prototype d'interface cerveau-machine ne nécessitant pas de percer de trou dans la tête du sujet

Huit salariés d'une société en Belgique se sont fait volontairement implanter sous la peau une puce électronique qui fait office de badge
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/06/2026 à 9:49
Grâce à l'IA et à une interface cerveau-ordinateur, un patient atteint de SLA et incapable de parler peut exercer un emploi à temps plein
Et c'est cette même IA qui va virer ce patient de son emploi à temps plein!

Elle est pas belle la vie?
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 18/06/2026 à 12:28
Citation Envoyé par Superman2004 Voir le message
Même si l'IA est souvent sujet à controverse on ne peut pas nier qu'elle est bénéfique pour de nombreuse personnes
On se calme avant de tirer des conclusions

Le gars ne s'est pas fait injecter un LLM, hein.

Le mot IA ici n'est pas le même que pour les cochonneries issues de OpenIA et autres GPT. Et heureusement pour ce patient, d'ailleurs

Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
[...]L’utilité mise en avant par l’entreprise derrière la technologie est pourtant noble : augmenter les capacités des humains dans le but de les préparer à une ère d’apocalypse durant laquelle les robots pourraient chercher à dominer sur les hommes. [...]
Ça c'est du Musk tout craché
"On aura une voiture autonome qui vous déposera au bureau tous les jours, qui ira servir de taxi pendant que vous travaillez et qui reviendra vous chercher après" (Musk depuis des années)
"On ira vivre sur Mars très bientôt".
"Hyperloop va révolutionner les moyens de transport"
"On va envoyer des datacenters dans l'espace"

Au bout d'un moment, on sait que le bonhomme est sujet à l'exagération - je ne sais pas s'il croît lui-même à ses délires ou s'il est juste très doué pour faire la danse du ventre aux actionnaires.
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Avatar de Superman2004
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 18/06/2026 à 10:40
Même si l'IA est souvent sujet à controverse on ne peut pas nier qu'elle est bénéfique pour de nombreuse personnes
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