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L'armée américaine attribue un contrat de 468 millions de dollars pour un système laser animé par une intelligence artificielle et déjà utilisé pour détruire 3 drones lancés par l'Iran contre les USA

Le , par Patrick Ruiz

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Le système dénommé Locus X3 a été utilisé selon des rapports pour « détruire des drones qui représentaient une menace physique pour le personnel américain et les partenaires du Service des douanes et de la protection des frontières. » Ce dernier allonge la liste des cas qui attestent de ce que la guerre à base de robots et d’intelligence artificielle est une réalité sur les champs de bataille.

Cette semaine, l’armée américaine a utilisé le système Locus X3 pour abattre trois drones près de la frontière américano-mexicaine. L'opération s'est déroulée dans la nuit du 25 au 26 août, aux abords de la vallée du Rio Grande, au Texas, et a été menée par la Force opérationnelle interarmées de la frontière sud (JTF-SB), qui relève du Commandement nord-américain. Les autorités ont confirmé que, au cours de l’opération, les agents ont utilisé une technologie dérivée du système « High-Energy Multipurpose Laser » (AMP-HEL) de l’armée, un programme militaire axé sur la mise en œuvre de lasers à haute énergie pour développer de nouvelles capacités de défense.


Le LOCUST X3 est un système d'arme laser à énergie dirigée (laser à état solide) de troisième génération qui utilise l’IA pour la détection, la classification et la hiérarchisation des cibles prioritaires.

Il est conçu par l'entreprise américaine AeroVironment pour intercepter des menaces aériennes de type drone. Présenté en mars 2026, il s'est imposé en septembre 2026 en décrochant un contrat historique de près de 500 millions de dollars auprès de l'US Army. Surnommé le « tueur du Groupe 3 », il cible spécifiquement les drones de petite à moyenne taille (jusqu'à 600 kg) ainsi que les drones de surface maritimes.

Il Intègre un laser à état solide ajustable et évolutif d'une puissance allant de 20 à plus de 35 kilowatts. Il dispose d'une ouverture de sortie élargie par rapport aux versions précédentes, permettant une plus longue portée opérationnelle et une meilleure concentration de l'énergie (densité de puissance en Watts/cm²). Il est équipé de capteurs de suivi de précision EO/IR (Électro-Optique / Infrarouge) pour acquérir visuellement les cibles de jour comme de nuit. Il est conçu selon une approche d’architecture ouverte modulaire et peut donc s’installer sur :

  • Des véhicules tactiques terrestres (comme le Joint Light Tactical Vehicle - JLTV ou l'Infantry Squad Vehicle - ISV).
  • Des configurations palettisées fixes ou semi-fixes.
  • Des navires de guerre (plateformes maritimes).

Le système ne nécessite pas de munitions physiques à stocker. Tant que le système reçoit de l'énergie électrique, son chargeur est virtuellement infini pour un coût inférieur à 5 dollars par tir. Il est construit en grande partie avec des pièces disponibles sur le marché civil pour faciliter la production de masse et réduire les coûts.

Côté software, il s’appuie sur le logiciel propriétaire de contrôle de tir et de commandement (C2) développé par AeroVironment. Il fonctionne de manière agnostique vis-à-vis du matériel. Le logiciel utilise des algorithmes d'IA pour assurer de manière autonome la détection, la classification et la hiérarchisation des cibles prioritaires.

Le contrôle de tirs de précision V-Halo assure le verrouillage et le suivi multi-cibles en temps réel. Il calcule le point d'impact optimal et maintient le faisceau focalisé de 5 à 7 secondes d'affilée sur une cible en mouvement pour faire fondre ses composants.

Son interface opérateur simplifiée est conçue pour réduire la charge mentale, la console s'apparente à une manette de jeu vidéo. L'opérateur humain peut superviser les engagements automatisés par l'IA ou reprendre le contrôle manuel à tout moment.


La guerre basée sur l'intelligence artificielle et la robotique est bel et bien une réalité sur les champs de bataille

Ciblage algorithmique de masse à Gaza

L'armée israélienne a industrialisé l'identification de cibles humaines et d'infrastructures à travers plusieurs systèmes d'IA de pointe, modifiant radicalement le rythme des bombardements :

  • « Lavender »: Ce système a croisé des données de surveillance de masse (téléphonie, messageries, déplacements) pour ficher des milliers de personnes comme cibles ou combattants présumés
  • « Gospel » (L'Évangile) : Qualifié par les analystes d'« usine à cibles », cet outil génère automatiquement, 24 heures sur 24, des recommandations de bâtiments et d'infrastructures à frapper à une vitesse que des analystes humains ne pourraient atteindre
  • « Where's Daddy » (Où est papa ?) : Un algorithme conçu pour traquer les individus ciblés en temps réel et déclencher des alertes de frappe spécifiquement lorsqu'ils regagnent leur domicile familial.

L'autonomie terminale face au brouillage en Ukraine

Pour contrer la guerre électronique et le brouillage des liaisons radio (qui coupent le flux entre le pilote et sa machine), des drones d'attaque intègrent désormais une autonomie complète dans la phase finale du vol :

  • Les drones Hornet et Seth : Déployés par les forces ukrainiennes, ces appareils emploient la vision par ordinateur (machine vision). L'opérateur désigne une zone, puis l'IA embarquée prend le relais sans aucun lien de communication pour identifier, verrouiller et percuter sa cible (blindé ou artillerie), même au milieu de leurres
  • Le module The Fourth Law et Skynode X : Des startups fournissent désormais des boîtiers "plug-and-play" d'intelligence artificielle. Ces modules logiciels permettent à des drones commerciaux légers de naviguer de manière autonome dans des zones totalement privées de signal GPS
  • Les frappes de manière 100 % autonome : Les forces russes utilisent également des drones kamikazes dotés d'une autonomie totale du choix de la cible par reconnaissance visuelle directe, provoquant des frappes redoutées pour les populations civiles en l'absence de supervision humaine directe

La guerre des drones intercepteurs "IA contre IA"

La prolifération des drones d'attaque à bas coût (comme les drones russes Geran-2 basés sur les Shahed iraniens) a forcé la création de défenses aériennes robotisées :

  • Le drone P1 Sunjet Killer (Skyfall) : Ce drone intercepteur ukrainien est propulsé à haute vitesse (370 km/h) pour chasser les drones d'attaque russes. Il embarque un module de ciblage par IA qui traque et anticipe les trajectoires de la cible à un kilomètre de distance pour maximiser l'interception
  • Automatisation à 95 % (Brave1) : Développés sous l'égide du cluster technologique ukrainien, de nouveaux drones intercepteurs effectuent des patrouilles et détruisent les menaces aériennes de manière quasi-autonome

Assauts terrestres exclusivement robotisés

La robotisation terrestre passe du simple déminage ou transport logistique à des unités de combat direct :

  • La capture de positions sans infanterie humaine : Lors d'assauts notables documentés sur le front (notamment dans la direction de Kian), l'armée ukrainienne est parvenue à capturer des lignes défensives russes en employant uniquement des vagues coordonnées de drones aériens kamikazes et de robots terrestres lourdement armés (équipés de mitrailleuses, caméras thermiques et lance-roquettes). Les soldats adverses ont été contraints de se rendre face à des machines téléopérées et semi-autonomes
  • La mise à contribution de robots-chiens : On note aussi une utilisation croissante de chiens-robots. Du point de vue du développeur informatique, ces robots sont des kits matériels - à la présentation visuelle similaire à celle d’un chien sur pattes – programmables via une API fournie par le constructeur. C’est au travers de cette dernière, ainsi que d’une série de modules d’extensions, que le développeur peut aller à l’essentiel de l’application à mettre en œuvre....


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