Les robotaxis Cruise et de façon générale la conduite autonome sont de nouveau au centre de débats après les plaintes des pompiers de San Francisco selon lesquels les robotaxis gênent les équipes sur le terrain et le décès d’un tiers après qu’un robotaxi a fait obstruction à une ambulance. Un conducteur à San Francisco a percuté une femme et l’a projetée sur la voie occupée par un robotaxi Cruise qui lui a roulé dessus avant de s’immobiliser sur son corps. Question au centre de la table : la seconde collision aurait-elle pu être évitée si un conducteur humain était au volant du véhicule Cruise ? Oui, si l’on prend en compte la réponse d’un enseignant en intelligence artificielle au sein d’une université américaine.Face à face : l’humain et le véhicule dit autonome évalués sur un critère qui est le temps de réponse dans des situations aléatoires. Et à ce propos, l’expert déclare sans détour que le temps de réponse de l’humain dans des situations de ce type est meilleur que celui des véhicules dits autonomes dans leur stade actuel d’évolution. « Le temps de réponse moyen d’un humain est meilleur que celui d’un véhicule dit autonome », souligne-t-il.
L’incident fait suite à une série d’autres qui mettent en scène des véhicules d’autres constructeurs : un robotaxi Cruise prend du béton frais pour une route normale et s’enlise dans la matière visqueuse, un véhicule autonome Tesla avec l’Autopilot enclenché cogne une voiture de police, un véhicule autonome Waymo écrase un chien à San Francisco avec son Advanced Driving System de niveau 4 enclenché, etc. Une liste extensible à souhait et sur la base de laquelle on peut se poser la question de savoir si les véhicules entièrement autonomes sont prêts d’arriver sur les routes. En effet, la Society of Automotive Engineers (SAE) définit 6 niveaux d’automatisation de la conduite. Cette classification permet de se rendre compte du nombre de paramètres à prendre en compte pour l’atteinte du stade de véhicule entièrement autonome :
Niveau 0 (aucune automatisation de la conduite)
La plupart des véhicules en circulation aujourd'hui sont de niveau 0 : ils sont contrôlés manuellement. L'homme assure la « tâche de conduite dynamique », même si des systèmes peuvent être mis en place pour aider le conducteur. Par exemple, le système de freinage d'urgence, qui, techniquement, ne « conduit» pas le véhicule, n'est pas considéré comme une automatisation.
Niveau 1 (assistance au conducteur)
Il s'agit du niveau d'automatisation le plus bas. Le véhicule est équipé d'un seul système automatisé d'aide à la conduite, comme la direction ou l'accélération (régulateur de vitesse). Le régulateur de vitesse adaptatif, qui permet de maintenir le véhicule à une distance de sécurité par rapport à la voiture suivante, relève du niveau 1, car le conducteur humain surveille les autres aspects de la conduite, comme la direction et le freinage.
Niveau 2 (automatisation partielle de la conduite)
Il s'agit des systèmes avancés d'aide à la conduite ou ADAS. Le véhicule peut contrôler à la fois la direction et l'accélération/décélération. Dans ce cas, l'automatisation ne va pas jusqu'à la conduite autonome, car un humain est assis à la place du conducteur et peut prendre le contrôle de la voiture à tout moment. Les systèmes Autopilot de Tesla et Super Cruise de Cadillac (General Motors) sont tous deux qualifiés de niveau 2.
Niveau 3 (Automatisation conditionnelle de la conduite)
Le saut du niveau 2 au niveau 3 est important d'un point de vue technologique, mais subtil, voire négligeable, d'un point de vue humain. Les véhicules de niveau 3 ont des capacités de « détection de l'environnement » et peuvent prendre eux-mêmes des...
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Les voitures autonomes peuvent-ils être plus sûres que celles avec des conducteurs humains ?