Des vidéos non-officielles suggèrent que la Chine déploie des robots humanoïdes aux postes-frontières et assure ainsi une surveillance permanenteLa Chine est le pays qui installe le plus de robots au monde
Ce n’est plus un secret : la Chine, comme d’autres pays, développe des robots humanoïdes. La vidéo non-officielle qui suggère que ce pays déploie des robots humanoïdes aux postes-frontières entre dans le cadre d'une stratégie plus large de militarisation et d'automatisation à base d’intelligence artificielle dans laquelle sont lancés de nombreux pays.
La Chine est le pays qui installe le plus de robots industriels au monde
Les Etats-Unis et la Chine sont engagés dans une course à l'armement de robots à 4 pattes pour des applications militaires. En 2024, l'armée chinoise a récemment dévoilé un nouveau type de compagnon de combat pour ses soldats : un robot-chien avec une mitrailleuse attachée à son dos.
Dans une vidéo diffusée par l'agence de presse gouvernementale CCTV, on voit des membres des militaires chinois opérer sur un champ de tir aux côtés d'un robot à quatre pattes sur lequel est monté ce qui semble être une variante du fusil d'assaut QBZ-95 de 5,8 x 42 mm, dans le cadre des récents exercices militaires conjoints Golden Dragon 24 menés par la Chine et le Cambodge dans le golfe de Thaïlande.
Dans un scénario, les soldats chinois se tiennent de part et d'autre d'une porte tandis que le chien robot pénètre dans le bâtiment devant eux ; dans un autre, le robot tire une rafale de balles alors qu'il avance sur une cible.
« Il peut servir de nouveau membre dans nos opérations de combat urbain, remplaçant nos membres pour mener la reconnaissance, identifier l'ennemi et frapper la cible pendant notre entraînement », rapporte la CCTV des propos d’un soldat chinois montrant le robot en train d'opérer.
Du point de vue du développeur informatique, il s’agit de kits matériel - à la présentation visuelle similaire à celle d’un chien sur pattes – programmable via des API fournies par les constructeurs. C’est au travers de ces dernières, ainsi que d’une série de modules d’extensions, que le développeur peut aller à l’essentiel de l’application à mettre en œuvre.
Ces robots s’appuient à la base sur des applications à de la détection et suivi d’objets. Dans ce cas, il y a au préalable collecte des images provenant de caméras avant puis détection d’objet sur une classe spécifiée. Cette détection utilise Tensorflow via le tensorflow_object_detector. Il accepte n'importe quel modèle Tensorflow et permet au développeur de spécifier un sous-ensemble de classes de détection incluses dans le modèle. Il effectue cet ensemble d'opérations pour un nombre prédéfini d'itérations, en bloquant pendant une durée prédéfinie entre chaque itération. L'application détermine ensuite l'emplacement de la détection la plus fiable de la classe spécifiée et se dirige vers l'objet.
L’application est organisée en trois ensembles de processus Python communiquant avec le robot Spot. Le diagramme des processus est illustré ci-dessous. Le processus principal communique avec le robot Spot via GRPC et reçoit constamment des images. Ces images sont poussées dans la RAW_IMAGES_QUEUE et lues par les processus Tensorflow. Ces processus détectent des objets dans les images et poussent l'emplacement dans PROCESSED_BOXES_QUEUE. Le thread principal détermine alors l'emplacement de l'objet et envoie des commandes au robot pour qu'il se dirige vers l'objet.
La Fédération internationale de robotique estime qu'en 2023, la Chine comptait 1,8 million de robots industriels dans ses usines, soit quatre fois plus que les États-Unis. La Chine, le Japon, l'Australie, l'Allemagne et Singapour ont tous mis en place des plans nationaux en matière de robotique.
Et vous ?
Partagez-vous les avis des observateurs selon lesquels les Etats-Unis ont déjà perdu la guerre face à la Chine en matière de robotique ? Dans quels autres domaines technologiques ces avis sont-ils susceptibles d'être vérifiés à date ?Voir aussi :
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