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SpaceX travaille sur la correction des satellites Starlink pour qu'ils ne perturbent pas l'astronomie,
En appliquant un revêtement spécial sur le fond des engins

Le , par Stan Adkens

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5  0 
SpaceX a déjà déployé 120 mini-satellites en orbite basse par lot de 60 – un lot en en mai dernier puis un autre en novembre – pour commencer à établir son réseau Internet haute vitesse, et prévoit en lancer des milliers d'autres dans un proche avenir. Mais le fait que, dès le premier lancement, les satellites Starlink étaient aussi brillants dans le ciel nocturne, et que le PDG de SpaceX ait l'intention d'en envoyer 12 000 en tout dans le cadre de son projet Starlink, a fait souffler un vent de panique dans la communauté des astronomes. Cependant, après plusieurs plaintes, SpaceX serait maintenant en train de travailler sur le problème de la pollution lumineuse.

Pour le prochain lot de 60 satellites prévu pour être lancé en fin décembre, Space X mettra, sur le fond d’un des satellites, un revêtement spécial conçu pour rendre l'engin spatial moins réfléchissant et moins susceptible d'interférer avec les observations spatiales, a déclaré vendredi dernier Gwynne Shotwell, présidente et directrice générale de SpaceX, lors d'une réunion avec des journalistes au siège social de SpaceX à Hawthorne en Californie. Shotwell a déclaré que le problème de luminosité de Starlink posé à l'observation astronomique avait été inattendu, mais elle s'est engagée à le résoudre. « Nous allons y arriver », a rapporté Spacenews, une publication qui couvre l'actualité économique et politique de l'industrie spatiale et des satellites.


Starlink est le projet d’Elon Musk pour fournir de l’Internet haut débit depuis l’espace partout dans le monde. En mai dernier, Musk et SpaceX expliquaient qu'il faudrait attendre encore au moins six lancements supplémentaires (environ 400 satellites) pour espérer atteindre l’objectif final qui est de connecter chaque recoin de la Terre à un Internet haut débit et à faible latence. La vue de premiers satellites extrêmement brillants alignés dans le ciel nocturne a suscité des inquiétudes parmi les astronomes, qui craignent que la constellation n'interfère avec les recherches scientifiques.

Alan Duffy, astronome à l'université de Swinburne, avait estimé en mai que les satellites causent une pollution radio importante pour les radiotélescopes basés au sol et le déploiement des 12 000 microsatellites du projet Starlink pourrait signifier qu'il deviendra impossible de « balayer le ciel à la recherche d'objets radioélectriques de faible intensité ». Un autre astronome du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, Jonathan McDowell, avait estimé, d’après ses calculs, qu’on pourrait « en voir jusqu’à 100 à l’œil nu simultanément ». Selon lui, personne ne s’attendait à ce que les satellites soient aussi réfléchissants, car SpaceX avait assuré qu’il allait les orienter pour minimiser le phénomène.

En répondant aux préoccupations en mai, SpaceX avait déclaré qu’il serait impossible de voir simultanément les 12 000 satellites, qui seront à terme dispersés sur des orbites variables allant de 550 à 1 200 km et ne croiseront pas l’horizon au même moment, ce qui devrait permettre de réduire la luminosité des satellites. Les satellites seraient dans l'obscurité lorsque les étoiles seraient visibles, avait aussi dit l’entreprise.

Maintenant, Shotwell a admis que personne dans l'entreprise n'avait prévu le problème au moment de la conception des satellites. « Personne n'y a pensé », a-t-elle dit. « Nous n'y avons pas pensé. La communauté astronomique n'y a pas pensé ».

Concernant la solution de revêtement appliqué sur le fond de l'un des satellites du troisième lot, Shotwell a fait remarquer qu'il ne s'agit que d'une expérience et qu'il est impossible de prédire si cela fonctionnera. « Nous faisons des essais et des erreurs pour trouver la meilleure façon d'y parvenir », a-t-elle déclaré.

Selon la présidente et directrice générale de SpaceX, depuis l'apparition des premiers rapports faisant état de satellites Starlink perturbant les astronomes, l'entreprise a pris le problème au sérieux. « Nous voulons nous assurer que nous faisons ce qu'il faut pour que les petits enfants puissent regarder dans leur télescope », a-t-elle dit le vendredi dernier. « L'astronomie est l'une des rares choses qui excite les enfants dans l'espace ».


Le revêtement expérimental pourrait affecter la performance des satellites

La solution de revêtement n'est que la première étape vers une solution permanente à mesure que de nouveaux satellites seront déployés. Shotwell a indiqué aux journalistes que la société prévoyait de lancer des lots de 60 satellites toutes les deux à trois semaines au cours de l'année à venir pour construire la constellation qui sera prête à fournir une couverture mondiale d'ici la mi-2020.

En octobre dernier, il a été annoncé que SpaceX cherchait à obtenir l'autorisation de l'Union internationale des télécommunications pour l’exploitation de 30 000 satellites supplémentaires à une fréquence, à un niveau de puissance et à une position spécifiques dans l’espace. Ce nombre s’ajoutant aux 12 000 satellites déjà approuvés par la US Federal Communications Commission. SpaceX a déclaré, à l’époque, dans un communiqué que la société prenait des mesures pour « dimensionner de manière responsable » la capacité totale du réseau et la densité de données afin de répondre à la croissance des besoins des utilisateurs. L'entreprise a également annoncé son intention de fournir des vitesses gigabit et une latence de 25 ms.

Cependant, Laura Forczyk, propriétaire de la société de conseil en espace Astralytical, a déclaré que la raison pour laquelle SpaceX demandait des satellites supplémentaires était d’augmenter son revenu pour financer d’autres projets. « Ils ont beaucoup de projets ambitieux en cours pour lesquels ils ont besoin de financement », « plus la couverture mondiale est grande, plus leur marché est vaste », a indiqué Forczyk.

Lorsque Shotwell a parlé de l'effet sur les enfants qui regardent les satellites parmi les étoiles, elle a dit : « C'est cool pour eux de voir un Starlink. Mais ils devraient regarder Saturne, la lune... et ne pas vouloir être interrompus ».

Le revêtement expérimental qui rendrait le satellite moins réfléchissant pourrait affecter sa performance, et c'est quelque chose qui sera examiné, a dit Shotwell. « Ça change définitivement les performances du satellite, thermiquement. Ce sera un peu d'essais et d'erreurs, mais on va arranger ça », a-t-elle ajouté, d’après SpaceNews.

Toutefois, selon un commentateur du sujet, le problème de pollution lumineuse par les satellites est une chose que les astronomes étaient au courant, « puisqu'ils doivent faire face à toutes sortes de problèmes semblables ». Mais, ces derniers n’ont pas haussé le ton jusqu'à ce que les gens voient la première série de satellites Starlink et à quel point ils étaient lumineux.

« Quant à SpaceX qui ne pense pas aux implications astronomiques de Starlink, je peux le croire », a ajouté le commentateur. « Je pense que la plupart d'entre eux se préoccupaient davantage de savoir si cela était possible que des implications de faire cela ».

Sources : SpaceNews

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Pensez-vous que la solution de revêtement appliqué sur les satellites va-t-il résoudre le problème de luminosité des satellites Starlink ?
Quelle proposition de solution pouvez-vous faire pour que la constellation de SpaceX n’empêche pas les recherches scientifiques ?
Le revêtement expérimental qui rendrait le satellite moins réfléchissant pourrait affecter sa performance. Quel commentaire en faites-vous ?

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 11:07
SpaceX teste un satellite noir pour réduire la menace de la "mégaconstellation" pour l'astronomie,
Pendant que les astronomes se penchent sur le problème

L'entreprise aérospatiale SpaceX a lancé trois lots de satellites Starlink, pour un total d'environ 180 satellites à ce jour. Le dernier lot a été lancé le lundi 6 janvier et les deux lots précédents avaient été lancés en mai et en novembre de l'année dernière. Ils sont plus évidents dans le ciel nocturne immédiatement après le lancement, avant qu'ils n'augmentent leurs orbites à des altitudes plus élevées où ils sont plus éloignés et semblent plus faibles. Toute la menace des mégaconstellations pour l’astronomie n’a pas encore été définitivement évaluée, mais les astronomes se sont plaints des traînées de lumière sur leurs images depuis le premier lancement de ces satellites. Toutefois, l'entreprise a décidé de trouver une solution au problème en envoyant sur le dernier lancement un satellite assombri expérimentalement.

Le satellite appelé DarkSat, lancé avec un "traitement expérimental d'obscurcissement", vise à réduire la luminosité de la mégaconstellation de satellites, dont les scientifiques craignent qu'elles n'interfèrent avec les observations astronomiques. Par ailleurs, d’autres entreprises s’apprêtent à lancer leur propre constellation de satellites, dont Télésat et LeoSat Enterprises du Canada, Amazon et OneWeb de Jeff Bezos. Par conséquent, d'ici quelques années, des dizaines de milliers de nouveaux satellites pourraient s'envoler au-dessus de nos têtes, et les traînées de lumière causées par leur réflexion pourraient dégrader les images astronomiques.


Le mercredi d’après le lancement de la troisième flotte de satellites, des milliers d'astronomes se sont rassemblés à Honolulu à Hawaï pour une réunion annuelle de l'American Astronomical Society (AAS), a rapporté Alexandra Witze dans le journal scientifique Nature. Lors de la réunion, ces scientifiques ont discuté de l’impact potentiel des satellites sur divers télescopes, et de ce qui pourrait être fait à leur sujet. « L'année 2020 est l'occasion de déterminer ce qui permet de réduire cet impact », a déclaré Jeffrey Hall, directeur de l'observatoire Lowell à Flagstaff (Arizona) et président du comité de la société sur la pollution lumineuse. Les astronomes ont, par ailleurs, exprimé leurs inquiétudes sur la façon dont la pollution lumineuse pourrait entraver leur capacité à faire de la recherche, depuis des mois.

Mais l’entreprise d’Elon Musk dit être déterminée à résoudre ce problème. Patricia Cooper, vice-présidente de SpaceX chargée des affaires gouvernementales relatives aux satellites, a déclaré lors d'une séance de la réunion sur l'astronomie que « SpaceX est absolument déterminé à trouver une solution pour que notre projet Starlink n'entrave pas la valeur des recherches que vous entreprenez tous ». Notons que jusqu'à présent, l'une des mesures prises par SpaceX a été d'essayer d'assombrir l'un des satellites. « Sur ce vol, SpaceX teste également un traitement expérimental d'assombrissement sur un des satellites afin de réduire davantage l'albédo du corps des satellites », a déclaré SpaceX lors d’un communiqué de presse.

Plusieurs facteurs contribuent à la luminosité des satellites, dont la constellation s'agrandit

De nombreux astronomes ont paniqué en mai, peu après le lancement par SpaceX du premier lot de 60 satellites Starlinks et les télescopes ont commencé à photographier leurs traînées de lumineuses. Leur luminosité a été une surprise, a dit Patrick Seitzer, un astronome de l'Université de Ann Arbor au Michigan. « Les nouvelles mégaconstellations qui seront mises en service pourraient être plus lumineuses que 99 % de tout ce qui se trouve en orbite terrestre, et c'est de là que vient l'inquiétude », a-t-il dit.

Lors de la réunion du 8 janvier, les astronomes, qui se sont entretenus avec des représentants de SpaceX, ont dit que plusieurs facteurs contribuent à l’étonnante luminosité des satellites. Selon SpaceX, la position des panneaux solaires pourrait y être pour quelque chose. En effet, la position temporaire des panneaux des satellites avant la montée en orbite pourrait les faire réfléchir davantage la lumière du soleil. La vitesse à laquelle un satellite se déplace à travers le champ de vision d'un télescope est également importante – plus il se déplace lentement, plus la luminosité s'accumule par pixel d'image, a rapporté Witze.

Selon le rapport, les calculs suggèrent que les traînées Starlink interféreront avec l'astronomie de façon plus significative durant les heures entourant le crépuscule et l'aube. C'est un problème particulier pour les observations qui doivent être faites au crépuscule, comme la recherche de certains astéroïdes proches de la Terre. Et pendant les courtes nuits d'été, les traces des satellites pourraient être visibles toute la nuit.


Selon les astronomes du Comité de l'AAS sur la pollution lumineuse, les interférences radio et les débris spatiaux, il y avait environ 200 objets en orbite autour de la Terre qui pouvaient être vus à l'œil nu avant le lancement du projet Starlink. Les satellites Starlink lancés jusqu'à présent ont à peu près doublé ce nombre, et SpaceX prévoit que 1 584 de ces satellites seront en orbite d'ici la fin de 2020. La constellation de satellites fournira l'Internet à large bande à un plus grand nombre de personnes dans le monde entier, a dit la société.

Selon Patrick Seitzer, ce nombre de satellites serait gérable. Mais « ce n'est qu'un début », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. SpaceX prévoit de lancer 10 ou 20 fois plus de satellites Starlink à terme, a-t-il dit. Selon le comité, ces satellites sont particulièrement préoccupants pour les observatoires qui effectuent de grandes études du ciel, comme le futur observatoire Vera C. Rubin (anciennement appelé Large Synoptic Survey Telescope). Il captera beaucoup de ces satellites perturbateurs dans ses images, lorsqu'il commencera à fonctionner en 2022.

L'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, d’après l’un des astronomes

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi pendant la réunion sur astronomie, les astronomes du comité ont partagé ce qu'ils ont appris sur les plans de SpaceX et sur son nouveau satellite assombri grâce à une série de conversations au cours des derniers mois. Selon Jeffrey Hall, l'assombrissement des satellites ne résoudra pas à lui seul le problème, cependant. Le simple fait de peindre le corps des satellites d'une couleur plus foncée ferait que les satellites absorbent plus de chaleur pour la diffuser sous forme de lumière infrarouge.

Selon l’astronome, si la lumière infrarouge n'est pas visible pour les humains, c'est l'une des nombreuses sortes de lumière que les astronomes utilisent pour étudier le ciel. Le simple fait d'assombrir les satellites pourrait réduire la pollution lumineuse dans la lumière visible tout en augmentant la pollution dans l'infrarouge, a expliqué Hall.

Selon le rapport publié dans Nature, l’équipe de Tony Tyson, physicien à l'Université de Californie, à Davis, et scientifique en chef de l'Observatoire Vera C. Rubin, serait en train de travailler à la mise au point d'éventuels correctifs logiciels pour les traînées de satellite prévues, comme des moyens d'effacer électroniquement les traces et autres défauts qu'elles induisent dans les images astronomiques. Mais « il nous reste encore toute la complexité de la suppression de tous ces éléments et de toutes ces erreurs systématiques », a dit Tyson.

Selon Tyson, si les opérateurs de télescope savent précisément où chaque satellite apparaîtra et à quelle heure, ils peuvent faire pivoter le télescope pour pointer vers une autre partie du ciel où il n'y a pas de satellite. C'est possible s'il y a 1 000 satellites, mais pas s'il y en a des dizaines de milliers, car le télescope perd tellement de temps à manœuvrer que « c'est sans espoir », a-t-il ajouté.

L'obscurcissement est donc une première tentative de résoudre le problème. Avec DarkSat, les ingénieurs de SpaceX ont peint sur le satellite des surfaces qui diffusent ou réfléchissent la lumière de façon diffuse, a dit Cooper. Cela pourrait les rendre suffisamment faibles pour être invisibles à quiconque regarde un ciel nocturne typique, mais presque certainement encore visibles pour la plupart des télescopes de recherche astronomique, a rapporté Witze.

Toutefois, jusqu'à ce que le satellite noirci atteigne son altitude finale à la fin de février, les astronomes ne pourront pas effectuer de tests pour voir l'efficacité de ce "traitement expérimental d'obscurcissement " de SpaceX.

Source : Nature

Et vous ?

Pensez-vous que le "traitement expérimental d'obscurcissement " appliqué à l’un des satellites Starlink résoudra le problème de pollution lumineuse ?
Pensez-vous que les correctifs logiciels que l’équipe de Tony Tyson est en train de mettre en place pourront être efficaces contre les menaces des mégacontellations prévues ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/03/2021 à 18:38
La France Insoumise s'oppose au lancement en France de Starlink, l'internet d'Elon Musk, et demande un moratoire d'un an
durant lequel une consultation nationale sera menée auprès des Français sur le sujet

L'Arcep, autorité de régulation des télécoms, a accordé une licence d'utilisation de fréquences à SpaceX pour l'exploitation de son réseau internet satellitaire Starlink en France dans le cadre de ce projet permettant de proposer une connectivité haut débit grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink. D’où le nom du service, dont l’objectif affiché est, rappelons-le, de réduire les zones blanches dans le monde (Starlink n'a donc pas pour vocation à servir les villes, mais les zones du territoire les moins denses) :

« L’Arcep publie la décision n° 2021-0116 attribuant une autorisation d’utilisation de fréquences radioélectriques à la société Starlink internet Services Limited pour un réseau ouvert au public lui permettant de fournir un accès à internet fixe par satellite.

« Starlink est un projet d'accès à internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial Space X. Cette connectivité sera fournie grâce à des satellites regroupés au sein d’une constellation nommée Starlink.

« Dans le cadre du projet "Starlink", l’Arcep a pour rôle d’étudier, et d’autoriser le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des Télécommunications (UIT) au niveau spatial, sur le territoire national.

« L’Arcep est affectataire des fréquences sollicitées par Starlink et en fixe les conditions techniques d’utilisation. Ces conditions techniques visent à permettre la cohabitation entre plusieurs services et utilisateurs différents dans la bande afin de réduire au maximum les risques de brouillage. L’autorisation délivrée par l’Arcep ne dispense pas de la délivrance d’autres autorisations requises pour l’implantation de stations radioélectriques (déclarations auprès de l’Agence nationale des fréquences, autorisations d’urbanisme) ».

Les autorisations d’utilisation de fréquences, accordées précédemment et ce jour par l’Arcep à la société Starlink, sont de deux types :
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux stations passerelles (Gateway), essentielles au fonctionnement du réseau (ces fréquences sont utilisées pour permettre au satellite de se connecter au réseau terrestre). Trois stations ont ainsi été autorisées par l’Arcep.
  • Autorisation d’exploitation de fréquences liées aux terminaux utilisateurs (type paraboles), nécessaire pour fournir un service d’accès à internet par satellite aux utilisateurs finaux (ces fréquences sont utilisées pour la transmission du signal du satellite vers le terminal de l’utilisateur).

Comme le rappelle l'Arcep, son rôle est ici « d'étudier et d'autoriser, le cas échéant, l’exploitation des fréquences déjà enregistrées à l’Union internationale des télécommunications (UIT) au niveau spatial » pour le territoire national. En effet, il est de son ressort d'affecter officiellement les fréquences utilisées à Starlink, en fixant les conditions dans lesquelles ces dernières doivent être exploitées.

Le 14 décembre 2020, explique l'Arcep « la société Starlink internet Services Limited [a sollicité] une autorisation d’utilisation de fréquences des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services fixes d’accès à internet haut débit sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire ». « La société Starlink internet Services Limited est autorisée à utiliser, sur l’ensemble du territoire sur lequel l’Arcep est affectataire, les fréquences radioélectriques des bandes 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) afin de fournir des services d’accès à internet haut débit ».

L'Arcep précise que « l’application des conditions techniques de cette décision permet de prévenir des brouillages qui pourraient être causés par les terminaux utilisateurs, particulièrement parce qu’ils ne font l’objet d’aucune déclaration individuelle et donc d’aucune coordination. Cependant, elle ne garantit pas que ces stations terriennes fixes puissent être protégées ». En d’autres termes, l'Arcep ne garantit pas que les équipements clients français de Starlink ne seront pas victimes d‘interférences dans certaines parties du territoire.

En outre, Starlink devra s'acquitter d'une redevance dont le montant n'est pas précisé à date par l'Arcep.


Des députés réclament un moratoire contre Starlink et son offre internet par satellite

Des députés du groupe La France Insoumise ont déposé un amendement au projet de loi contre le dérèglement climatique pour contrer le déploiement du réseau d'internet satellitaire. Le texte en question est porté par les 17 membres du groupe parlementaire de gauche, dont son leader Jean-Luc Mélenchon. Il vise à mettre en place un moratoire et à mener en parallèle une consultation nationale auprès des Français sur le sujet.

En clair, si l'amendement venait à être adopté, une consultation nationale serait organisée partout en France durant l'année que durerait le moratoire dans l'optique de prendre le pouls de la population française quant à l'offre internet par satellite qu'ambitionne de proposer Starlink, et ses conséquences technologiques. En cas de refus, Starlink devrait alors en principe faire une croix sur le marché français.

Le texte demande l'obtention « d'un moratoire sur le déploiement de Starlink sur le territoire français est décrété. Ce projet ne pourra être relancé qu'à la condition d'un avis favorable de la population française, résultant d'une consultation nationale menée à travers tout le territoire français pendant au moins un an ».

Les élus de La France insoumise pointent plusieurs inconvénients au projet, comme la pollution lumineuse engendrée par les nouveaux satellites, qui évoluent très bas. Cela participe à une « remise en cause du droit à l'obscurité », font valoir les élus.

Un autre argument est celui du risque accru de collision. À force de charger l’orbite basse, la probabilité d’une collision entre deux satellites augmente. D’ailleurs, Starlink a failli être impliqué dans un choc avec un satellite européen, à cause d’un bogue. Et c’est le satellite européen qui a dû manœuvrer.

«  L’utilisation privée et lucrative de l’espace, res nullus dans la tradition républicaine, tout comme les grands choix technologiques ne doivent pas faire l’économie d’un débat large, éclairé et partagé. C’est ce que propose cet amendement avec un moratoire afin de permettre un débat serein et d’éviter l’argument souvent utilisé du fait accompli », commentent les députés.

Mais l'amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Lancé en 2018, le projet Starlink vise à connecter toutes les régions du globe en internet à haut débit à la faveur d'une constellation de petits satellites situés en orbite basse de 550 à 1000 kilomètres d'altitude. Près d'un millier de satellites ont déjà été mis en orbite. Le réseau devrait en compter 42 000 d'ici six ans afin de mailler le ciel et remédier aux besoins de connectivité des régions qui n'ont pas accès au haut débit.

Source : Assemblée nationale

Et vous ?

Que pensez-vous des arguments proposés par cet amendement ?
Que pensez-vous de la décision de l'Assemblée nationale qui l'a déclaré irrecevable ?
Que pensez-vous de Starlink ? Aimeriez-vous l'essayer ?
16  0 
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/10/2020 à 19:17
Une tribu amérindienne obtient un accès anticipé à Starlink de SpaceX et dit que c'est rapide
« nous avons été catapultés au XXIe siècle », a déclaré la tribu Hoh

Elon Musk va-t-il réussir le pari d’offrir l’une des connexions Internet les plus rapides au monde depuis l’espace ? Il est trop tôt pour le dire, mais l’entreprise travaille dans ce sens. Musk a reçu cette semaine un témoignage qui devrait motiver lui et ses troupes à consacrer plus d’efforts au projet Starlink. En effet, récemment connectée à la version bêta de Starlink, la tribu Hoh a déclaré sur Twitter que le réseau offrait une connexion Internet “extrêmement” rapide et que “cela leur a permis d’être propulsés vers le XXIe siècle”.

La tribu Hoh est une tribu amérindienne vivant dans l’État de Washington sur la côte pacifique, à environ 37 kilomètres au sud de la ville de Forks. Elle a déclaré mercredi sur Twitter étant encore au siècle précédent, mais qu’elle en a été catapultée après s'être connectée à l’Internet haut débit de SpaceX. « Quelle différence l'Internet à haut débit peut faire ! Nos enfants peuvent maintenant participer à l'apprentissage à distance et les habitants peuvent accéder aux soins de santé », a déclaré la tribu Hoh en parlant de son expérience avec la connexion de SpaceX.

« Nous avons eu l'impression de remonter la rivière à la cuillère pour ce qui est de ce sujet. Mais SpaceX a fait en sorte que cela se produise du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. En réponse à leur tweet, Musk a répondu « Vous êtes les bienvenus ! ». Dans un tweet de suivi, la tribu Hoh a déclaré qu’elle ne recevait jusque là que des débits Internet étonnamment lents de 0,3 à 0,7 Mb/s. Toujours à ce sujet, le département du Commerce de l’État de Washington a également publié une vidéo montrant comment Starlink a augmenté les vitesses Internet de la tribu.

« Ces huit dernières années, j'ai eu l'impression que nous avons remonté la rivière à la cuillère, et que nous n'arrivons presque nulle part avec l'accès à Internet dans la réserve », a déclaré Melvinjohn Ashue, vice-président de la tribu Hoh, dans la vidéo. Conscient de tous ces problèmes, le ministère a présenté l'équipe Starlink de SpaceX à la tribu, ce qui a incité la société à fournir rapidement un accès au réseau satellite. « Il semble que SpaceX soit sorti de nulle part et nous ait catapultés dans le 21e siècle », a ajouté Ashue à propos de l'augmentation de la vitesse.


Cela dit, la vidéo a fait quelques réserves. Dedans, la tribu n'a pas mentionné à quelle hauteur Starlink a augmenté leurs vitesses de connexion. Cependant, SpaceX affirme que le réseau satellitaire est actuellement capable de fournir des vitesses de téléchargement de 100 Mb/s avec une latence inférieure à 30 millisecondes, une latence qui est comparable à celle d’une connexion Internet terrestre.

SpaceX prévoit une bêta publique sur une zone plus large

Starlink est l'ambitieux projet de la société SpaceX qui vise à construire un réseau interconnecté d'environ 12 000 petits satellites, pour offrir une connexion Internet à haut débit depuis l'espace vers n'importe quel endroit du monde. En octobre, la société a demandé l'autorisation de l'Union internationale des télécommunications pour exploiter environ 30 000 satellites de plus, ce qui lui permettra d’avoir une constellation de 42 000 petits satellites Starlink. Le réseau mondial, qui va apporter l’Internet aux zones les plus défavorisées, devrait être opérationnel d'ici 2025.

Pour l'instant, Starlink reste inaccessible au public, et seulement quelques privilégiés jouissent d’un accès anticipé. Toutefois, lundi dernier, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que la société prévoit de lancer bientôt des essais bêta pour les résidents basés dans le nord des États-Unis et peut-être aussi dans le sud du Canada. Pour l’instant, Starlink exploite un peu plus de 700 satellites, placés en orbite basse autour de la planète, en particulier sous les hautes latitudes. Ce nombre n’est plus très loin de celui qui devrait permettre une couverture minimale, soit 800.

En outre, pour atteindre son but, SpaceX fabrique les satellites Starlink 20 fois plus vite que les satellites NEXT d'Iridium. « Pour mettre les choses en perspective, Iridium, qui détenait auparavant le record de la plus grande constellation de satellites commerciaux au monde, fabriquait des satellites au rythme d'environ six satellites par mois au plus fort de la production », a déclaré Chris Quilty, fondateur de Quilty Analytics. CNBC rapporte que les satellites NEXT d'Iridium ont une masse près de trois fois supérieure à celle d'un satellite Starlink, environ 670 kg contre 260 kg pour les satellites Starlink, selon les estimations.

Mais, même en tenant compte du fait que chaque satellite Starlink est plus petit qu'un satellite Iridium, SpaceX construit son vaisseau spatial 20 fois plus vite. Quilty a notamment souligné que les satellites Iridium ont été construits par le conglomérat aérospatial européen Thales Alenia Space. En comparaison avec le concurrent OneWeb, un projet de constellation d'environ 600 satellites de télécommunications circulant également sur une orbite basse pour fournir aux particuliers un accès à Internet à haut débit, il construisait des satellites à un rythme d'environ 30 par mois avant de faire faillite.

Quilty a également souligné le fait que la chaîne de production de OneWeb a été conçue et construite en collaboration avec Airbus, un autre géant européen de l'aérospatiale. Quilty conclut que cela fait de Starlink la seule des trois à posséder des satellites construits uniquement par une entreprise américaine, ainsi que la plus productive. Enfin, l'entreprise est aussi en train de chercher une solution pour résoudre le problème de la pollution lumineuse des satellites en orbite basse. Plusieurs astronomes ont émis leur inquiétude quant à cela.

Source : Message de la tribu Hoh

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

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15  0 
Avatar de pmithrandir
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 10:59
Pour ma part, je suis plutôt opposé au principe de starlink.
Je trouve l'idée géniale, très inventive, etc... mais le bénéfice ne vaut pas le cout(avoir des satellites en masse dans le ciel).

Les buts du projets sont louables, avoir internet partout, même peut etre bientot dan les bateaux, dans les avions, etc... a des tarifs abordables.

Mais je pense que la nature mérite un certain respect, surtout quand ces décisions sont irréversibles.

Et oui, je pense que c'es les petits pas qui font les grands refus. Si un pays comme la France refuse, pour des raisons valables, le projet, il est proable qu'a un moment la question se pose en Europe.

Vous imaginez vraiment le projet starlink déployés sans :
la Russie
la Chine,
l’Europe
...

A un moment, on réduit tellement la cible des clients potentiels que le projet n'est plus rentable.

Après, je me fais assez peu d'illusion. Le progrés va nous amener a toute vitesse dans cette direction et on commencera a se poser la question a 35 000 satellites déployés... et le mal sera fait.
Ensuite d'autres puissances feront des réseaux concurrents, et cette idée aura mis en l'air 200 000 satellites avant 10 ans. Donc la moitié seront inutilisés car leur maison mère fera faillite.
16  1 
Avatar de Olivier Famien
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 26/03/2021 à 22:54
La France insoumise revient à la charge avec un autre amendement qui vise à bloquer le déploiement de Starlink en France,
l’amendement serait le même que celui qui a été rejeté

Au début du mois de mars, les députés du groupe parlementaire La France insoumise (LFI) ont soumis un amendement dans le cadre du projet de loi portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets. L’objectif de cette démarche était de faire barrage aux autorisations accordées à l’entreprise Starlink et qui lui permettent de fournir des services d’accès à internet haut débit par satellite aux résidents français. Dans sa requête, le groupe parlementaire La France insoumise a demandé la mise en place d’un moratoire d’au moins un an pour mener une consultation nationale auprès des Français afin de demander leur avis sur le sujet. En cas de rejet de Starlink par les Français, le fournisseur d’accès internet devrait en principe faire une croix sur le marché français. Après sa présentation, l’amendement porté par LFI a été déclaré irrecevable en application de l’article 98 du règlement de l’Assemblée nationale, ce qui n’a même pas permis un examen en commission. Aucunement découragés par ce premier échec et voyant approcher la date du 29 mars, date à partir de laquelle l’examen du projet de loi visant à réduire les émissions nationales de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030 doit débuter en séance publique, les députés de La France insoumise viennent à nouveau de déposer un amendement pour faire passer leur projet d’interdire le déploiement de l’offre de Starlink sur le territoire français.

Le fait le plus marquant est que ce second amendement se trouve être le même que celui qui avait été déposé au début du mois et qui a fait l’objet d’un rejet auprès de l’Assemblée nationale. Il ne serait donc pas étonnant qu’il soit à nouveau rejeté par l’institution.

Comme arguments mis en avant pour justifier sa démarche contre Starlink, le groupe parlementaire LFI pointe du doigt les problèmes suivants :

  • le fait que la constellation de satellites évolue en orbite terrestre basse (jusqu’à environ 2000 kilomètres d’altitude) engendre une pollution lumineuse. Cela participe à une « remise en cause du droit à l’obscurité », soutiennent les élus ;
  • Avec son programme Starlink, SpaceX compte lancer 42 000 satellites en orbite terrestre basse. À force de charger l’orbite basse, la probabilité d’une collision entre deux satellites augmente, relève LFI. Pour corroborer les arguments de LFI, Starlink a failli être impliqué dans un choc avec un satellite européen, à cause d’un bogue. Pour éviter la collision, le satellite européen a dû manœuvrer ;
  • enfin, un dernier point décrié également par le monde de l’astronomie, c’est la gêne lumineuse engendrée par les satellites lors des observations spatiales. Au-delà des députés de LFI, plusieurs astronomes ont déjà dénoncé ces traînées de lumière des satellites de Starlink qui empêchent l’observation du cosmos.


À ces maux, d’autres personnes ajoutent également les déchets spatiaux causés par les satellites qui pourraient mal fonctionner et ne plus pouvoir être désorbités et ramenés sur terre. Déjà en 2020, sur 775 satellites de Starlink qui ont été lancés, environ 3 % d’entre eux pourraient avoir échoué, selon les données recueillies par Jonathan McDowell, un astronome du Centre d’astrophysique de Harvard-Smithsonian. Dans pareil cas, ces satellites incontrôlés pourraient représenter un danger pour les autres satellites, et même pour les astronautes qui gravitent autour de la Terre.

Si certains problèmes rapportés par LFI méritent une attention particulière, plusieurs Français soulignent qu’ils sont sans mettre dans la balance les avantages qu’apportent ces satellites. En effet, avec le programme de Starlink, les personnes retranchées dans certaines régions et qui n’ont pas accès à la fibre optique et donc ne bénéficient pas d’internet à très haut débit pourraient ne plus attendre le déploiement de la fibre optique, mais simplement souscrire à cette offre afin de bénéficier d’internet à très haut débit. Cela permettra d’accélérer le taux de couverture d’internet à très haut débit en France.

À côté de cet avantage, d’autres utilisateurs font remarquer, par rapport au projet de LFI d’interdire l’internet par satellites d’Elon Musk, que l’espace extra-atmosphérique n’est pas réservé à un pays. Chercher donc à faire adopter une loi pour obliger les satellites de Starlink à contourner la France pour éviter les désagréments relevés par les députés de la LFI serait donc une entreprise inutile. Et même si par un coup de magie le groupe de députés obtenait une interdiction de survol, des internautes se demandent comment obliger les satellites à ne pas survoler la France. Comme solution à cette problématique, un internaute propose ironiquement d’étendre la frontière française jusqu’à 2000 km d’altitude et fermer celle-ci. Ainsi les satellites non autorisés qui survolent la France seraient dans l’obligation légale de la contourner. Et si les satellites réussissaient à traverser cette frontière extra-atmosphérique, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur de France, les reconduira à la frontière, soutient un autre internaute. Enfin, plus sérieusement, concernant les déchets spatiaux que pourraient laisser les satellites devenus incontrôlables, des intervenants rassurent qu’étant donné qu’ils sont positionnés en orbite basse, le nettoyage se fera tout seul en cinq ans.

Source : Assemblée nationale française

Et vous ?

Selon vous, les arguments présentés par LFI sont-ils pertinents ?

Ou pensez-vous que LFI aborde un sujet qui n’est pas un problème en réalité ?

Voir aussi

Les offres internet par satellite d’Amazon, SpaceX, OneWeb et d’autres entreprises pourraient faire économiser des milliards de dollars aux consommateurs dans le monde
Des centaines de satellites en orbite pour une connectivité internet plus rapide, l’ambitieux projet du cofondateur de Paypal Elon Musk
Elon Musk déclare que Starlink, son projet de fournir d’Internet par satellites, financera sa vision de voyage sur Mars
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Airbus va construire 900 satellites pour connecter le monde à Internet dans le cadre d’un projet ambitieux de OneWeb
Amazon envisage de lancer plus de 3000 satellites pour offrir l’internet à haut débit dans les régions non desservies et sous-desservies du monde
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Avatar de Stan Adkens
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Le 07/05/2021 à 19:01
Que se passe-t-il si vous essayez de pirater des films sur le service Starlink d'Elon Musk ?
Vous recevrez un avertissement et votre abonnement pourrait être résilié

Starlink est le programme de SpaceX projetant de fournir une connexion Internet à haut débit depuis l’espace aux habitants dans les endroits les plus reculés de la Terre. En octobre, SpaceX a lancé une bêta publique aux États-Unis et plusieurs utilisateurs testent le service en ce moment. Starlink mettra en garde les utilisateurs contre le téléchargement de torrents ou de contenus protégés par le droit d'auteur, et un abonné de Starlink aux États-Unis, connu sous le nom d'utilisateur "substrate-97" sur un réseau social, l’a récemment appris. En effet, il a indiqué qu'il téléchargeait du contenu piraté sans VPN pour voir ce qui se passerait, et il a reçu un avertissement de la société dont il a publié une capture d'écran.

Si vous essayez de pirater ouvertement des films sur le service Internet par satellite Starlink de SpaceX, préparez-vous à recevoir un avertissement de la société vous demandant d'arrêter. L’abonné de Starlink, qui a tenté l’expérience, était curieux de savoir si SpaceX appliquait sa politique contre le téléchargement de contenu protégé par le droit d'auteur. Il s'avère que c'est le cas. Voici, ci-dessous, l'avertissement contre le piratage que l’abonné substrate-97 a reçu de SpaceX.


Dans un avis à l’abonnée, Stralink écrit : « Nous devons insister pour que vous et/ou les autres personnes utilisant votre service Starlink s'abstiennent de télécharger illégalement du contenu protégé par des droits d'auteur. Le téléchargement de matériel protégé par le droit d'auteur sans licence peut entraîner la suspension ou la résiliation de votre service, et vous exposer à des poursuites judiciaires de la part du propriétaire du contenu ».

Substrate-97, qui est basé aux États-Unis, a déclaré dans son post qu'il faisait délibérément du torrent sur Starlink pour voir ce qui se passerait. Un téléchargement de fichier pour une "émission de CBS" a fini par déclencher l'avertissement. « Je le fais depuis que j'ai Starlink, donc depuis deux mois », a ajouté substrate-97. « C'est plutôt discret, cependant. J'ai finalement téléchargé quelque chose d'une entreprise Fortune 500 et ma supposition était que c'était spécifiquement cela ».

Le fil de discussion a attiré des utilisateurs de différentes parties du monde qui se demandaient si la politique de Starlink serait différente d'un pays à l'autre. Un utilisateur qui se fait appeler Nydilien a écrit pour demander si la politique sera appliquée en Suisse, où il n'y a pas de telle restriction. « La politique de Starlink diffère-t-elle d'un pays à l'autre ? J'espère que nous n'aurons pas cette restriction ici en Suisse, où le téléchargement/piratage gratuit de matériel protégé par le droit d'auteur est légal ».

En revanche, un utilisateur canadien a fait remarquer que les utilisateurs peuvent être poursuivis en justice pour avoir téléchargé du contenu piraté. « Au Canada, il y a des entreprises qui poursuivent carrément quiconque a une adresse IP dont elles peuvent obtenir l'adresse. C'est insensé. Il y a tellement de parents qui paient 1 500 dollars pour un téléchargement », a noté l’utilisateur connu sous le nom de Tartooth.

On peut lire dans la section "Violation de la propriété intellectuelle d’un tiers" de la "Politique d'utilisation acceptable de Starlink" de Starlink ceci :

SpaceX respecte les droits de propriété intellectuelle des tiers. Vous ne pouvez stocker aucun matériel ou utiliser les Services ou le Kit Starlink d'une manière qui constitue une violation des droits de propriété intellectuelle de tiers, y compris, par exemple, en vertu de la loi sur les droits d'auteur. Conformément à la Section 512 du Digital Millennium Copyright Act, SpaceX a pour politique de résilier le compte des contrevenants répétés aux droits d'auteur dans des circonstances appropriées. En outre, SpaceX se réserve expressément le droit de suspendre, de résilier ou de prendre d'autres mesures provisoires concernant les Services si, selon son seul jugement, SpaceX estime que les circonstances relatives à une violation des droits de propriété intellectuelle d'un tiers justifient une telle action.

Le réseau à large bande Starlink d'Elon Musk, qui fonctionnera grâce à des satellites orbitaux, devrait commencer à offrir ses services en Inde en 2022, une fois qu'il aura franchi les obstacles réglementaires en cours. En Inde, la loi sur le droit d'auteur prévoit des règles similaires en matière de piratage. Les contrevenants s'exposent à une peine de prison de trois ans et à une amende pouvant aller jusqu'à 3 millions de roupies (environ 40 841 de dollars US) pour avoir visionné, téléchargé, exposé ou dupliqué un contenu illicite.


L'avis révèle également que Starlink essaie d'arrêter le piratage comme les autres fournisseurs d'accès à Internet au sol : si le FAI apprend que vous téléchargez un film piraté, il peut automatiquement envoyer un avertissement à l'abonné fautif. Cela peut se produire si le détenteur des droits d'auteur suit les téléchargements de torrents pour un fichier de film. Le détenteur des droits d'auteur peut fournir au fournisseur d'accès une liste d'adresses IP associées au fichier de film piraté, en lui demandant de prendre des mesures.

Pourtant, il n'est pas vraiment difficile de masquer sa véritable adresse IP. Bien que le piratage n’est pas recommandé, il est bien connu que vous pouvez empêcher un fournisseur d'accès à large bande d'enregistrer votre trafic Internet en utilisant un VPN, qui peut chiffrer la connexion. Un VPN peut également modifier l'adresse IP de votre ordinateur. Par conséquent, un utilisateur de Starlink peut toujours théoriquement pirater du contenu sur le service, à condition de ne pas le faire ouvertement.

« C'est honnêtement hilarant. C'est comme si un professeur voyait un enfant tricher pendant un test et disait "Allez mon pote, tu dois mieux tricher que ça" », a commenté un autre utilisateur connu sur le pseudo Neocactus.

Si Starlink exploite plus de 1 300 satellites en orbite, l'Internet lui-même provient de stations terrestres connectées à des réseaux locaux en fibre optique.

Elon Musk a indiqué que Starlink offrira une vitesse allant jusqu'à 300 Mbps et sera également mobile, ce qui sera particulièrement utile aux utilisateurs disposant de zones de réseau réduites. Actuellement, Starlink accepte les précommandes sur son site Web moyennant un dépôt remboursable de 99 dollars. Cependant, il ne garantit pas les services à ses utilisateurs. Pour l'instant, le PDG de SpaceX Elon Musk a déclaré que Starlink a reçu plus d'un demi-million de précommandes dans le monde entier, et qu'il ne prévoyait aucun problème technique pour répondre à la demande.

« La seule limite est la forte densité d'utilisateurs dans les zones urbaines », a tweeté Elon Musk, en réponse à un post d'un journaliste de CNBC qui affirmait que les dépôts de 99 dollars demandés par SpaceX pour le service étaient entièrement remboursables et ne garantissaient pas le service. SpaceX n'a pas fixé de date pour le lancement du service Starlink.

Hors des États-Unis, SpaceX a reçu au début de l'année l'autorisation de l'autorité britannique de régulation des communications (Ofcom) pour déployer et commercialiser Starlink dans le pays. L'entreprise a alors envoyé des kits Starlink aux personnes retenues pour participer au test bêta public. Des utilisateurs des zones rurales qui participent au test bêta ont déclaré fin février avoir atteint des vitesses de navigation et de téléchargement « incroyables » avec le service Internet par satellite d'Elon Musk.

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Au Royaume-Uni, des habitants de zones rurales déclarent que Starlink d'Elon Musk offre un haut débit "incroyable", le service est disponible dans le pays depuis le début de l'année
SpaceX prévoit un service téléphonique Starlink, une batterie de secours, et un accès pour les gens à faible revenu, ainsi que « les applications vocales autonomes dans le réseau Starlink »
Le service Internet par satellite Starlink d'Elon Musk a été approuvé au Royaume-Uni, et les utilisateurs reçoivent déjà leurs kits bêta
Le service Internet par satellite Starlink obtient 500 000 précommandes, et n'anticipe aucun problème technique pour répondre à la demande selon Elon Musk
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Le 04/06/2021 à 9:23
L'Allemagne prépare des subventions pour les fournisseurs d'Internet par satellite tels que Starlink d'Elon Musk,
Afin d'aider les citoyens des zones rurales à avoir un meilleur accès à l’Internet

L'Allemagne pourrait devenir la première grande nation à subventionner l'utilisation de services Internet par satellite grand public tels que ceux proposés par Starlink d'Elon Musk. Le gouvernement allemand a déclaré qu'il envisageait de verser des subventions d'environ 500 euros, soit l'équivalent de 610 dollars, par ménage pour financer l'achat du matériel technique nécessaire à l'accès à la large bande par satellite et à d'autres services Internet sans fil à haut débit. Les utilisateurs devront payer pour l'utilisation. Le programme pourrait verser un total de 100 millions d'euros, selon le ministre du gouvernement en charge du projet, et pourrait être lancé dans quelques semaines.

L'accès à la large bande en Allemagne est limité en dehors des grandes villes – et parfois à l'intérieur de celles-ci – en raison d'une faible pénétration des câbles à fibre optique par rapport aux autres pays européens. Dans les classements internationaux, l'Allemagne figure souvent derrière les nations moins développées. Selon l'indice mondial Speedtest, l'Allemagne était classée 35e en avril, derrière le Panama et la Pologne.


Depuis des années, tous les gouvernements fédéraux prêchent la numérisation et demandent le développement de l'infrastructure nécessaire. Mais tout aussi régulièrement que les discours résonnent dans le pays, le gouvernement rate ses objectifs en matière d'expansion du haut débit : en 2014, il voulait connecter tous les foyers à l'Internet rapide jusqu’en 2018, a rapporté le quotidien économique Handelsblatt. Puis en 2018, ayant manqué l'objectif, le gouvernement a proclamé l'Internet haut débit pour tous : au plus tard 2025, tous les ménages devraient être connectés au réseau haut débit.

Le service Internet par satellite Starlink de SpaceX, l'entreprise cofondée et dirigée par Elon Musk, s'est imposé comme l'un des premiers leaders du marché, en offrant des services d'Internet à haut débit téléportés depuis l'un de ses quelque 1 500 satellites directement vers les utilisateurs sur Terre. SpaceX propose actuellement son service dans des pans entiers de l'Allemagne et affirme qu'il atteindra une large couverture d'ici la fin 2021.

En octobre, SpaceX a lancé une bêta publique aux États-Unis en envoyant des invitations par courriels. Dans son message, SpaceX a évoqué des vitesses estimées de 50 Mb/s à 150 Mb/s, et la société affirme avoir enregistré des vitesses de téléchargement de plus de 100 Mbit/s, avec une faible latence, lors des premiers tests. Le service coûte 99 euros par mois en Allemagne, soit beaucoup plus que ce que les fournisseurs de services Internet du pays facturent normalement pour un accès haut débit câblé.

L'entreprise prévoit de déployer à terme 12 000 satellites au total et a déclaré que la constellation Starlink lui coûterait environ 10 milliards de dollars. Construire et envoyer des fusées dans l'espace est une activité à forte intensité de capital, mais deux des hommes les plus riches du monde, le fondateur d'Amazon Jeff Bezos et Musk, qui est également le chef du constructeur automobile Tesla Inc, ont investi des milliards de dollars au fil des ans pour faire des percées sur ce marché.

Subventionner le matériel pour accélérer l'accès à l'Internet haut débit sans fil en milieu rural

L'Allemagne veut aider les citoyens des zones rurales à avoir un meilleur accès à l’Internet haut débit en soutenant l'achat de matériel pour les services Internet par satellite tels que Starlink, a déclaré lundi le ministère des transports et de l'infrastructure numérique. Le régime de subventions prévu sera ouvert à tous les fournisseurs qui proposent des connexions Internet sans fil dans les zones rurales, par exemple par le biais de satellites ou de liaisons radioélectriques directionnelles, a précisé le ministère.

Le ministre Andreas Scheuer, qui a rencontré Musk à Berlin le mois dernier, a déclaré qu'environ 200 000 ménages vivant dans des zones rurales où l'infrastructure à large bande est insuffisante pourraient recevoir un bon pour couvrir les coûts uniques de connexion à l'Internet sans fil. Scheuer a déclaré aux journalistes que ces ménages auraient accès à l'Internet rapide du jour au lendemain, dans le cadre d'une procédure qu'il a décrite comme rapide et non bureaucratique.

Le ministre a déclaré que les détails du programme de subvention fédéral, y compris le budget global et le nombre de foyers éligibles, étaient encore en cours de négociation avec les autorités des 16 États allemands. « Les coûts mensuels d'utilisation de la connexion Internet ne seront pas couverts par la subvention », a précisé le ministère.

Les subventions ne seraient pas seulement disponibles pour les clients de Starlink, mais s'appliqueraient à toute offre de services Internet sans fil à haut débit, mais pas aux connexions Internet mobiles telles que les services 5G, selon le ministère des Transports et de l'infrastructure numérique. Les concurrents de Starlink, tels que Viasat Inc, GlobalTT et skyDSL Global GmbH, proposent déjà ou vont bientôt proposer des services d'Internet par satellite en Allemagne.

Le ministre Scheuer a déclaré que la pandémie avait révélé les faiblesses de l'Allemagne en matière d'accès à l'Internet : « Il y a des maisons situées dans des régions très éloignées qui, même aujourd'hui, ne bénéficient que d'un accès extrêmement lent à l'Internet... Cela a un impact très négatif, surtout maintenant en ce qui concerne le travail à domicile ou l'enseignement à domicile », a dit Scheuer dans une déclaration. « C'est pourquoi je veux lancer un programme de subventions qui offrira aux ménages concernés une perspective à court terme pour un accès raisonnable à Internet ».


Le matériel nécessaire pour utiliser le service Starlink comprend une petite antenne parabolique, un routeur Wi-Fi, une alimentation électrique, des câbles et un trépied de montage, que la société fournit au prix de 499 euros, avec 59 euros facturés pour l'expédition. Le gouvernement subventionnera l'achat de ce matériel et le matériel de connexion à l’Internet sans fil pour des fournisseurs similaires par des subventions aux ménages d'une valeur de 500 euros, a rapporté le quotidien Handelsblatt.

Starlink a déclaré avoir 10 000 utilisateurs actifs dans le monde, et plus de 500 000 ont exprimé leur intérêt. Et le PDG Elon Musk a déclaré qu’il n'anticipe aucun problème technique pour répondre à la demande. Les entreprises concurrentes et certains experts de l'espace ont exprimé leur inquiétude quant au fait que Starlink, qui vise à lancer 12 000 satellites et qui a fait une demande de lancement de satellites supplémentaires, pourrait mettre en danger le trafic orbital et l'environnement.

Ce n'est toutefois pas la première subvention gouvernementale que l'entreprise obtient pour favoriser le déploiement. Le gouvernement américain alloue 885 millions de dollars à SpaceX dans le cadre d'un nouveau programme proposé par la Commission fédérale des communications pour apporter le haut débit aux zones reculées. De vastes régions du pays sont classées comme rurales – des zones où trois personnes sur cinq disent que l'accès au haut débit est toujours un problème. SpaceX a obtenu le financement malgré la concurrence de fournisseurs de services établis.

L'entreprise est également en pourparlers avec le gouvernement britannique pour participer au projet Gigabit, doté d'un budget de 5 milliards de livres sterling (6,9 milliards de dollars), qui vise à connecter les zones rurales et qui, s'il est sélectionné, pourrait permettre à SpaceX de bénéficier d'un financement public.

Des utilisateurs britanniques des zones rurales qui participent au test bêta de Starlink ont déclaré en février avoir atteint des vitesses de navigation et de téléchargement "incroyables" avec le service Internet par satellite d'Elon Musk. Ces premiers testeurs ont affirmé cette semaine avoir atteint des vitesses de téléchargement allant jusqu'à 215 mégabits par seconde (Mb/s), ce qui leur a permis de faire des choses qu'ils ne pouvaient pas faire auparavant, comme la diffusion en continu à partir de plusieurs appareils en même temps. L’un des testeurs qui vit à Bredgar, dans le Kent, disait que la ligne fixe de son foyer atteignait environ 20 mégabits par seconde.

En Allemagne, Deutsche Telekom AG a déclaré qu'elle discutait avec Starlink d'un éventuel partenariat. « Je pense qu'il s'agit d'une bonne technologie pour atteindre les personnes qui n'ont pas eu accès aux infrastructures jusqu'à présent », a déclaré Timotheus Höttges, directeur général, lors d'une conférence au début de l'année.

Source : Le ministre des Transports Andreas Scheuer

Et vous ?

Quel est votre avis concernant cette initiative du gouvernement allemand ?

Voir aussi :

SpaceX d'Elon Musk bénéficie d'un financement de 885 millions de dollars sur dix ans de la part de la FCC, pour apporter le haut débit à près de 650 000 foyers et entreprises dans 35 États
L'offre d'internet par satellite Starlink débarque en France en « édition limitée », elle vous coûtera 99 euros par mois
Le service Internet par satellite Starlink obtient 500 000 précommandes, et n'anticipe aucun problème technique pour répondre à la demande selon Elon Musk
Au Royaume-Uni, des habitants de zones rurales déclarent que Starlink d'Elon Musk offre un haut débit "incroyable", le service est disponible dans le pays depuis le début de l'année
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 6:16
Bien évidemment que SpaceX n'a pas lancé des centaines de sattelites pour le bien être d'une petite tribu indienne. Bien evidement que c'est de la communication. Il n'empêche que cette tribu représente plutôt bien l'intérêt de Starlink : avoir accès a un intérêt de qualité dans les endroits où c'est difficile.

Ce qui est marrant c'est que vous associez ça au pouvoir alors que Starlink est et restera bien moins important que les opérateurs traditionnels qui desservent déjà et continueront a desservir la grande majorité de la population. Ils ne sont pas plus philanthropes que Elon Musk
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/06/2021 à 9:16
Starlink de SpaceX est en pourparlers avec "plusieurs" compagnies aériennes pour le Wi-Fi à bord
l'entreprise est en concurrence avec OneWeb, Viasat et Kuiper (Amazon)

Elon Musk, PDG de SpaceX, avait laissé entendre en mars que ses collaborateurs et lui travaillaient à apporter son service Internet par satellite Starlink sur les navires, les camions, les véhicules de loisirs et les avions. Sur ce dernier point, la société a déclaré cette semaine qu'elle est en pourparlers avec plusieurs compagnies aériennes afin de connecter leurs avions à Starlink. Offrir un accès Wi-Fi plus rapide dans les avions commerciaux serait la première étape de l'entreprise dans l'extension de son réseau à un large éventail de domaines. Starlink d'Elon Musk rivalise avec OneWeb, Viasat et Amazon sur ce point.

SpaceX serait proche de connecter les avions à Starlink

Starlink a été créé dans l'intention de produire de petits satellites peu coûteux, mais très performants. L'idée est de créer une infrastructure Internet et un réseau mondial à large bande en orbite basse. Parmi les avantages annoncés, le système devrait permettre d'atteindre des pings beaucoup plus faibles que les satellites géostationnaires. Après que les premiers tests du réseau ont démarré l'année dernière, SpaceX a annoncé qu'elle souhaite diffuser son service Internet par satellite sur les navires, les avions, les camions et les camping-cars, mais pas sur les Teslas, car les antennes nécessaires sont trop grandes.



En effet, l'année dernière, SpaceX a déposé des plans pour tester Starlink sur cinq jets Gulfstream. En mars, il a demandé à la FCC l'autorisation d'utiliser Starlink avec des "stations terrestres en mouvement", c'est-à-dire tout véhicule susceptible de recevoir un signal. Musk a clarifié la situation sur Twitter à l'époque : « Nous ne connectons pas les voitures Tesla à Starlink, car notre terminal est beaucoup trop grand ». Vendredi dernier, SpaceX a demandé l'approbation de tests à travers cinq États américains un récepteur mis à jour avec une antenne de forme carrée, un design de base communément associé aux antennes d'avion.

Mercredi, SpaceX a annoncé qu'il a entamé des discussions avec des compagnies aériennes pour leur offrir le service. « Nous sommes en pourparlers avec plusieurs compagnies aériennes », a déclaré mercredi Jonathan Hofeller, vice-président de SpaceX chargé de Starlink et des ventes commerciales, à l'occasion d'une table ronde organisée dans le cadre du Connected Aviation Intelligence Summit. « Nous avons notre propre produit d'aviation en développement. Nous avons déjà fait quelques démonstrations à ce jour, et nous cherchons à finaliser ce produit pour l'installer sur les avions dans un avenir très proche », a expliqué Hofeller.

L'extension du réseau Starlink des foyers ruraux aux compagnies aériennes est une démarche attendue de SpaceX, qui s'efforce d'ouvrir commercialement le réseau à large bande dans le courant de l'année. Depuis 2018, SpaceX a lancé près de 1 800 satellites Starlink sur les 4 40  dont il a besoin pour assurer une couverture mondiale de l'Internet haut débit. Cela est dans un premier temps principalement pour les foyers ruraux où les connexions en fibre optique ne sont pas disponibles. La société est au milieu d'une phase bêta de Starlink qui promet des vitesses de téléchargement allant jusqu'à 100 Mb/s en aval et 20 Mb/s en amont.

SpaceX a déjà des dizaines de milliers d'utilisateurs dans le monde. La plupart d'entre eux paient 99 dollars par mois pour l'Internet dans le cadre de cette phase bêta, en utilisant un ensemble de 499 dollars comprenant une antenne Starlink à alignement automatique et un routeur Wi-Fi. Hofeller a déclaré mercredi que la conception des antennes Starlink pour les compagnies aériennes sera très similaire à la technologie utilisée dans ses terminaux grand public, mais avec des améliorations évidentes pour la connectivité aérienne. « Comme ces antennes grand public, le matériel d'aviation sera conçu et construit par SpaceX », a-t-il précisé.

Les antennes aéroportées pourraient être reliées à des stations terrestres pour communiquer avec les satellites Starlink. En effet, pour que Starlink puisse fournir une connectivité aux avions qui survolent des régions éloignées de l'océan, loin des stations terrestres, il faudra des liaisons intersatellites – une capacité dans laquelle les satellites communiquent entre eux par des liaisons laser sans faire rebondir les signaux sur les stations terrestres. « La prochaine génération de notre constellation, qui est en cours de réalisation, disposera de cette connectivité intersatellite », a déclaré Hofeller à l'assemblée.

Alors, quand est-il de la concurrence dans le domaine ?

La concurrence est féroce entre le réseau Starlink de Musk et le secteur en pleine expansion des fournisseurs d'accès Internet par satellite en orbite basse. Parmi les nouveaux concurrents figurent les mégaconstellations Kuiper d'Amazon de Jeff Bezos, qui n'a encore lancé aucun de ses 3 000 satellites prévus, et OneWeb du Royaume-Uni, qui a lancé 182 satellites sur les 640 prévus. Tous ces satellites seront en orbite terrestre basse, un domaine situé en dessous des orbites géostationnaires plus éloignées des grands satellites Internet qui fournissent actuellement des services Internet aux avions commerciaux.



Les concurrents américains établis pour l'Internet en vol sont Intelsat et Viasat, qui exploitent des réseaux de satellites en orbite géostationnaire. Viasat a récemment annoncé son intention d'utiliser son réseau de satellites de nouvelle génération sur la flotte principale de Delta. La société californienne prévoit de mettre en place son propre réseau de 300 satellites en orbite basse ainsi qu'un nouveau trio géostationnaire dont le lancement commencera au début de l'année prochaine. Viasat est déjà un concurrent acharné de SpaceX. Il a d'ailleurs interpellé la FCC récemment concernant les lancements de SpaceX.

La société a allégué que le projet de SpaceX constitue une grande menace pour l'environnement et que l'on devrait l'analyser de plus près. Elle exige en effet que le projet soit suspendu jusqu'à ce que la question soit examinée plus avant. Viasat a ensuite menacé de poursuivre la FCC et le gouvernement fédéral en justice si elle n'obtenait pas gain de cause. Si Viasat parle de l'impact environnemental de Starlink, des critiques estiment qu'il pourrait bien s'agir d'une ruse pour paralyser le projet de Musk et maintenir sa part de marché. De son côté, SpaceX semble persuadé qu'il peut survivre à la concurrence plus établie.

« Dans l'ensemble, les passagers et les clients veulent une grande expérience que les systèmes [géostationnaires] ne peuvent tout simplement pas offrir », a déclaré Hofeller lors du panel. « Il appartiendra donc à chaque compagnie aérienne de savoir si elle veut y répondre ou si elle est d'accord pour avoir un système qui n'est pas aussi réactif à la demande de ses clients ». OneWeb, qui a été tiré de la faillite en 2020 par le gouvernement britannique et le géant indien des télécommunications Bharti Global, vise également les services Internet en vol avec sa constellation et a été beaucoup plus public avec ses plans que SpaceX.

Interrogé par le modérateur du panel sur la date à laquelle les clients peuvent s'attendre à utiliser l'Internet en vol avec l'un des réseaux de satellites concurrents qui se développent actuellement en orbite basse, Ben Griffin, vice-président des services de mobilité de OneWeb, a déclaré : « c'est au milieu de l'année prochaine ; peut-être plus tôt. Les compagnies aériennes veulent d'abord voir du matériel et des services développés qui fonctionnent ». « Nous discutons avec les compagnies aériennes depuis un certain temps, ce n'est donc pas un manque d'intérêt », a déclaré Ben Griffin mercredi.

Hofeller de SpaceX s'est montré méfiant lorsque la question lui a été posée. « Ce que Ben a dit est correct. Les gens veulent voir le matériel, ils veulent voir la constellation, et donc nous poussons cela aussi vite que nous le pouvons. Quand l'annonce sera-t-elle faite ? À déterminer. Je ne sais pas. Espérons que ce soit le plus tôt possible », a-t-il déclaré.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi

Viasat, un concurrent US de Starlink, aurait demandé à la FCC d'interrompre les lancements de Starlink de SpaceX, jusqu'à ce que la question de l'impact du projet sur l'environnement soit élucidée

La FCC autorise SpaceX à réduire l'altitude des satellites pour améliorer la vitesse et la latence de Starlink, elle a rejeté l'opposition de Viasat, Hughes, OneWeb et Kuiper

SpaceX commence à accepter des précommandes de 99 $ pour son service Internet Starlink, tandis que des FAI trouvent que l'offre sera trop lente pour satisfaire aux exigences du financement de la FCC

SpaceX reçoit l'autorisation de commencer à fournir l'Internet Starlink en France, alors qu'Elon Musk affirme que les débits Internet de Starlink vont doubler cette année pour atteindre 300 Mbps
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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 8:44
C'est le pot de terre contre le pot de fleur.
Je ne suis pas partisan de l'internet via les satellites.

Si on oublie le coût monstrueux d'autant de lancement, c'est surtout la pollution environnementale générée pour le lancement de tout ces satellites qui me préoccupe le plus.
Pour la partie pollution lumineuse, elle aura probablement des impacts sur les animaux diurnes (il faudrait faire des études là dessus).

Bref l'environnement d'un côté et le fric de l'autre pour moi la messe est dite.
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