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Le logiciel FSD de Tesla est très impopulaire et rebute davantage de consommateurs qu'il n'en attire, d'après une étude
Qui questionne sur la valeur réelle de la filière du véhicule automobile

Le , par Patrick Ruiz

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Le logiciel FSD de Tesla est très impopulaire et rebute davantage de consommateurs qu'il n'en attire, d’après une étude
Qui questionne sur la valeur réelle de la filière du véhicule automobile

Les ventes de Tesla ont chuté de 60 % en France, d’après des données du premier trimestre de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). La raison a à voir avec le logiciel Full Self Driving (FSD) à propos duquel plus de la moitié des 8000 consommateurs interrogés dans le cadre d’une récente enquête de l’Electric Vehicle Intelligence Report (EVIR) déclarent qu’il devrait être illégal. C’est le résultat des pratiques commerciales trompeuses de l’entreprise qui finissent par attirer les regards sur la valeur réelle de la filière du véhicule automobile dans son ensemble.



Tesla a récemment supprimé le terme « Full Self-Driving » (FSD) du nom de son logiciel de conduite autonome en Chine, le FSD ayant déjà été taxé de publicité mensongère pour avoir laissé croire que les véhicules Tesla étaient entièrement autonomes.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a pour sa part déclaré que ses agents avaient enquêté sur la filiale française de Tesla entre 2023 et 2024 après que des plaintes aient été déposées sur une plateforme dédiée aux consommateurs.

L'enquête a révélé « des pratiques commerciales trompeuses concernant les capacités de conduite entièrement autonome des véhicules Tesla, la disponibilité de certaines options et les offres de reprise de véhicules », selon la DGCCRF.

L'agence a également cité des retards dans le remboursement des commandes annulées, un manque d'informations sur le lieu de livraison et des contrats de vente incomplets, entre autres infractions.

Tesla a obtenu un délai de quatre mois pour se mettre en conformité avec la réglementation. L'entreprise s'expose à une amende journalière de 50 000 euros si elle ne met pas fin à ses pratiques commerciales trompeuses concernant l'option de conduite entièrement autonome de certains modèles Tesla.

L'enquête de la DGCCRF fait écho à des préoccupations plus générales concernant la technologie de conduite autonome de Tesla. Lors d'un test de 1 600 kilomètres mené par la société indépendante AMCI, le système Full Self-Driving (FSD) de Tesla a commis des erreurs occasionnelles dangereuses et a nécessité l'intervention du conducteur à plus de 75 reprises alors que le système était actif.

Ces préoccupations sont d'autant plus importantes que les statistiques de sécurité sont inquiétantes. Selon une récente étude, malgré des fonctionnalités avancées telles que l'Autopilot et le Full Self-Driving, censées réduire l'erreur humaine, Tesla aurait le taux d'accidents mortels le plus élevé parmi les marques automobiles. Ce constat soulève de nombreuses questions sur la sécurité des voitures électriques, l’efficacité des systèmes d’assistance à la conduite et le comportement des conducteurs.



La combinaison du lidar et des caméras peut-elle permettre de coller à l’objectif de pleine autonomie desdits véhicules ?

C’est ce qui ressort de l’enquête EVIR selon laquelle les consommateurs préfèrent largement que les véhicules autonomes équipés à la fois de LiDAR et de caméras (comme c'est le cas chez Waymo), plutôt que de l'approche de Tesla qui utilise uniquement des caméras. 70 % des Américains estiment que les véhicules autonomes devraient utiliser à la fois le LiDAR et des caméras, tandis que seulement 3 % soutiennent le modèle de Tesla qui utilise uniquement des caméras. Et 71 % souhaitent que le gouvernement impose les deux.

Les avis divergent néanmoins dans la filière du véhicule automobile avec des acteurs comme Tesla et Nodar qui sont d’avis que la caméra surpasse le lidar.

Les technologies du LiDAR et de la caméra offrent toutes deux une formidable puissance, ainsi que des avantages distincts. Le LiDAR peut cartographier des villes avec une précision de moins d'un millimètre, tandis que le capteur d'images et la technologie des caméras sont plus évolués et bénéficient d'une production de masse. Des résultats intéressants et encourageants, puisque Tesla a abandonné le LIDAR et même le sonar au profit de caméras et qu'il rencontre des problèmes persistants tels que le freinage fantôme.

À ce jour, le lidar (type de capteur utilisant des lasers pour créer une carte en trois dimensions du monde autour de la voiture) est utilisé par presque tous les constructeurs de voitures autonomes. Ce qui ne semble pas être du goût du PDG de Tesla, Elon Musk, qui affirme que ces entreprises font une énorme erreur. « Ils vont tous se débarrasser du lidar », a déclaré Elon Musk lors d'un événement mettant en vedette l'expertise de Tesla en matière d'auto-conduite. « Quiconque compte sur lidar est condamné ». « Le lidar est connu comme un raccourci », a ajouté Andrej Karpathy, gourou de l'IA chez Tesla. « Cela évite les problèmes élémentaires de reconnaissance visible qui sont essentiels à l’autonomie. Cela donne une fausse impression de progrès et est finalement une béquille ».


Quel est l’état des lieux en matière de voitures, bus et camions entièrement autonomes en dépit de l’utilisation combinée (ou pas) du lidar et des caméras ?

L’autonomie des véhicules se définit selon des paliers :

  • Niveau 0 : c’est l’automobiliste qui reste maître à bord ;
  • Niveau 1 : l’ordinateur peut intervenir pour gérer la vitesse ou la direction (régulateur de vitesse, alerte distance de sécurité) mais le conducteur garde le contrôle du véhicule ;
  • Niveau 2 : la voiture peut « se conduire » temporairement, en se garant toute seule par exemple (park assist). Le conducteur reste responsable de la conduite ;
  • Niveau 3 : le conducteur peut déléguer la conduite à l’ordinateur dans certaines situations comme les bouchons. La fonction embouteillage du XC 90 de Volvo illustre parfaitement ce niveau. L’ordinateur peut aussi indiquer au conducteur quand il doit reprendre le véhicule en main ;
  • Niveau 4 : plus besoin du conducteur dans certains cas prédéfinis ; le véhicule dépose son conducteur, se gare seul et revient chercher son propriétaire ;
  • Niveau 5 : la voiture est totalement autonome et contrôle toutes les fonctions du véhicule. Le conducteur peut être présent ou non.


Mercedez Benz est devenue la première entreprise automobile à obtenir un certificat de conformité pour véhicules autonomes de niveau 3. Les rapports ont fait état de ce qu’un véhicule Waymo était équipé d’un Advanced Driving Systems de niveau 4 lorsqu’il a écrasé un chien à San Francisco à mi-parcours de l’année 2023.

Pour ce qui est du niveau 5, Kyle Vogt, PDG de Cruise, indique que « même dans des décennies vous n’obtiendrez pas de véhicules autonomes à 100 %. » Ce dernier est d’avis que l’assistance à distance va rester sur le long terme. Luc Julia, l’un des inventeurs de l’assistant vocal Siri d’Apple, actuel vice-président innovation de Samsung Monde, et directeur du laboratoire de recherche en IA de Samsung déclare pour sa part que « la voiture autonome n’existera jamais La charge cognitive nécessaire pour la conduite est trop importante pour la confier à une machine. Cela fonctionnera à 98 %, mais il restera toujours 2 % que seul l’humain pourra accomplir. »

Source : EVIR

Et vous ?

Que pensez-vous des avancées en matière d’intelligence artificielle appliquée à l’automobile ?

Le palier de véhicules autonomes à 100 % pourrait-il être atteint ?

Voir aussi :

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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 30/08/2025 à 7:31
Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
Si on vas par là, on ne sait plus rien comparer...
Une comparaison peut être intéressante, mais en effet il y a toujours des limites. Il faut toujours bien réfléchir à si ce qu'on compare est pertinent.
En l’occurrence chercher un borne en partant de son domicile est quelque chose qui n'arrive normalement pas à un conducteur de véhicule électrique.

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
Qu'est-ce qu'une "condition normal" ? Cela est très différent d'un individu à l'autre...
Le terme n'est en effet pas clair. Ce que je veux dire, c'est que pour une majorité de gens, le véhicule électrique est tout a fait utilisable et que l'effort d'adaptation n'est pas si élevé que ça.

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
C'est ton point de vue, je n'ai pas soucis avec ça. Perso, et pour de multiples raisons, les "smartphone" sont un cancer de notre société, et on se porterait tous mieux si ces "choses" n'existaient pas. Je comprend qu'on ne soit pas d'accord avec moi, mais j'ai aussi le droit d'être d'accord avec moi :-)
Je suis en grande partie d'accord, mais là encore, l’omniprésence des smartphone n'a rien a voir avec les véhicules électrique. La recherche de borne a tout intérêt à être gérée directement par le tableau de bord du véhicule, mais si la voiture ne le gère pas, la majorité des gens ayant déjà un smartphone, c'est une solution qui a un surcoût quasi nul.
Je doute que beaucoup de gens investissent dans un smartphone uniquement à cause de leur véhicule.

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
Si ce sont le même genre d'études que celles qui nous dit pendant 20ans que le Diesel était mieux que l'essence, pour dire l'exacte contraire 20ans après... En tout cas, moi je ne sais pas calculer cet impacte...
Je parle de spécialistes de l'évaluation de l'impact environnemental qui publient des travaux revus, à qui je fais quand même plus confiance de les avis de personnes lambda avec qui je peux discuter.
Que le diesel soit plus polluant au global que l'essence, bien que produisant légèrement moins de CO2, on l'a toujours su. C'est juste que en Europe et particulièrement en France, nos constructeurs étaient assez performants dans le diesel, donc les politiques ont préféré insister sur le coté CO2 pour avantager nos industriels. La majorité des pays n'avaient pas du tout la même politique.

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
On peut le voir comme ça si tu veux, mais il y a d'autres moyens, plus efficace de "ralentir" le réchauffement climatique. Mais c'est vrai que c'est plus facile d'emmerder les gueux que de remettre en cause pleins de dysfonctionnements de nos sociétés, qui ne profite qu'à très peu de monde au final.
Au moment où tu l'as cité, j'avais édité mon message pour être plus clair, je vais le remettre ici:
Si on veut faire autre chose que se chercher des excuses, il faut agir partout où on le peut, et ça passe en effet aussi en grande partie par réduire nos importations. Mais je doute que ceux qui ne sont pas prêt à faire le moindre changement dans leurs modes de déplacement le soient pour leurs biens de consommation.

Je suis tout à fait pour revoir le mode de fonctionnement de nos sociétés. Revoir nos modes de transport n'en est en effet qu'une partie. Avoir une production plus durable et locale en est une autre encore plus importante. Par contre, il ne faut pas se leurrer, ça impactera énormément les habitudes quotidiennes de nos sociétés occidentales, les pauvres en premier, à un niveau incomparable avec la transition vers un véhicule électrique.
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