Les rapports se multiplient et font état de ce que les ventes de Tesla ne cessent de baisser. Entre bogues logiciels, Autopilot sous enquête et multiples rejets, la promesse du véhicule entièrement autonome formulée par Elon Musk depuis plusieurs années se fissure. Au-delà de Tesla, c’est la question de savoir ce que vaut réellement la filière de la voiture autonome qui fait surface. En effet, la question de l’atteinte du niveau d’autonomie 5 se pose désormais avec acuité.En 2016, Elon Musk a déclaré que les voitures autonomes de Tesla n'arriveraient pas avant deux ans. Un an plus tard, c'était « six mois, certainement », et les clients pourraient réellement dormir dans leur Tesla dans « deux ans ». En 2018, il s'agissait encore d'une « année » et les voitures seraient « 200 % plus sûres » que la conduite humaine. En 2019, il a déclaré qu'il y aurait « des caractéristiques complètes de conduite autonome cette année ».
Puis, Musk a partagé sa vision du robotaxi, promettant une flotte de taxis autoguidés qui arriveraient dans les rues en 2020. Le calendrier de la production en série a finalement été fixé à 2024, et Musk a également déclaré en 2022 que le robotaxi n'aurait pas de volant ni de pédales et qu'il s'appuierait sur le logiciel de conduite autonome intégrale de Tesla (Full Self-Driving - FSD).
En fait, il ne s'est pas passé une année sans que Musk ne promette l'arrivée imminente d'une Tesla entièrement sans conducteur. Depuis, les enquêtes et les rapports de possesseurs de véhicules se sont multipliés et ont permis de mettre au grand jour des pratiques commerciales trompeuses de l’entreprise.
Où en est-on avec les voitures, bus et camions entièrement autonomes ?
L’autonomie des véhicules se définit selon des paliers :
- Niveau 0 : c’est l’automobiliste qui reste maître à bord ;
- Niveau 1 : l’ordinateur peut intervenir pour gérer la vitesse ou la direction (régulateur de vitesse, alerte distance de sécurité) mais le conducteur garde le contrôle du véhicule ;
- Niveau 2 : la voiture peut « se conduire » temporairement, en se garant toute seule par exemple (park assist). Le conducteur reste responsable de la conduite ;
- Niveau 3 : le conducteur peut déléguer la conduite à l’ordinateur dans certaines situations comme les bouchons. La fonction embouteillage du XC 90 de Volvo illustre parfaitement ce niveau. L’ordinateur peut aussi indiquer au conducteur quand il doit reprendre le véhicule en main ;
- Niveau 4 : plus besoin du conducteur dans certains cas prédéfinis ; le véhicule dépose son conducteur, se gare seul et revient chercher son propriétaire ;
- Niveau 5 : la voiture est totalement autonome et contrôle toutes les fonctions du véhicule. Le conducteur peut être présent ou non.
Mercedez Benz est devenue la première entreprise automobile à obtenir un certificat de conformité pour véhicules autonomes de niveau 3. Les rapports ont fait état de ce qu’un véhicule Waymo était équipé d’un Advanced Driving Systems de niveau 4 lorsqu’il a écrasé un chien à San Francisco à mi-parcours de l’année 2023.
Pour ce qui est du niveau 5, Kyle Vogt, PDG de Cruise, indique que « même dans des décennies vous n’obtiendrez pas de véhicules autonomes à 100 %. » Ce dernier est d’avis que l’assistance à distance va rester sur le long terme. Luc Julia, l’un des inventeurs de l’assistant...
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