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SpaceX d'Elon Musk vaut maintenant plus que Tesla,
Après le déploiement en orbite avec succès des 60 satellites Starlink

Le , par Stan Adkens

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SpaceX n’a lancé que 60 de ses satellites sur les 12 000 à déployer dans le cadre de son projet Starlink, mais l’entreprise fondée en 2002 par Elon Musk serait déjà devenue importante que son autre entreprise de construction de véhicules électriques, Tesla, selon un rapport de CNBC. Starlink est le projet d’Elon Musk pour fournir de l’Internet haut débit depuis l’espace partout dans le monde. Dans la nuit du jeudi au vendredi de la semaine dernière, SpaceX a procédé à la mise sur orbite de ses 60 premiers satellites de la constellation Starlink. L’entreprise qui travaille dans le domaine de l'astronautique et du vol spatial a également révélé qu'elle a levé plus d'un milliard de dollars de nouveaux fonds en 2019.

SpaceX est maintenant évalué à 33,3 milliards de dollars, ont déclaré vendredi dernier à CNBC des investisseurs qui connaissent bien la dernière ronde de financement de l'entreprise, tandis que la capitalisation boursière de Tesla était de 32,8 milliards de dollars à la fin de la séance le même vendredi, avec les actions de l’entreprise se négociant à moins de 200 dollars. Ce qui a permis à la CNBC de conclure que SpaceX, la société spatiale d'Elon Musk, vaut maintenant plus que sa société de véhicules électriques, Tesla, du moins sur papier.


Selon CNBC, depuis le début de l’année 2019, SpaceX a, non seulement, levé plus de 1,02 milliard de dollars, mais également, lancé avec succès 60 satellites Starlink. Pendant ce temps, Tesla connait une chute continue de ses actions avec une baisse de plus de 44 % au cours de la même période. En effet, introduite en Bourse en 2010, l'action Tesla a connu un parcours boursier qui a donné envie aux investisseurs. Mais après avoir suscité beaucoup d'espoirs lors des années précédentes, la société montre des signes de faiblesse.

Bien que Tesla, l'un des principaux pionniers de la voiture électrique, arrive à vendre ses modèles, elle a dû s'endetter lourdement pour maintenir son ambition de changer l'univers automobile. Selon CNBC, le constructeur de véhicules électriques a eu du mal à maîtriser ses dépenses, tout en misant sur le succès en Chine, pendant que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine devient de plus en plus intense.

C’est depuis cette année que Tesla a commencé ses efforts afin d’installer une usine à Shanghai, mais plusieurs challenges se dessinent déjà face l’entreprise. Selon CNBC, l’entreprise d’Elon Musk devra faire face à des taxes d'importation élevées en Chine dans ce contexte de vives ripostes du pays face à la répression américaine, jusqu'à ce que Tesla commence à y fabriquer ses berlines électriques de modèle 3. Le fabricant de véhicules électriques serait également confronté à des tarifs plus élevés sur les pièces et les matières premières qu'elle achète auprès de fournisseurs locaux pour fabriquer ses batteries et ses voitures aux États-Unis. L’administration Trump ayant rendu la vie difficile à certaines entreprises chinoises qui s’approvisionnent en intrants aux Etats-Unis. La situation ne devrait pas non plus être favorable au moment de la production des Models 3 en Chine si cette guerre commerciale persiste.

L’action Tesla, qui donnait autrefois envie aux investisseurs, est en baisse et cela peut s’expliquer aussi par le fait que l’entreprise a longtemps pu compter sur son célèbre PDG, Elon Musk, qui a l’art de présenter un avenir radieux pour sa société en faisant des promesses. Cependant, à force de promettre sans résultats concrets à ce jour, les investisseurs commencent à s'impatienter.

Elon Musk ne manque pas d’éloges pour la technologie de pilotage automatique de Tesla. Cependant, les véhicules Tesla ont été impliqués dans trois accidents mortels aux Etats-Unis sur trois ans pendant que le pilote automatique était activé. Malgré ces incidents, qui remettent encore le doute sur cette technologie de pilotage automatique, le PDG et co-fondateur de Tesla, Elon Musk, l'a plutôt vanté allant même jusqu’à dire le mois dernier qu’il y aura 1 million de robots-taxis en circulation l’année prochaine.

Raj Rajkumar, professeur en génie électrique et informatique à la Carnegie Mellon University, a déclaré ceci : « Le fait que le même type d'incident se soit produit en 3 ans semble indiquer que le problème n'a pas été résolu. L'apprentissage automatique (Machine Learning) et l'intelligence artificielle ont des limites inhérentes. Si les capteurs du véhicule détectent ce qu'ils ont rarement ou jamais vu auparavant, ils ne savent pas comment gérer ces situations. Tesla ne prend pas en charge les limitations bien connues de l'IA ».


Pendant que les investisseurs sont en train de lâcher le titre Tesla qui chute en bourse, SpaceX est maintenant évalué à 33,3 milliards, après avoir levé plus de 1,02 milliard de dollars depuis le début de 2019. L’entreprise vient également de placer en orbite avec succès 60 satellites pour fournir l’Internet haut débit dans tous les recoins du monde, même si les mini-satellites lumineux ont suscité cette semaine des inquiétudes parmi les astronomes. En effet, 60 des 12 000 satellites Starlink déployés à 450 km d’altitude étaient visibles depuis le sol, et ces scientifiques craignent qu’ils causent la pollution du ciel et qu’à l’avenir il devienne impossible de « balayer le ciel à la recherche d'objets radioélectriques de faible intensité ».

Musk est le principal actionnaire et PDG des deux sociétés, avec une participation de 54 % dans SpaceX et plus de 20 % dans Tesla, et selon l'analyste de Morgan Stanley, Adam Jonas, qui a déclaré lors d'une conférence téléphonique le 22 mai dernier, que les investisseurs ne devraient pas exclure la possibilité que Musk puisse utiliser sa participation dans SpaceX pour « garantir » Tesla. « Il existe un précédent pour Elon Musk qui lui permet de réfléchir à l'ensemble de son portefeuille d'entreprises », a-t-il déclaré, faisant référence à l'acquisition par Tesla en 2016 de SolarCity, une société américaine de services énergétiques.

Selon CNBC, l'opération d’acquisition de SolarCity a coûté à Tesla environ 5 milliards de dollars. La société a émis 2 milliards de dollars d'actions et a pris en charge environ 3 milliards de dollars de dette. CNBC rapporte que l’opération était également perçue comme un plan de sauvetage pour Musk et sa famille – son cousin Lyndon Rive était le PDG de l'installateur solaire résidentiel, tandis qu'Elon Musk et d'autres amis et membres de sa famille avaient également investi personnellement dans SolarCity.

Tesla présente clairement beaucoup de difficultés à accroître son activité et à tenir ses objectifs. Consumer Reports a publié, la semaine dernière, un rapport d’enquête sur une nouvelle capacité ajoutée en début d’année à la Modèle 3, la fonction « Navigate on Autopilot ». En effet, avec « Navigate on Autopilot », la Model 3 peut automatiquement changer de voie et tourner sur les bretelles d'accès et de sortie en suivant un itinéraire à partir du système de navigation de la voiture. Mais le problème est qu’avec la nouvelle fonction la Model 3 coupe dangereusement devant les autres conducteurs, enfreignant parfois le Code de la route dans certains Etats américains, comme le Connecticut, de sorte l’association a conclu que le dernier pilote automatique de Tesla est « Beaucoup moins compétent qu'un humain ».

Par ailleurs, The Guardian a rapporté dimanche dernier que l’idée de Musk de faire des voitures autonomes Tesla des robots taxis, d’ici peu, est tout aussi qualifiable d'une idée démesurée que d’une idée très alléchante pour les amoureux de voitures autonomes de la marque Tesla. Elon Musk avait en effet émis l’idée selon laquelle, d’ici la fin de l’année prochaine, les propriétaires de voiture autonomes Tesla seront en mesure de transformer leurs voitures en des « robots taxis » et les faire travailler quand ils seront au bureau afin de gagner des revenus supplémentaires.

A cette allure, acheter l'action Tesla pourrait être comme un investissement spéculatif risqué, particulièrement à court terme. Espérons également que tout se passe très bien pour SpaceX.

Source : CNBC

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 11:07
SpaceX teste un satellite noir pour réduire la menace de la "mégaconstellation" pour l'astronomie,
Pendant que les astronomes se penchent sur le problème

L'entreprise aérospatiale SpaceX a lancé trois lots de satellites Starlink, pour un total d'environ 180 satellites à ce jour. Le dernier lot a été lancé le lundi 6 janvier et les deux lots précédents avaient été lancés en mai et en novembre de l'année dernière. Ils sont plus évidents dans le ciel nocturne immédiatement après le lancement, avant qu'ils n'augmentent leurs orbites à des altitudes plus élevées où ils sont plus éloignés et semblent plus faibles. Toute la menace des mégaconstellations pour l’astronomie n’a pas encore été définitivement évaluée, mais les astronomes se sont plaints des traînées de lumière sur leurs images depuis le premier lancement de ces satellites. Toutefois, l'entreprise a décidé de trouver une solution au problème en envoyant sur le dernier lancement un satellite assombri expérimentalement.

Le satellite appelé DarkSat, lancé avec un "traitement expérimental d'obscurcissement", vise à réduire la luminosité de la mégaconstellation de satellites, dont les scientifiques craignent qu'elles n'interfèrent avec les observations astronomiques. Par ailleurs, d’autres entreprises s’apprêtent à lancer leur propre constellation de satellites, dont Télésat et LeoSat Enterprises du Canada, Amazon et OneWeb de Jeff Bezos. Par conséquent, d'ici quelques années, des dizaines de milliers de nouveaux satellites pourraient s'envoler au-dessus de nos têtes, et les traînées de lumière causées par leur réflexion pourraient dégrader les images astronomiques.


Le mercredi d’après le lancement de la troisième flotte de satellites, des milliers d'astronomes se sont rassemblés à Honolulu à Hawaï pour une réunion annuelle de l'American Astronomical Society (AAS), a rapporté Alexandra Witze dans le journal scientifique Nature. Lors de la réunion, ces scientifiques ont discuté de l’impact potentiel des satellites sur divers télescopes, et de ce qui pourrait être fait à leur sujet. « L'année 2020 est l'occasion de déterminer ce qui permet de réduire cet impact », a déclaré Jeffrey Hall, directeur de l'observatoire Lowell à Flagstaff (Arizona) et président du comité de la société sur la pollution lumineuse. Les astronomes ont, par ailleurs, exprimé leurs inquiétudes sur la façon dont la pollution lumineuse pourrait entraver leur capacité à faire de la recherche, depuis des mois.

Mais l’entreprise d’Elon Musk dit être déterminée à résoudre ce problème. Patricia Cooper, vice-présidente de SpaceX chargée des affaires gouvernementales relatives aux satellites, a déclaré lors d'une séance de la réunion sur l'astronomie que « SpaceX est absolument déterminé à trouver une solution pour que notre projet Starlink n'entrave pas la valeur des recherches que vous entreprenez tous ». Notons que jusqu'à présent, l'une des mesures prises par SpaceX a été d'essayer d'assombrir l'un des satellites. « Sur ce vol, SpaceX teste également un traitement expérimental d'assombrissement sur un des satellites afin de réduire davantage l'albédo du corps des satellites », a déclaré SpaceX lors d’un communiqué de presse.

Plusieurs facteurs contribuent à la luminosité des satellites, dont la constellation s'agrandit

De nombreux astronomes ont paniqué en mai, peu après le lancement par SpaceX du premier lot de 60 satellites Starlinks et les télescopes ont commencé à photographier leurs traînées de lumineuses. Leur luminosité a été une surprise, a dit Patrick Seitzer, un astronome de l'Université de Ann Arbor au Michigan. « Les nouvelles mégaconstellations qui seront mises en service pourraient être plus lumineuses que 99 % de tout ce qui se trouve en orbite terrestre, et c'est de là que vient l'inquiétude », a-t-il dit.

Lors de la réunion du 8 janvier, les astronomes, qui se sont entretenus avec des représentants de SpaceX, ont dit que plusieurs facteurs contribuent à l’étonnante luminosité des satellites. Selon SpaceX, la position des panneaux solaires pourrait y être pour quelque chose. En effet, la position temporaire des panneaux des satellites avant la montée en orbite pourrait les faire réfléchir davantage la lumière du soleil. La vitesse à laquelle un satellite se déplace à travers le champ de vision d'un télescope est également importante – plus il se déplace lentement, plus la luminosité s'accumule par pixel d'image, a rapporté Witze.

Selon le rapport, les calculs suggèrent que les traînées Starlink interféreront avec l'astronomie de façon plus significative durant les heures entourant le crépuscule et l'aube. C'est un problème particulier pour les observations qui doivent être faites au crépuscule, comme la recherche de certains astéroïdes proches de la Terre. Et pendant les courtes nuits d'été, les traces des satellites pourraient être visibles toute la nuit.


Selon les astronomes du Comité de l'AAS sur la pollution lumineuse, les interférences radio et les débris spatiaux, il y avait environ 200 objets en orbite autour de la Terre qui pouvaient être vus à l'œil nu avant le lancement du projet Starlink. Les satellites Starlink lancés jusqu'à présent ont à peu près doublé ce nombre, et SpaceX prévoit que 1 584 de ces satellites seront en orbite d'ici la fin de 2020. La constellation de satellites fournira l'Internet à large bande à un plus grand nombre de personnes dans le monde entier, a dit la société.

Selon Patrick Seitzer, ce nombre de satellites serait gérable. Mais « ce n'est qu'un début », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. SpaceX prévoit de lancer 10 ou 20 fois plus de satellites Starlink à terme, a-t-il dit. Selon le comité, ces satellites sont particulièrement préoccupants pour les observatoires qui effectuent de grandes études du ciel, comme le futur observatoire Vera C. Rubin (anciennement appelé Large Synoptic Survey Telescope). Il captera beaucoup de ces satellites perturbateurs dans ses images, lorsqu'il commencera à fonctionner en 2022.

L'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, d’après l’un des astronomes

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi pendant la réunion sur astronomie, les astronomes du comité ont partagé ce qu'ils ont appris sur les plans de SpaceX et sur son nouveau satellite assombri grâce à une série de conversations au cours des derniers mois. Selon Jeffrey Hall, l'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, cependant. Le simple fait de peindre le corps des satellites d'une couleur plus foncée ferait que les satellites absorbent plus de chaleur pour la diffuser sous forme de lumière infrarouge.

Selon l’astronome, si la lumière infrarouge n'est pas visible pour les humains, c'est l'une des nombreuses sortes de lumière que les astronomes utilisent pour étudier le ciel. Le simple fait d'assombrir les satellites pourrait réduire la pollution lumineuse dans la lumière visible tout en augmentant la pollution dans l'infrarouge, a expliqué Hall.

Selon le rapport publié dans Nature, l’équipe de Tony Tyson, physicien à l'Université de Californie, à Davis, et scientifique en chef de l'Observatoire Vera C. Rubin, serait en train de travailler à la mise au point d'éventuels correctifs logiciels pour les traînées de satellite prévues, comme des moyens d'effacer électroniquement les traces et autres défauts qu'elles induisent dans les images astronomiques. Mais « il nous reste encore toute la complexité de la suppression de tous ces éléments et de toutes ces erreurs systématiques », a dit Tyson.

Selon Tyson, si les opérateurs de télescope savent précisément où chaque satellite apparaîtra et à quelle heure, ils peuvent faire pivoter le télescope pour pointer vers une autre partie du ciel où il n'y a pas de satellite. C'est possible s'il y a 1 000 satellites, mais pas s'il y en a des dizaines de milliers, car le télescope perd tellement de temps à manœuvrer que « c'est sans espoir », a-t-il ajouté.

L'obscurcissement est donc une première tentative de résoudre le problème. Avec DarkSat, les ingénieurs de SpaceX ont peint sur le satellite des surfaces qui diffusent ou réfléchissent la lumière de façon diffuse, a dit Cooper. Cela pourrait les rendre suffisamment faibles pour être invisibles à quiconque regarde un ciel nocturne typique, mais presque certainement encore visibles pour la plupart des télescopes de recherche astronomique, a rapporté Witze.

Toutefois, jusqu'à ce que le satellite noirci atteigne son altitude finale à la fin de février, les astronomes ne pourront pas effectuer de tests pour voir l'efficacité de ce "traitement expérimental d'obscurcissement " de SpaceX.

Source : Nature

Et vous ?

Pensez-vous que le "traitement expérimental d'obscurcissement " appliqué à l’un des satellites Starlink résoudra le problème de pollution lumineuse ?
Pensez-vous que les correctifs logiciels que l’équipe de Tony Tyson est en train de mettre en place pourront être efficaces contre les menaces des mégacontellations prévues ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 12/11/2019 à 2:34
SpaceX lance 60 autres satellites Starlink tout en établissant deux records de réutilisation de fusées
l'entreprise a connu 50 lancements consécutifs réussis

Le déploiement des satellites pour la constellation Starlink, le projet d’Elon Musk pour fournir de l’Internet à haut débit depuis l’espace partout dans le monde a débuté en mai dernier. Dans la nuit du 23 au 24 mai 2019, SpaceX a procédé au lancement en orbite terrestre basse de sa première flotte de 60 satellites. Comme l’avait annoncé Elon Musk, les 60 satellites ont été transportés dans l’espace à bord de la fusée Falcon 9 depuis la base aérienne de Cap Canaveral en Floride, aux États-Unis. Lundi dernier, SpaceX a lancé 60 autres satellites toujours depuis la base aérienne de Cap Canaveral. Dorénavant, SpaceX a connu 50 lancements consécutifs réussis. Cette mission de l'entreprise a établi deux nouveaux records pour la réutilisation de ses fusées.

Les 60 satellites représentent la deuxième flotte d’une constellation d’environ douze mille satellites pour le projet Starlink, un projet par lequel Elon Musk entend fournir de l’Internet à haut débit depuis l’espace à toutes les régions du monde. En mai dernier, Musk et SpaceX expliquaient qu'il faudra attendre encore au moins six lancements supplémentaires (environ 400 satellites) pour espérer offrir un service Internet minimum.


« Nous avons déployé 60 satellites Starlink de plus. Cela nous rapproche un peu plus de la possibilité d'offrir le service Internet Starlink aux clients du monde entier, y compris aux personnes vivant dans des régions rurales et difficiles d'accès qui ont du mal à accéder à Internet haute vitesse », a déclaré Lauren Lyons, ingénieur chez SpaceX. Ce deuxième lancement représente également la quatrième mission du propulseur de fusée SpaceX Falcon 9, qui a atterri et a été réutilisé après trois lancements précédents, ce qui en fait la première fois que la société a posé un propulseur à quatre reprises. Le propulseur, la grande partie inférieure de la fusée, a déjà lancé des satellites, puis a atterri avec succès pour des missions en juillet 2018, octobre 2018 et février 2019.

De plus, SpaceX a utilisé le nez de la fusée qu'il a repêché dans l'océan Atlantique après une mission en avril - la première fois qu'une entreprise a remis à neuf et utilisé cette partie d'une fusée. Le patron de Tesla compte sur les revenus qu’il tirera de ce projet pour financer sa vision de Mars. Ces revenus lui permettront de mettre plus de moyens à disposition de SpaceX pour terminer son nouveau modèle de fusée qui est en train d’être développée et baptisée Starship, un nouvel engin spatial permettant de transporter des clients payants vers la Lune et d'essayer éventuellement de coloniser Mars.

Autrement dit, Starship est le nouveau système de lancement entièrement réutilisable que SpaceX met actuellement au point. Starship doit transporter jusqu’à 100 personnes à la fois depuis la terre vers la Lune ou la planète Mars. « Nous voyons cela comme un moyen pour SpaceX de générer des revenus pouvant être utilisés pour développer de plus en plus de roquettes et de vaisseaux spatiaux. Nous pensons pouvoir utiliser les revenus de Starlink pour financer Starship », avait expliqué Elon Musk en mai dernier. Le PDG du constructeur automobile Tesla Inc. semble avoir visé juste, car d’après ce que rapporte Reuters, si le projet Starlink marche comme prévu, ce service Internet mondial représenterait une énorme source de revenus et de financement pour Musk et les siens.


L'entreprise a recueilli plus de 1,3 milliard de dollars cette année pour construire Starship. La société construit plusieurs fusées Starship à la fois, car Elon Musk a fixé un calendrier ambitieux pour commencer à lancer Starship régulièrement et prouver qu'il peut être facilement réutilisé, comme un avion. En octobre dernier, Gywnne Shotwell, le président de SpaceX, a déclaré à une foule d'investisseurs à New York que SpaceX avait l'intention de « lancer 60 satellites toutes les deux semaines pour remplir la constellation » pour Starlink. « Nous avons besoin de 360 à 400 satellites pour avoir une connectivité constante. Une fois que nous aurons atteint 1 200 satellites, nous aurons une couverture du monde entier », a déclaré Shotwell.

Shotwell a déclaré qu'en 2012, le conseil d'administration de la société s'était rendu compte que les marges bénéficiaires des satellites commerciaux qu'elle lançait pour ses clients étaient « beaucoup plus élevées » que celles de l'activité de lancement de SpaceX. Musk estime que Starlink pourrait générer plus de 30 milliards de dollars par an - au moins 10 fois ce que SpaceX pourrait tirer au mieux de ses activités de lancement. Contrairement aux satellites traditionnels, les Starlinks auront une durée de vie limitée d'environ cinq ans, a expliqué Shotwell. SpaceX va maintenir la technologie du réseau Starlink en remplaçant rapidement les satellites qui sont conçus pour brûler intentionnellement dans l'atmosphère terrestre.

"Les satellites seront limités dans leur durée de vie parce que plus vous voulez que les satellites vivent en orbite, plus vous aurez d'argent à y investir ", a dit M. Shotwell. « Nous lancerons continuellement ces satellites pour mettre à jour la technologie, pour régler tout problème avec les satellites, pour en installant d'autres qui fonctionnent mieux à lieu et place ».

Cependant, n’oublions pas la concurrence. Même si chaque lot de 60 satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk apportera un térabit de capacité haut débit utilisable, soit une capacité utilisable du réseau Starlink au-dessus de tout satellite de télécommunication géostationnaire actuellement en orbite et devancera de manière significative toute autre constellation en orbite terrestre basse connue comme OneWeb et en cours de développement à l’exemple de celui de Télésat, Reuters assure quand même que SpaceX ferait face à une vive concurrence dans le secteur.

Dans le lot des concurrents potentiels de SpaceX, on pourrait citer Télésat et LeoSat Enterprises du Canada qui envisagent également de déployer une constellation d’environ 300 satellites d’une capacité utilisable d’environ huit térabits d’ici les prochaines années et OneWeb, soutenu par Airbus SE, qui a lancé son propre réseau de satellites en février de cette année. Dans le cas de SpaceX, Elon Musk a déclaré que l’entreprise compte constituer la constellation Starlink avec un peu plus de onze mille satellites (12 000 d’après Reuters).

Source : CNBC

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SpaceX veut apporter aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas chère, Baptisé Starlink, ce projet pourrait modifier le paysage de l'industrie des télécoms
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 28/10/2019 à 8:42
SpaceX veut apporter aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas chère.
Baptisé Starlink, ce projet pourrait modifier à jamais le paysage de l'industrie des télécommunications.

SpaceX a pour mission de transmettre aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas onéreuse. La semaine dernière, la société a dévoilé quelques sites terrestres déjà connectés au réseau, notamment la maison du directeur général Elon Musk et les cockpits de quelques avions à réaction de la Force aérienne américaine. Ils font partie des premiers essais du test de la connexion fournie par les 60 satellites à large bande et des deux dispositifs de démonstration que SpaceX a déjà mis en orbite.

À terme, la société souhaite exploiter des milliers de satellites qui feront le tour de la planète à une altitude d'environ 300 à 700 miles (482 à 1126 kilomètres). Le projet s’appelle Starlink et, s’il aboutit, pourrait modifier à tout jamais le paysage de l’industrie des télécommunications.

Cela pourrait aussi rapporter des dizaines de milliards de dollars à SpaceX chaque année si Starlink pouvait concurrencer les fournisseurs Internet existants et aider à mettre davantage de personnes en ligne. Selon des études, environ la moitié de la population mondiale n'a pas accès à Internet.

Un groupe de 60 satellites a été lancé sur l'une des fusées Falcon 9 de SpaceX en mai. Dans un document déposé le 30 août, SpaceX a demandé à la Federal Communications Commission de « modifier l’espacement orbital de ses satellites ». Avec ce changement, chaque lancement de SpaceX déploierait des satellites dans « trois plans orbitaux différents » au lieu d'un, « accélérant le processus de déploiement de satellites couvrant une zone de service plus large ».

« Cet ajustement accélérera la couverture dans les États du sud et les territoires des États-Unis, potentiellement dans les régions du sud des États-Unis d'ici la fin de la prochaine saison des ouragans et atteindra d'autres territoires des États-Unis avant la prochaine saison des ouragans », a déclaré SpaceX à la FCC. Les saisons des ouragans de l'Atlantique et du Pacifique commencent chacune au printemps et se terminent le 30 novembre de chaque année.

SpaceX prévoit pas moins de 24 lancements Starlink dédiés - chacun avec environ 60 satellites - l’année prochaine. Les dépôts publics montrent que SpaceX veut lancer son service dans le sud des États-Unis l’année prochaine. En attendant, le réseau est en mode test. Musk a annoncé mardi sur Twitter qu'il « envoyait ce tweet par l'espace via le satellite Starlink ».


SpaceX prévoit de commencer à offrir des services haut débit Starlink en 2020

SpaceX est confiant de pouvoir commencer à offrir un service haut débit aux États-Unis via sa constellation Starlink à la mi-2020, a déclaré la présidente et chef de l'exploitation de la société, Gwynne Shotwell, le 22 octobre.

Pour y parvenir, la société devra lancer de six à huit lots de satellites, a déclaré Shotwell aux journalistes lors d'une table ronde des médias. Selon Shotwell, SpaceX doit également achever la conception et l’ingénierie des terminaux utilisateurs, ce qui n’est pas un problème mineur.

La société a fait un peu grincer les dents il y a deux semaines lorsqu'elle a demandé à l'Union internationale des télécommunications d'approuver le spectre de 30 000 satellites Starlink supplémentaires afin de construire la plus grande constellation de haut débit sur orbite terrestre basse du monde. Cela s’ajoute aux 12 000 déjà approuvés par la US Federal Communications Commission.

Shotwell a déclaré que SpaceX n’est pas certain qu’il faudra autant de satellites. Il en faut beaucoup moins pour assurer une couverture mondiale, mais la société souhaite que davantage de vaisseaux spatiaux soient en mesure d’offrir aux clients des options de service personnalisées. « Nous continuerons à améliorer le réseau jusqu’à la mi-fin de l’année prochaine », a déclaré Shotwell. « Nous espérons 24 lancements d'ici la fin de l'année prochaine ».


La présidente et chef de l'exploitation de SpaceX, Gwynne Shotwell

Quand est prévu le prochain lancement ?

Le programme de la Force aérienne, connu sous le nom de Global Lightning, a commencé ses essais avec SpaceX au début de 2018 et utilisait les deux premiers satellites d’essai de Starlink pour desservir des terminaux fixés à un avion de transport militaire C-12 en vol, démontrant une vitesse Internet de 610 mégaoctets par seconde, a déclaré le vice-président de SpaceX, Tim Hughes, a déclaré. Une connexion suffisamment rapide pour télécharger un film en moins d’une minute.

SpaceX a lancé en mai le premier lot de 60 satellites opérationnels en orbite terrestre basse et prévoit d’en lancer 60 autres en novembre depuis une station de l’armée de l’air en Floride.

Shotwell a déclaré que le programme, qui fait partie d'un contrat de 28 millions de dollars accordé par le Pentagone à SpaceX à la fin de 2018, est en cours et prévoit de tester Starlink avec « un certain nombre » de types d'avions militaires supplémentaires. Ce contrat comprend également des tests de communication entre satellites en orbite.

L’armée américaine dépend de plus en plus des satellites pour déterminer ce qu’elle fait au sol, guidant les munitions à l’aide de lasers et de satellites dans l’espace et protégeant ces actifs de la technologie de brouillage de satellites venant de Russie et de Chine. Le général John Raymond, chef du nouveau commandement spatial américain, a déclaré aux journalistes en septembre qu’il s’était rendu à l’usine Starlink de SpaceX à Redmond (Washington), sans toutefois entrer dans les détails du projet du Pentagone.


Le prix reste à déterminer

Alors que SpaceX a annoncé son intention de fournir des vitesses en gigaoctets et une latence de 25 ms, une grande question reste sans réponse : combien cela va-t-il coûter ? SpaceX semble être encore en phase de réflexion sur le sujet.

« Shotwell a déclaré que des millions de personnes aux États-Unis paient 80 dollars par mois pour bénéficier d'un "service de merde" », a rapporté SpaceNews. « Elle n'a pas précisé si Starlink coûterait plus ou moins de 80 dollars par mois, mais elle a suggéré que c'est un segment du public ciblé par la société, ainsi que des zones rurales actuellement dépourvues de connectivité ».

L'article de SpaceNews contient d'autres informations intéressantes. SpaceX souhaite proposer Starlink aux utilisateurs d'Internet à domicile et au gouvernement américain. Vendre directement aux consommateurs réguliers constituera un nouveau défi pour la société, ce qui nécessitera un support technique et un personnel d’ingénierie produit. Shotwell a reconnu que « c'est une affaire très différente pour SpaceX ».

SpaceX est toujours en train de travailler sur la technologie pour les terminaux utilisateur, qui seront installés dans les foyers qui se connectent à Starlink.« Connaissant Elon, il veut que tout soit beau. Ainsi, le terminal utilisateur sera beau », a déclaré Shotwell.

Starlink est en concurrence avec OneWeb, soutenu par Softbank, qui vise à fournir à des millions de personnes vivant dans des zones rurales et isolées un accès à Internet haut débit rayonné depuis l'espace. Il a déjà lancé un lot de six satellites. Raymond a déclaré avoir également visité la nouvelle ligne de production de satellites OneWeb à Cape Canaveral, en Floride.

Sources : Elon Musk, Space News

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15  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 16/09/2019 à 13:30
SpaceX annonce qu'il déploiera le haut débit par satellite à travers les États-Unis plus rapidement que prévu,
et demande le feu vert des autorités

SpaceX a annoncé son intention de modifier sa stratégie de lancement de satellites de manière à accélérer le déploiement de son service haut débit Starlink et s'est fixé pour objectif de fournir un haut débit dans le sud des États-Unis à la fin de l'année prochaine.

Dans un document déposé le 30 août, SpaceX a demandé à la Federal Communications Commission de « modifier l’espacement orbital de ses satellites ». Avec ce changement, chaque lancement de SpaceX déploierait des satellites dans « trois plans orbitaux différents » au lieu d'un, « accélérant le processus de déploiement de satellites couvrant une zone de service plus large ».

Un plan orbital

« Cet ajustement accélérera la couverture dans les États du sud et les territoires des États-Unis, potentiellement dans les régions du sud des États-Unis d'ici la fin de la prochaine saison des ouragans et atteindra d'autres territoires des États-Unis avant la prochaine saison des ouragans », a déclaré SpaceX à la FCC. Les saisons des ouragans de l'Atlantique et du Pacifique commencent chacune au printemps et se terminent le 30 novembre de chaque année.

SpaceX a déjà annoncé son intention de « fournir une couverture continue sur les États du nord du pays après seulement six lancements supplémentaires », mais a indiqué qu'une modification de licence était nécessaire pour accélérer le déploiement dans le sud des États-Unis. Le dossier de SpaceX souligne l’importance d’obtenir rapidement le service dans certaines parties des États-Unis où la couverture haut débit est limitée.

« Grâce à cet ajustement simple, SpaceX peut élargir sa couverture géographique dès les premières étapes du déploiement de la constellation et permettre au service initial de desservir les clients plus tôt dans les latitudes moyennes et à l'extrême sud des États et, surtout, aux Américains souvent mal desservis à Hawaii, à Porto Rico. et les îles Vierges américaines », a déclaré la société à la FCC.

SpaceX a été quelque peu vague sur les dates de lancement de son service haut débit. En octobre 2017, SpaceX a annoncé devant un comité du Congrès qu'il lancerait au moins 800 satellites avant d'offrir un service commercial, affirmant que ce service commercial serait probablement disponible en 2020 ou 2021, comme le rapportait SpaceNews à l'époque. L'année dernière, Reuters a annoncé que l'objectif de SpaceX d'un lancement en 2020 était « à peu près conforme ». Le PDG de SpaceX, Elon Musk, avait licencié certains des cadres supérieurs de Starlink afin de respecter son calendrier.

Moins de satellites lancés

Dans sa nouvelle demande à la FCC, SpaceX a déclaré que le réglage de l'espacement orbital signifiait qu'il faudrait « moins de lancements de satellites - peut-être même la moitié en moins - pour pouvoir desservir l'ensemble des États-Unis contigus (ainsi que Hawaii, Porto Rico, Virgin Samoa américaines et les îles Mariannes du Nord) ». Dans le reste du monde, « la modification permettrait une couverture plus rapide de toutes les longitudes et se développerait vers l'équateur, ainsi qu'une capacité accrue dans les zones à plus forte densité de population », a déclaré SpaceX.

Afin de couvrir une région donnée, SpaceX a déclaré qu'il devait « déployer un nombre suffisant de nœuds pour assurer une couverture continue » et « disposer d'assez d'antennes dans les bonnes configurations physiques pour transmettre les signaux ».

Si la modification est approuvée, les satellites SpaceX voyageront dans 72 plans orbitaux au lieu des 24 précédemment approuvés, et il y aurait 22 satellites dans chaque plan au lieu des 66 déjà approuvés. L'altitude et l'inclinaison resteraient inchangées à 550 km et 53°, respectivement.


SpaceX a lancé 60 satellites en mai de cette année pour tester le système avant de se préparer à un déploiement plus large. SpaceX a déclaré que son « processus itératif » avait conduit à sa nouvelle proposition. « SpaceX a démontré l'efficacité de son processus de déploiement révolutionnaire et a confirmé sa capacité à équiper trois plans orbitaux en un seul lancement », a déclaré la société dans un nouveau dossier. « En réorganisant ensuite ses satellites à l'altitude déjà autorisée, SpaceX peut assurer une couverture et une capacité plus homogènes et plus rapides sur une plus grande partie du territoire américain ».

SpaceX a également annoncé son intention de « procéder à plusieurs autres lancements de Starlink avant la fin de 2019 » et a demandé à la FCC de se prononcer rapidement sur sa demande.

Une collision évitée

Au début du mois, l'Agence spatiale européenne (ESA) a pris des mesures pour éviter une collision avec un satellite à large bande SpaceX après qu'un bogue dans le système de pagination sur appel de SpaceX ait empêché la société d'obtenir une mise à jour cruciale.

« Pour la première fois de son histoire, l'ESA a réalisé une "manœuvre d'évitement de collision" afin d'empêcher l'un de ses satellites d'entrer en collision avec une "méga constellation" », a annoncé l'ESA sur Twitter. Elle faisait référence au système large bande Starlink de SpaceX, qui en était aux premières étapes de son déploiement. Des mesures ont dû être prises car le satellite Aeolus de l'ESA et un satellite Starlink suivaient une trajectoire comportant plus d'une chance de collision sur 1 000.


Un article paru dans Forbes était intitulé « SpaceX a refusé de déplacer un satellite Starlink malgré la menace de collision avec un satellite européen » et incluait des citations de Holger Krag, responsable du Bureau des débris spatiaux de l'ESA :

« Sur la base de ce [risque de collision], nous avons informé SpaceX, qui a répondu en disant qu'ils n'envisageaient pas d'agir », a déclaré Krag, qui a informé SpaceX par courrier électronique. « Il était au moins clair de savoir qui devait réagir. Nous avons donc décidé de réagir car le risque de collision était proche de 1 sur 1000, ce qui était dix fois plus élevé que notre seuil ».

SpaceX a expliqué dans un communiqué qu'il n'avait pas pris de mesures à cause des premières estimations selon lesquelles le risque de collision était beaucoup plus faible que ce qu'il s'est avéré. SpaceX a déclaré qu'il se serait coordonné avec l'ESA pour éviter une collision une fois les estimations empirées, si seulement le bogue du système de pagination n'avait pas empêché SpaceX d'obtenir une mise à jour de la probabilité de collision. SpaceX a déclaré qu'il essayait de corriger le bogue afin d'éviter de tels incidents à l'avenir.

Dans un billet publié sur le site de l'ESA. Krag a précisé qu'il ne blâmait pas SpaceX, mais il a déclaré que l'incident mettait en évidence le besoin de systèmes plus performants pour prévenir les collisions :

« Personne n'était en faute ici, mais cet exemple montre le besoin urgent d'une gestion appropriée du trafic spatial, avec des protocoles de communication clairs et une automatisation accrue », a déclaré Krag dans le billet sur le site de l'ESA. « C’est ainsi que le contrôle du trafic aérien fonctionne depuis plusieurs décennies et les opérateurs spatiaux doivent à présent se rassembler pour définir la coordination automatisée des manœuvres ».

Sources : ESA (twitter), ESA (billet), demande de SpaceX

Voir aussi :

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Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 12/11/2019 à 8:38
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
[...] Contrairement aux satellites traditionnels, les Starlinks auront une durée de vie limitée d'environ cinq ans, a expliqué Shotwell. SpaceX va maintenir la technologie du réseau Starlink en remplaçant rapidement les satellites qui sont conçus pour brûler intentionnellement dans l'atmosphère terrestre.
Ah, ça c'est de l'écologie bien maîtrisée et du développement durable de haut vol, bravo les gars !
Et pas un seul Vert pour monter au créneau et gueuler contre ?

Et tout ça pour quoi ? Pour échanger des vidéos de chats ?
Lamentable…
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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 8:44
C'est le pot de terre contre le pot de fleur.
Je ne suis pas partisan de l'internet via les satellites.

Si on oublie le coût monstrueux d'autant de lancement, c'est surtout la pollution environnementale générée pour le lancement de tout ces satellites qui me préoccupe le plus.
Pour la partie pollution lumineuse, elle aura probablement des impacts sur les animaux diurnes (il faudrait faire des études là dessus).

Bref l'environnement d'un côté et le fric de l'autre pour moi la messe est dite.
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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 6:30
SpaceX d’Elon Musk fait un grand pas en avant vers la fourniture d'Internet en Australie à travers Starlink
Et son vaste réseau de satellites interconnectés

Par le biais de l’Australian Communications & Media Authority (ACMA), le gouvernement australien a récemment approuvé l’inclusion des entreprises SpaceX - société du milliardaire Elon Musk -, Swarm Technologies et Kepler Communications dans l’Australia Foreign Space Objects Determination list qui répertorie les sociétés étrangères autorisées à demander des autorisations pour fournir des services de communication dans le pays.

La décision de l’ACMA d’inclure ces entreprises technologiques étrangères dans l’Australia Foreign Space Objects Determination list permet aux bénéficiaires de demander des licences pour fournir des services. L’inscription sur cette liste est notamment essentielle avant qu’un réseau satellitaire détenu par des étrangers ne soit autorisé à fonctionner sur des fréquences spécifiques en Australie. Grâce à cela, SpaceX pourra par exemple demander des licences afin d’établir des communications entre ses satellites et des bases en Australie. Le régulateur australien a toutefois précisé que faire partie de la liste « ;ne confère pas à l’entité un droit pour l’obtention d’une licence, mais constitue plutôt un prérequis pour qu’une licence d’appareil spatial puisse être délivrée ;».


SpaceX, officiellement Space Exploration Technologies Corporation, est une entreprise américaine travaillant dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial. Fondée le 6 mai 2002 par l’entrepreneur milliardaire Elon Musk, SpaceX est l’un des deux prestataires privés à qui la NASA a confié un contrat de transport de fret vers la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre du programme COTS.

À travers son entreprise SpaceX, Elon Musk s’est lancé dans un nouveau défi : celui de permettre aux consommateurs du monde entier d’avoir enfin accès à une connexion Internet haut débit stable et de bonne qualité, mais qui n’est pas onéreuse. À terme, la société souhaite exploiter des milliers de satellites qui feront le tour de la planète à une altitude d’environ 482 à 1126 kilomètres. Ce projet a été baptisé Starlink. S’il aboutit, ce projet pourrait profondément modifier le paysage de l’industrie des télécommunications. Cela pourrait également rapporter des milliards de dollars à SpaceX chaque année (30 milliards de dollars, d’après Elon Musk) si Starlink pouvait effectivement concurrencer les fournisseurs Internet existants et aider à mettre davantage de personnes en ligne.

Elon Musk, le patron de SpaceX, est persuadé qu’à terme sa constellation Starlink qui se présentera comme un vaste réseau composé de milliers de satellites interconnectés deviendra « ;le système Internet à large bande le plus avancé au monde ;». SpaceX a déjà obtenu une autorisation similaire aux États-Unis en 2018, ce qui lui a permis quelques mois plus tard de procéder à titre expérimental au lancement de 60 satellites en Floride. La société d’Elon Musk a depuis mis en orbite 242 satellites dans le cadre de son projet Starlink dont l’ouverture commerciale de Starlink est prévue pour 2020.

Signalons au passage que SpaceX cherche aussi à obtenir l’autorisation de l’Union internationale des télécommunications pour l’exploitation de 30 ;000 satellites supplémentaires à une fréquence, à un niveau de puissance et à une position spécifiques dans l’espace. L’annonce a été faite le 15 octobre par SpaceNews (publication imprimée et numérique qui couvre l’actualité économique et politique de l’industrie spatiale et des satellites). Ce nombre s’ajoute aux 12 ;000 satellites déjà approuvés par la US Federal Communications Commission.

Basée à Toronto, Kepler Communications veut fournir des services de stockage et de transmission de données et d’Internet des objets (IoT) aux utilisateurs australiens en utilisant une constellation de satellites. Swarm Technologies, basée à Mountain View, en Californie, quant à lui, cherche à obtenir l’autorisation afin de proposer une connectivité bidirectionnelle pour l’IoT et les capteurs de machine à machine en Australie.

Cependant, tout le monde en Australie ne considère pas ce dénouement comme une bonne chose. L’opérateur australien de télévision Foxtel, par exemple, estime que SpaceX ne devrait pas figurer sur l’Australia Foreign Space Objects Determination list, assurant que les activités de cette entreprise sur le territoire australien interféreraient avec ses propres services satellitaires.

« ;C’est un maillon essentiel de notre chaîne de production, et les conséquences des interférences, des interruptions ou des dégradations de la marge se situent au plus haut niveau des conséquences pour une entreprise telle que Foxtel ;», a déclaré Foxtel.

Source : CNBC

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Sachant que l’Australie fait partie des Five Eyes, pensez-vous que SpaceX rencontrera d’éventuelles difficultés pour s’implanter an Australie ?

Voir aussi

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Avatar de phoebios
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 12/11/2019 à 12:27
On peut voir le problème de plusieurs manière différentes. Le fait que l'on fasse brûler un satellite n'est pas forcément le "pire".

Les satellites Starlink sont conçus pour brûler à 95% dans l'atmosphère pour la première itération. Les derniers envoyés sont censés brûler à 100%. Ce choix a été fait pour ne pas encombrer les orbites avec des satellites morts (ou des débris). Starlink étant en orbite basse n'importe quel débris de la constellation brûlera en quelques semaines. On évite d'encombrer l'orbite de la terre. Ça c'est le coté "pratique" de ce choix technique.

D'un point de vue des matériaux et de la ressource, est-ce que les satellites Starlink ne sont pas moins gourmands finalement qu'un réseaux télécom en fibre optique et câbles ? Fabrication, installation et entretien avec tout le BTP que ça implique, notamment le béton, sont des activités extrêmement polluantes aussi (surtout la fabrication du béton, une des pires). Je n'ai pas la réponse à cette interrogation mais ça me semble pas évident dans un sens ou dans l'autre.

L'utilité ensuite d'un tel réseau en plus du terrestre? Plusieurs activités sont envisageables:
- Les vidéos de chat évidemment ;-)
- Décongestionner une zone géographique comme un centre urbain par exemple, en faisant passer certaines communications longues distances par l'espace au lieu de transiter par tout les intermédiaires terrestres. Créer ainsi des interconnections qui n'existent pas au sol plus directes quand c'est avantageux.
- Accès internet en zone non développée: De la zone rurale en France au désert de je ne sais quel coin du monde.
- Accès internet pour le maritime permettant plus de débit et de nouveaux usages. Idem pour l'aviation.
- Fourniture d'une couverture mondiale pour les scientifiques aussi (balises et télémétrie n'importe ou dans le monde pour leurs armées de capteurs environnementaux)
- Connectivité sans apport terrestres pour l'industrie et les collectivités publiques (feux de route connectés, radars automatiques dans des zones encore plus paumées :-/ , etc...)

Globalement fournir une connectivité la ou ce n'était pas possible ou financièrement envisageable avant.

Alors après il est clair que cramer des trucs dans l'atmosphère c'est pas bon du tout. A notre époque on préférerai ne pas le faire. Mais est-ce mieux que la situation actuelle ou pas ? Je ne sais pas mais encore une fois la réponse me semble pas si évidente.

EDIT:Typo
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Avatar de Leruas
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 12:30
C'est indiqué dans l'article justement
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Avatar de yoyo3d
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 12/11/2019 à 13:45
Vivement qu'ils cessent leur pitreries et qu'on cesse d'entendre parler de cette boîte et de son fondateur !!!
Ils vont finir par faire faillite comme les gus du projet iridium...
alors ok, je n'ai pas cherché sa situation actuelle mais la boite que tu cites, elle à plutôt bien rebondi.. https://www.iridium.com/

Au 31 décembre 2015, le chiffre d'affaires de la société Iridium atteint 411 millions US$ pour 782 000 abonnés, en augmentation de 6 % par rapport à l'année précédente. 51 % de ces abonnements concernent des liaisons machine to machine (M2M : échanges automatiques de données entre machines distantes).
bon, on aime ou pas Musk, tesla, ses projets ambitieux etc ok, à titre personnel, j'ai quelques doutes sur le risque de collision entre les 12000 satellites de musk et les autres mais le fait est que sa constellation est plutôt bien partie et que son projet de lanceurs réutilisables semble fiable....
donc wait & see , ses projets ambitieux ont au moins l’intérêt de faire avancer la roue technologique... il apporte sa pierre à l'édifice et ça oblige la concurrence à se bouger également...
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